Autosuffisance en légumes dans un petit potager… Mythe ou réalité ? (Coup de gueule ;))

Suite à la belle vidéo réalisée par Olivier Puech, de nombreux commentaires ont été laissés sur Youtube, la plupart très touchants et chaleureux : Alors, je voulais juste vous dire un grand merci pour cette bienveillance amicale, ces témoignages de sympathie… étant d’un naturel plutôt timide, et d’âme très sensible, cela me fait vraiment chaud au cœur et m’encourage beaucoup dans les moments de doute ou de fatigue.

Comme je l’ai souvent répété, je ne me sens aucune légitimité pour « enseigner » le jardinage ou la permaculture à qui que ce soit. Je ne cherche qu’à témoigner de ce que je vois et de ce que je fais (y compris les bêtises !), en échangeant mes expériences avec vous, exactement de la façon dont nous aurions discuté, accoudés de part et d’autre d’un petit muret de pierre, si nous avions été voisins de potager 😉

Mais il y a des personnes qui ne comprennent pas bien cela, et certains messages m’ont émue de façon très négative.

Je ne peux m’empêcher de penser que le clavier est un bien mauvais support de la pensée et de la parole. Il est si facile de se montrer blessant, bien à l’abri derrière un clavier. Beaucoup plus facile que d’être face à un être humain dont le regard peut, dès le premier mot déplacé, traduire la détresse ou l’indignation. Cette attitude faite de sarcasmes et de mots humiliants tend à se propager dans le milieu du jardinage et d’une façon générale, je trouve cela très regrettable. J’ai souvent vu des youtubeurs, instagrameurs et blogueurs de jardin passionnés se faire humilier, insulter par des « maîtres à penser ès permaculture » se sentant tellement supérieurs qu’ils se croient dispensés du respect dû à chaque être humain. Et cela me renverse. C’est si peu « permaculturel » justement, comme attitude…

En ce qui concerne directement les commentaires regrettables postés à la suite de cette vidéo, je n’ai pas répondu sur le moment car j’ai horreur de polémiquer par réseaux sociaux interposés. Mais sur ce blog, où je suis chez moi, je peux tenter de redresser calmement certaines insinuations avec toute la nuance et la prudence voulue.

Ainsi, une personne semble mettre en doute le fait que nous soyons réellement autonomes en légumes avec seulement 120m2 de potager cultivé. Je ne peux pas lui en vouloir (car moi-même cela me surprend tellement que j’ai voulu en témoigner par mon livre), mais c’est un peu blessant d’être ainsi publiquement suspectée de manquer d’honnêteté. A vrai dire, cela me fait même bouillir le sang.

Pour répondre à cette mise en doute de ma parole – et de la parole de ceux que j’aime le plus au monde car chaque membre de ma famille témoigne de cette autosuffisance en légumes-, je voudrais préciser certaines choses (le principal ayant été déjà exposé dans mon livre, que le critiqueur n’a pas lu…) :

1/Nous ne sommes pas autonomes en ail et en oignons (nous en consommons trop !), ni en sauce tomate (en tout cas, pas à 100%), ni en champignons de Paris (quand j’ai envie de faire une sauce, j’achète un bocal… et d’août à novembre, la forêt toute proche est pleine de cèpes ;)), ni en aubergines (notre climat de semi-montagne ne s’y prête pas), ni en pommes de terre (pour moi, ce ne sont pas des légumes ;)).

2/ Il nous arrive parfois (pour une recette particulière, car je suis auteure de cuisine) d’acheter des légumes que je n’ai pas (ou plus) au potager mais c’est tellement rare que je ne le précise ici que par excès de scrupule.

