10 ressources pour bichonner la vie de son sol

Me revoilà enfin sur ce blog, où j’aurais eu tant de choses à partager avec vous en ce mois d’avril… sauf que j’ai eu le covid juste avant Pâques -pas la version light, hélas- et que là je viens de passer plus de trois semaines à me traîner lamentablement. Même semer des godets, c’était au-dessus de mes forces. Heureusement qu’on n’a pas eu trop de limaces car je n’aurais même pas pu les attraper, elles m’auraient battue au sprint…

La forme revient tout doucement, et au jardin j’ai paré au plus urgent ces tous derniers jours sans trop regarder dans le détail. Mes trois plus jeunes filles (beaucoup plus vite guéries que moi) m’ont aussi beaucoup aidée, ce sont des amours de permacultrices en herbe : la relève est assurée 🙂

Je vous ai rédigé aujourd’hui un petit article certes pas très « glamour », mais qui me tient à coeur depuis longtemps car on lit beaucoup de choses sur la question du « sol vivant », y compris parfois certaines descriptions un peu compliquées ou techniques. Or, certes, des ingénieurs agronomes et des passionnés de l’analyse de sol il en faut, c’est précieux. Mais nous ne sommes pas tous tentés par le côté très scientifique de tout ça. Moi par exemple, je suis beaucoup plus littéraire que scientifique alors mon jardin, je ne l’analyse pas, j’en parle ^^.

Bon, sans rire, je le bichonne aussi beaucoup. Je fonctionne pas mal au feeling (et à l’expérience aussi), à tel point que pour tout vous dire, je n’ai même jamais fait la moindre analyse de sol (un jour peut-être, ce serait interessant) : c’est en l’observant soigneusement, lui et les légumes, que je décèle ce dont tout ce petit monde semble avoir besoin…

Mais déjà, une précision importante : ce ne sont pas les engrais (même bio), qui transformeront un sol fatigué en sol vivant ! Car si votre terre ne contient pas -ou plus assez- de micro-organismes, de vers de terres (et autres « petites bêtes », car il y en a beaucoup des auxiliaires de l’ombre au potager !) et de champignons elle ressemblera un peu à nos intestins après 15 jours de traitement antibiotique : il manquera cette fameuse « flore » solide et équilibrée qui aide à bien assimiler les nutriments et lutter contre les attaques d’organismes pathogènes. Si vous souhaitez mettre en culture un tel sol il vous faudra ajouter de l’engrais le plus naturel possible et malgré tout, les récoltes seront décevantes : car l’engrais apporte certes de l’azote, du phosphore et de la potasse (le fameux « NPK »), mais uniquement ces éléments-là : or le magnésium et la silice sont importants aussi, par exemple, de même que le soufre, le bore…

De toute façon, dans un sol mal en point l’engrais est souvent mal assimilé, trop vite lessivé.

Mon potager le plus jeune, celui que je ne cultive que depuis 3 ans. Son sol s’est déjà totalement transformé…

L’urgence est donc d’apporter de la « vie », et pas uniquement des éléments chimiques. Quelques idées pour donner vie à un sol fatigué ? Booster la présence des vers de terre en laissant par terre les débris de végétaux frais dont ils raffolent, épandre du BRF ou des feuilles mortes pour chouchouter les champignons et leur magnifique réseau mycorhizien, miser sur le fumier ou le compost pour ensemencer le sol en certains micro-organismes qui aideront ensuite au compostage des végétaux (ou à la lutte contre les organismes pathogènes)… car c’est de cette symbiose entre le travail des vers, des micro-organismes, des champignons et des systèmes racinaires que se crée un sol « vivant » capable de transformer (et de retenir) de l’humus stable, des nutriments pour les plantes. Toute cette vie aide aussi à lutter contre certaines maladies : c’est un peu comme les bons fromages au lait cru, qui sont tellement riches en ferments et « bonnes bactéries » qu’une listeria ou salmonelle tombée là par hasard n’aurait pas moyen de se développer, contrairement à un fromage trop aseptisé…

Mais attention, il ne faut jamais oublier qu‘un sol très abîmé ne peut rien « digérer » (et surtout pas des apports massifs de fumier enfoui, comme le pensent encore trop de jardiniers).

Il faut donc procéder avec mesure, un peu comme (pour reprendre l’exemple des intestins) si l’on faisait une cure de probiotiques après une antibiothérapie qui aurait entièrement « zigouillé » notre flore intestinale. Les « probiotiques » du sol ce sont les micro-organismes que l’on trouve principalement dans le compost, le fertilisant traditionnel Or Brun