3/Nous acceptons joyeusement une certaine sobriété heureuse. Hormis en été et en automne (où notre potager croule sous une abondance presque affolante de légumes très variés), nous nous régalons de ce qu’il y a au jardin et c’est parfois très simple (surtout en mars-avril, où survivent seulement au potager quelques variétés que nous cuisinons avec le plus d’inventivité possible). Tirer le meilleur des ressources du jardin quelles qu’elles soient (sans dédaigner quelques petites cueillettes sauvages par moment), c’est déjà ce que faisaient nos anciens, et ce depuis le néolithique… C’est aussi une façon de résister à notre monde d’ultra-consommation où toutes les variétés de fruits et de légumes se côtoient à longueur d’année sur les étals après avoir parfois traversé la moitié du globe. Pour moi, savoir se régaler de repousses de brocoli (elles sont si tendres, pourquoi arracher les pieds en récoltant la pomme principale ?), de larges feuilles de choux en potée (celles que l’on jette généralement pour ne garder que le cœur bien pommé), d’un velouté de fanes de radis ou d’un bouillon réalisé avec les branches parfumées d’un céleri rave et du vert de poireau, c’est un acte militant. Cela apprend la sobriété, cette sage et joyeuse tempérance paysanne que notre peuple a quelque peu oubliée…

Nous avons au jardin actuellement, entre autres, pas mal de poireaux, de carottes et de choux pe-tsaï qui seront terminés bien avant la fin de l’hiver. Or, nous en raffolons. Nous pourrions donc en acheter au magasin bio du coin mais je n’ai plus envie de le faire. Par principe. Car j’ai envie de voir, autant par goût du défi que par curiosité, jusqu’à quel point notre potager peut nous nourrir sans rien acheter. Et depuis deux ans, la réponse est : à quasiment 100% (hormis les exceptions citées plus haut : aubergines, champignons de Paris, sauce tomate…). Notre potager nous rend donc bien autonomes en légumes, pour une famille de 5 à 9 personnes (selon les va-et-vient des uns et des autres). Et je précise que nous en mangeons à tous les repas (sauf au petit déjeuner ;)) et abondamment (le légume étant la base de chaque menu). Alors non, il n’y a pas toute l’année 25 ou 30 variétés de légumes au jardin en même temps mais il y a TOUJOURS de quoi remplir généreusement son panier chaque jour. Et hélas nous en gâchons même un peu, surtout de mai à novembre où nous croulons littéralement sous les récoltes : cela a presque quelque chose d’un peu « affolant », et l’on se se sent comme soulagé quand la pression se calme début octobre ;)…

Je sais qu’une telle abondance, cela paraît surprenant, et je n’arrive pas moi-même à analyser toutes les causes qui pourraient expliquer des récoltes si généreuses depuis quelques temps : Prendre grand soin du sol, planter densément (mais pas trop non plus, c’est un juste équilibre qu’on ne trouve qu’après maints tâtonnements), bien choisir les variétés, jouer sur l’étagement des légumes pour mieux les associer, opérer une succession rapide des cultures (jusqu’à 3 ou 4 légumes différents au même endroit sur la même année), savoir vite optimiser un espace qui se libère pour qu’aucune place ne soit perdue… Tout cela, je l’explique déjà dans mon livre. Du moins, j’explique ce que j’en ai compris, car je sais qu’il me reste encore beaucoup à découvrir.

Et si je le partage avec vous, ce n’est pas pour me vanter, ou faire le kakou. Cela me coûte, au contraire, cela me prend du temps. Mais je trouve important de montrer que l’on peut, avec quelques bons gestes, un peu de patience et d’amour, rendre nourricière la moindre petite parcelle de terre. Et par cela, gagner en autonomie alimentaire tout en prenant davantage soin des hommes, des animaux et de la nature. Produire de la nourriture, on peut le faire sur un balcon, dans un lotissement, dans une friche citadine ou dans un champ… si beaucoup de monde s’y mettait, cela changerait VRAIMENT la donne. Alors oui, il s’agit bien d’une démarche de permaculture, n’en déplaise à un autre Mr Bougon qui ne peut supporter que j’ose utiliser ce mot.

Un autre commentateur un peu contrarié nous dit que ce reportage est « poétique mais totalement creux » car on n’y apprend rien par exemple sur les diverses analyses du sol. Alors, au risque de vous choquer, je vais être sincère : ce qui est trop technique en matière de jardin ne m’intéresse pas du tout. Les diverses études de granulométrie, les variations acido-basiques, le recensement de toute la mégafaune, macrofaune et mésofaune de mon sol, le taux de MO brute et la capacité d’échanges cationiques, c’est passionnant en soit… sauf que moi je m’en fiche. Mais alors complètement ! ^^

Certes, j’aime bien en discuter avec mon fils qui est agriculteur bio et passionné de tout ça, mais pour mon jardin, ça ne m’intéresse pas du tout. Mes ancêtres paysans n’avaient pas besoin d’être aussi calés pour cultiver de bons légumes dans leur potager. C’est à l’œil, à l’expérience, au bon sens qu’ils y allaient.

Ma terre est noire, souple, aérée, grouillante de vie, elle sent bon l’humus, les légumes s’y enracinent comme des fous. Elle n’a pas toujours été comme ça. Je l’ai nourrie à ma façon, avec mon instinct, sans la faire analyser ni lire de livres compliqués, ni me torturer la cervelle. Mon sol, je lui ai apporté beaucoup de fumier frais de lapin (c’est tabou, je sais, mais c’est la vérité), toujours en surface pour qu’il puisse être assimilé de façon progressive, sans rien brusquer. Mon sol, je l’ai paillé à la paille, puis au foin, et j’ai vu que cela faisait une différence énorme. J’ai raisonné comme une petite « nouille » d’auteure de cuisine que je suis et je me suis dit : « L’engrais organique, c’est le sucre rapide des légumes, ils en ont parfois besoin pour soutenir ponctuellement une performance mais il ne faut pas en abuser car à terme c’est mauvais pour leur santé et cela les rend fragiles (exactement comme le sucre pour nous). Le compost en revanche, c’est un peu le must, un nutriment ni trop lent ni trop rapide à assimiler, qui enrichit la vie du sol sur le long terme. C’est le menu le plus équilibré et le plus biodisponible pour mon sol ». Alors j’ai fait du compost, à tours de bras, je l’ai étalé par pleines brouettes, je l’ai incorporé à la grelinette pour aérer le sol à fond (et j’en suis encore à me demander s’il vaut mieux greliner ou ne pas travailler le sol du tout, sauf que là je m’oriente vers la déduction que greliner, finalement chez moi c’est encore mieux). Et puis j’ai pensé à d’autres « sucres lents », c’est-à-dire ces paillages qui allaient se décomposer en formant du compost sur place, que je n’aurais plus à trimballer à la brouette. Mais la paille, c’est un peu la « calorie vide », contrairement au foin, aux feuilles ou au BRF de jeunes rameaux qui apportent beaucoup plus de nutriments variés et équilibrés. Mon sol, depuis des années je n’arrête pas de lui apporter à bouffer, mais pas n’importe quoi : des menus qui lui offrent de tout sur le long terme, des ressources que je trouve sur place dans ma campagne. Je nourris mon sol comme je nourris ma famille, sans tout peser, sans sur-analyser, sans me mettre la rate au court-bouillon, mais en n’utilisant que de bonnes choses, locales et de saison :). Je fais juste attention (comme je l’ai déjà dit ET écrit) de ne pas planter de légumes qui n’aiment pas la matière organique peu décomposée (des poireaux par exemple, ou des carottes, de l’ail, de l’oignon…) sur une planche encore en train de digérer du foin ou du BRF. Pour ces légumes-là, je réserve mon « compost à courges » bien mûr (explications dans mon bouquin, désolée, je ne peux pas tout détailler ici).

Et si en plus de toute cette bonne bouffe mon sol a besoin d’un petit complément alimentaire naturel pour assurer un max sur certaines cultures particulièrement exigeantes (cendre pour les céleris raves, calcium pour les choux, Or Brun® pour les cucurbitacées…) alors j’en rajoute mais au cas par cas, avec beaucoup de prudence, et en pesant bien là par contre. Comme nous avec les compléments alimentaires, justement, où il ne faut pas dépasser les doses prescrites…

Je prends du plaisir à jardiner ainsi, un peu au feeling, ou plus exactement, avec ce bon sens paysan qui nous fait observer, échanger, écouter les autres jardiniers, puis tirer de nos erreurs tant d’enseignements.

Les analyses de sol très poussées et techniques, je les laisse aux surdoués de la question (et c’est très bien qu’il y en ait, pour le maraichage biologique pro entre autres, ou pour les jardiniers amateurs que cela passionne car nous sommes tous différents), et je sais que les « vrais » pro*, ceux qui sont vraiment des puits de science, savent partager leur savoir avec patience et pédagogie. Personnellement, j’ai décidé que je n’étais pas assez calée pour ça (enfin, surtout, j’ai décidé que ça me gonflait un peu), et j’assume à 100% ce scandaleux manque de motivation ^^.

Juste la rosée de novembre sur un chou rouge… Un jardin, c’est aussi pour le plaisir des yeux.

Mon sol, je ne le dissèque pas, je me contente de l’admirer tant c’est beau à observer. Ce n’est pas très scientifique comme démarche, j’en conviens. Mais c’est ainsi que j’aime jardiner. Parce que, pour ce qui est des prises de tête, j’ai déjà ma dose (et même ma surdose, mon overdose !) avec les soucis de mon métier d’auteure-photographe à temps plein, tous ces langages hermétiques (en informatique, diététique, administration…) à traduire à longueur de journée pour survivre dans notre monde de fous (essayez juste d’émettre une note de droits d’auteurs en calculant tous les taux de précompte URSSAF et sans oublier la moindre mention légale, ou de gérer les incompatibilités de logiciels après la dernière mise à jour WordPress sur vos blogs et vous verrez, entre autres… mais ça c’est un millième des enschtroumpfements que je dois supporter tous les jours). J’ai déjà un métier, c’est bien assez compliqué comme ça. Et mon métier, ce n’est PAS maraîchère pro, ni ingénieure agronome, ni enseignante dans un lycée agricole. Chacun sa place.

Alors au jardin, ça ne me dérange pas de ne pas tout comprendre, de ne pas tout maîtriser. Je trouve cela reposant, je suis heureuse ainsi. Je respire, je destresse. J’aime cette relation simple (et parfois pleine d’imprévus) avec la nature qui me fait tant de bien.

Et mon jardin me le rend au centuple…

Alors, que ceux que j’agace par mon impardonnable manque de « professionnalisme » me pardonnent : je suis le ravi de la crèche si vous voulez, le brave crétin qui s’émerveille de tout sans bien comprendre. Si c’est ce que vous pensez, c’est égal, amusez-vous de vos sarcasmes, de vos traits d’esprit très drôles, cela ne m’empêchera pas de retourner au jardin le cœur en fête. Et je rigolerai joyeusement dans ma barbe quand demain, et après-demain, et après-après-demain, je ploierai sous le poids de mon panier de légumes bio cultivés dans mon potager « d’analphabète » qui ne sait même pas lire une analyse de sols. Je ramènerai tous ces trésors à la cuisine, j’en ferai des soupes, des gratins, des tourtes, des ragoûts délicieux dont je partagerai les recettes avec tous les braves gens bienveillants qui sont heureux de me lire. Nous passerons de bons moments ensemble, à échanger nos petites expériences de jardiniers à la façon aimable et chaleureuse des gens sympas…

Sur ce, je vous laisse avec quelques photos prises dans mon potager en ce mois de novembre où, avant, j’arrachais tous les restes de cultures estivales pour y parquer les poules jusqu’en mars tant je croyais que rien ne pousserait plus dans mon potager dauphinois en hiver.

Mais ça, c’était avant 😉

Avant que je ne devienne -y compris en hiver- entièrement AUTONOME en légumes !!!

*A ce propos, si la question du sol vivant vous intéresse, je vous recommande déjà ce livre, qui vient de paraître : de la bienveillance, du savoir, du partage et de la pédagogie… ça, c’est tout Olivier 🙂

Les monstrueuses « blettes à cardes blanches » de notre jardin : presque 1m de haut, et jusqu’à 18cm de large rien que pour certaines cardes… alors, « techniquement » je ne sais pas expliquer pourquoi de tels monstres, mais le résultat est là ;)…
… . Elles sont tendres et sucrées, on les cuisine en tourte avec du parmesan, en poêlée avec du boeuf et du riz, en gratin avec des pommes de terre, en tempura légère, etc. C’est si bon, la blette du jardin !

Récolte de samedi matin, très « typique » du mois de novembre au potager : poireaux, cardons, chou rouge, chou pointu, chou romanesco, carottes, repousses de brocolis, céleri rave et fenouil. On a fait un aïoli, un soufflé au romanesco, une salade de chou rouge au fenouil et aux pommes, une poêlée de chou chinois au boeuf et un gratin de cardons aux patates… de quoi se régaler tout le week-end (et on avait des invités !).
Le chou romanesco, une de mes grandes passions 🙂
Un chou pointu de plus de 2kg, qui aurait dû être de variété « Kalybos » (donc rouge) mais qui est bien vert suite à une erreur du grainetier. Qu’à cela ne tienne : ils sont incroyablement tendres et sucrés. Il faut juste les disputer aux limaces, qui les trouvent particulièrement succulents elles aussi 😉
Après avoir récolté un de ces choux pointus début novembre, j’ai attendu… et de mini choux sont en train de naître autour de la trogne. Je sens qu’on va avoir du « rab » ;). Ne pas arracher tout de suite certains légumes qui peuvent émettre des repousses, c’est aussi une des clés de l’abondance.
Gros plan sur la brouette de plus haut, après avoir rajouté des blettes de couleur (qui sont floues, au premier plan…)
Autre jour, autre brouette de récoltes de novembre : laitues « Grenobloises » et « Teide » toutes craquantes, gros bulbe de fenouil, carottes (première année que je les réussis aussi bien :)), persil tubéreux (la grosse racine devant à gauche, c’est hyper parfumé !), chou chinois et coeurs de choux verts… très dépouillés car les feuilles ont été décimées par une armada de limaces : là aussi, une personne m’a reproché en commentaires de massacrer les limaces. Elle dit qu’elle comprend que l’on soit « obligés de tuer pour se nourrir, mais pas pour réguler ». Ben… moi, en fait je tue pour manger. Si si. Je tue des limaces pour manger… des légumes ^^. Ce n’est pas très sympathique, je m’en passerais bien, mais les limaces ne partagent pas. Surtout au printemps et en automne.
Pour ceux d’entre vous qui ont mon livre de jardin, ceci est le résultat de mon essai de terreau de feuilles au bout d’un an ! Il n’est pas parfaitement décomposé, mais c’est très prometteur… on l’a mis -bien mouillé pour que le processus de compostage continue- dans 3 vieux sacs d’Or Brun de 40l chacun (après avoir percé le fond et les côtés avec une fourchette pour que ça respire), et j’espère pouvoir utiliser ce terreau pour les semis de printemps. Sinon, j’attendrai quelques mois de plus.
… Puis nous avons rempli de nouveau le bac à feuilles. Pour l’an prochain 🙂
Grande réussite de cette année, les céleris raves. Les premières années, il faisaient la taille d’une belle de golf, puis d’une balle de tennis. Maintenant, on approche doucement du céleri rave de pro :). Alors, est-ce grâce à l’arrosage automatique (installé cette année), à la poudre de basalte apportée pour la première fois ce printemps, à l’association des deux? Je ne sais pas. On n’a pas toujours réponse à tout dans un jardin, ou en tout cas, pas toujours tout de suite…
Mon cher-et-tendre m’a beaucoup aidé en taillant et broyant les vignes, les buddléias, le laurier, les althéas… tout cela a été réduit en broyat de feuilles et jeunes rameaux, que nous avons étalé sur certaines parcelles du potager. Avec le froid qui arrive, cela mettra un peu plus de temps à se décomposer qu’au printemps mais c’est maintenant que je disposais de cette ressource précieuse. Je ne me suis donc pas posée mille questions existentielles, c’est maintenant que je l’ai apporté au sol de mon potager.
Ici, de la kalette (ou chou « Flower Sprout ») un légume vraiment délicieux et méconnu dont je vous reparlerai bientôt :). Dans notre potager, il y a aussi en ce moment des épinards d’hiver, des verdures asiatiques (pak choï, tah tsaï, mizuna, moutarde rouge…), de la mâche (un peu en retard cette année, car j’ai été absente suite à un drame familial juste quand il aurait fallu la semer début octobre), des chicorées, des choux Noir Toscan, des choux kale, des choux de Milan, d’autres laitues… et je dois en oublier. Donc, de quoi bien remplir son assiette, tous les jours, même quand le gel et la neige se seront invités à la fête ! Je vous tiendrai au courant 🙂

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241 commentaires au sujet de “Autosuffisance en légumes dans un petit potager… Mythe ou réalité ? (Coup de gueule ;))”

  1. Bonjour Marie

    Juste un petit mot pour vous dire que votre manière de parler du jardin me convient tant.
    J’ai acheté votre livre… quand je vous lis je me sens pousser un coeur et des mains de jardinière.
    Vous invitez la nature sa perfection dans votre jardin…sans jamais vouloir tout maîtriser.
    Votre manière de jardiner est en communication profonde avec le mystère de la vie….
    Alors les grognons et grincheux qui ne le voit pas …tant pis pour eux…
    Vous donnez toujours énormément dans vos mails.
    Merci
    Monique

    Répondre
    • ce qui me désole c’est de voir des gens qui font un jardin qu’ils affirment écologique alors qu’ils le moine d’engrais, et de désherbant, j’ai du abandonner mon jardin que la commune me louer car j’en avais marre que mon champs soit empoisonnée. ce qui est triste ce ne sont pas des jeunes qui agissent de la sort mais des gens de mon âge, je ne suis pas surprise qu’ils ont toutes sortes de maladie

      Répondre
      • Heureusement, je pense que ces pratiques sont plutôt en recul chère Isabelle, car beaucoup de jardiniers ont pris conscience de l’importance du bio.
        Belle soirée à vous,
        Marie

        Répondre
  2. Bonjour Marie,
    Je ne mets pas souvent de commentaires mais je te suis depuis tes débuts… depuis nos blogs de dinosaures !! Je regarde aussi avec plaisir les vidéos d’Olivier. J’ai beaucoup apprécié me balader avec vous deux à travers cette belle vidéo dans ton potager. C’est quand même merveilleux avec la technologie de découvrir ton jardin ! Cette visite est douce, reposante et poétique.
    Ton potager est magnifique, on sent que tu lui apportes de l’amour et que tu prends soin de ta terre.
    J’ai hâte de lire ton livre qui sera au pied du sapin.
    Il y aura toujours des critiques. Que tout cela ne gâche pas ton moral, ta douceur et ton bien-être au jardin. Continues à nous émerveiller avec tes photos qui transmettent tellement d’émotions et cette beauté du végétal ! Bravo pour ton autonomie et ton potager d’abondance ! C’est tellement inspirant pour le plus grand nombre ! Je t’embrasse, Aurélie

    Répondre
    • Je me souviens tellement bien de toi Aurélie 🙂
      Comment vas-tu? En tout cas, tu m’as fait rire avec « nos blogs de dinosaures »… ^^
      Je t’embrasse bien affectueusement aussi,
      Marie

      Répondre
  3. Chère madame, Je suis très touchée par ce que vous écrivez. Ne vous laissez pas toucher par les commentaires mesquins : comme vous l’écrivez très bien, les vrais jardiniers n’ont pas ce genre d’attitude ! Vous aimez le jardin, les fleurs, tout ce que la nature nous offre si généreusement, à nous qui la traitons si mal ! et votre jardin vous le rend bien, c’est magnifique, et tant pis pour les râleurs !!!
    On m’appelait « la ravie de la crèche », quand j’étais enfant, parce que je m’extasiais de tout…c’est le seul point commun que j’ai avec vous (à part la famille nombreuse) parce qu’hélas je ne me suis pas encore lancée dans le jardinage, et je ne suis pas très bonne cuisinière ;)…mais je suis bien contente de savoir m’émerveiller !Merci de votre blog, toujours captivant, et de vos magnifiques photos !

    Répondre
    • Merci de tout coeur pour ce message si chaleureux, je suis vraiment touchée…
      Très bon week-end à vous ! (à propos de ravi, je vais peut-être bien faire ma crèche, les enfants sont si impatients :))

      Marie

      Répondre
      • Bonjour,
        Je viens de vous découvrir grâce à Silence ça pousse et j’ai du mal à ne pas passer mes journées à tout lire. Votre blog est tout à la fois gourmand, poétique, passionnant, riche en « petits » conseils qui permettent d’enrichir notre regard sur la cuisine et le jardin. Pour ma part, je n’en ai pas, mais j’aurais prochainement un balcon. J’ai découvert la video ou des critiqueurs professionnels se sont permis de vous blesser par leurs critiques. N’y faites pas attention. A lire l’essentiel des commentaires, je ne suis pas la seule à considérer votre blog comme désormais essentiel. Un grand merci pour tout.

        Répondre
        • Merci pour votre si gentil message Monique, je suis vraiment touchée.
          Vous allez déjà bien vous amuser avec votre balcon, on peut y cultiver tout un tas de choses 🙂
          Belle soirée à vous,
          Marie

          Répondre
  4. Bonjour Marie,

    BRAVO! Quelle belle énergie partagée et… de beauté, d’harmonie et… de raffinement ! en plus du reste 😘 auxquels je suis sensible, Oui.
    Aussitôt la vidéo terminée, j’ai commandé votre livre et 2 autres, par gourmandise 😁
    Je les attends avec impatience et m’en réjouis d’avance.

    Je vous embrasse (Je pourrais être votre maman😊) ainsi que votre belle petite Famille.
    Magnifique toutes ces petites graines qsue vous semée dans leur coeur 💝

    Lili

    Ah oui, j’oublie de vous dire qu’après ça… Je commence un potager permacole 😇

    Répondre
  5. Marie, il y aura toujours des jaloux, des agressifs, des
    «sachant tout » et les réseaux sociaux sont sans filtre et
     drainent beaucoup de monde.Je comprends , ça fait mal mais quand on est devenu comme vous populaire , c’est quelque part la rançon du succès.
    J’ai commencé à vous suivre par le biais des igbas, j’adore vos recettes même si la boulange n’est pas une réussite pour moi. Quand j’ai découvert que vous faisiez aussi un potager, j’en ai été ravie car c’était aussi très modestement ma démarche.
    Restez tel que vous êtes, passionnée, professionnelle et vraie.
    Je vous envoie plein d’ondes positives et à bientôt vous lire

    Répondre
  6. Continuez, ma chère Marie, à nous régaler de vos conseils ( nous, on les trouvent super!), de vos commentaires, recettes et photos. Toute la famille ( et nous sommes 8 comme vous!) est fans. Merci de nous aider à avoir un beau potager ( pas encore autonome pour nous car nous manquons de place mais un jour viendra…)
    Avec toute mon affection. Sophie

    Répondre
    • Mais oui, si on persévère, on ne peut que progresser chaque année 🙂
      Merci en tout cas pour ce si gentil message Sophie, et bon week-end à vous,
      Marie

      Répondre
  7. Coucou Marie tu as raison d expliquer ce que tu fais tu n’as pas à te justifier auprès de ceux qui ne te connaissent pas moi comme d’autres nous te connaissons et t’apprécions pour ce que tu fais et le temps que tu y passes alors bravo et continue gros bisous

    Répondre
    • C’est vrai, je ne me justifie pas toujours (parfois, il vaut mieux pas essayer…), mais là quand même ça m’a fait bouillir le sang d’être carrément accusée de raconter des blagues sur notre autonomie en légumes. Du coup, je suis contente d’avoir précisé les choses 🙂
      Très bon week-end à toi chère Jacqueline,
      Marie

      Répondre
  8. Merci Marie. Il est très agréable de vous lire, de se régaler de vos recettes et de savourer la Vie au Jardin et dans l assiette….loin des Mr Grognon. ❤

    Répondre
  9. Bonjour Marie,
    Je n’ai pas vu le film ni les commentaires, mais je pense comme vous. J’ai acheté votre livre et je l’ai donné à ma fille pour commencer son jardin. Malheureusement elle ne le trouve plus… Chez moi ça ne marche pas encore si bien que chez vous, mais j’apprends par les expériences.

    Répondre
    • Ah zut, la pauvre ! Elle l’a peut-être prêté à quelqu’un? Le nombre de livres que j’ai perdu à tout jamais pour les avoir prêtés… enfin, j’espère au moins qu’ils servent 😉
      Bon week-end à vous Walli,
      Marie

      Répondre
  10. Bonjour Marie,
    Je suis inscrite sur votre blog depuis la vidéo avec Olivier que je suis maintenant depuis pas mal de temps. Je n’ai pas l’habitude de laisser de commentaire mais je viens de vous lire et je me dois de vous dire que nous nous ressemblons vous et moi!! Totalement d’accord avec vous sur la manière de gérer votre havre de paix.Olivier aussi a eu quelques soucis avec des personnes ‘ bien pensantes’ mais laissons tout cela et profitons de notre passion à fond. Bonne journée.
    PS : Votre livre sera sous le sapin …

    Répondre
  11. Ah ma pauvre dame les gens bien intentionnés, il y en a à la pelle!!! Des grands donneurs de leçons qui savent tout mieux que les autres … Allez Marie on les oublie, on les ignore et même je dirais on les méprise. Ils sont juste là pour nous faire bouillir et c’est mauvais pour la santé.Bravo Marie vous les avez bien remis à leur place, d’ailleurs je me demande ce qu’ils font à vous lire et de quoi ils se mêlent… Bon c’est pas tout ça mais nous on a besoin de vous, de vos photos, de votre poésie, de votre littérature et de vos recettes gourmandes ou potagères, car nous on les apprécie Na!!!!Merci de vos partages et on attend toujours la suite avec impatience et gourmandise. A bientôt donc pour une de vos croustillantes et alléchantes lettres…

    Répondre
    • Merci beaucoup Catherine 🙂
      Je vous souhaite un doux week-end (et oui, à bientôt pour de bonnes recettes, car nous n’allons pas nous laisser abattre :))
      Marie

      Répondre
  12. Et oui, beaucoup se sentent tout-puissants derrière leur écran ? C’est quoi ce besoin de critiquer ? Mettre en doute? Laissons les grincheux de côté, ceux qui te suivent habituellement ont bien compris ta démarche. Merci pour tout ce que tu nous partages,c’est une invitation à tester et se lancer. ton livre est en bonne place à la maison et j’en fais la promo régulièrement :).

    Répondre
  13. Bonjour Marie,
    Je me suis toujours demandée pourquoi les personnes qui « n’adhèrent » pas à certains principes se donnent la peine de visionner/écouter les vidéos/informations qui y sont associées…il y a suffisamment de diversités au niveau des sources d’informations pour que chacun y trouve son compte, à priori personne n’est obligé de consulter quelque chose qui ne lui convient pas…non décidément je ne comprends pas 🙂
    Dans tous les cas je peux vous dire que tout ce que vous décrivez dans ce post, je le sais déjà en vous suivant depuis quelques temps maintenant, c’est bien ce que je recherche, je m’y retrouve complètement et j’ai adoré votre petite vidéo avec Olivier 🙂 Ne changez rien :-).

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  14. Marie, écoutez votre coeur et continuez à nous parler si poétiquement de votre magnifique jardin ! Ne perdez surtout pas votre belle énergie à essayer de vous justifier vis à vis de ce genre de personnes, elles n’en valent pas la peine. Ce que vous faites est magnifique, vous m’inspirez beaucoup et vous devez inspirer tant de gens bienvaillants, c’est le principal ! Le monde a besoin de personnes inspirantes comme vous qui avez compris ce que respecter la Vie veut dire. Merci de tout coeur et je vous souhaite beaucoup de bonheur dans votre potager, dans votre cuisine, derrière votre appareil photo, dans vos livres, avec votre famille, dans la magnifique forêt de Chambalan et partout ailleurs. A très vite pour de nouvelles aventures !

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    • Merci Isabelle pour ce message si chaleureux, mais vous me faites un peu rougir là 🙂
      Je vous souhaite un bon week-end (ici, il neige, on va sûrement aller marcher en forêt, les enfants sont déchaînés à cette idée ;))
      Marie

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  15. Bonjour Marie,
    Je ne dirai qu’un mot : MERCI.
    Merci pour votre superbe blog, continuez comme ça.
    Il y a et il y aura toujours des personnes qui critiqueront, c’est tellement plus facile de le faire derrière un écran plutôt qu’en face. Ignorez ces critiques, je sais que c’est difficile pour être passé par là mais pensez à vos lecteurs fidèles.
    Je vous ai découverte grâce à Olivier que je suis depuis plus d’un an et vous pouvez me compter parmi vos nouveaux fidèles. Merci encore

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    • C’est moi qui vous remercie Daniel pour ce si gentil message qui me touche beaucoup.
      Je vous souhaite un très bon week-end,
      Marie

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  16. Bien dit Marie ! Que les grognons restent là où ils sont et on se passe de leurs commentaires « savants »! Comme dit la citation « Heureux soient les fêlés, ils laissent passer la lumière ».

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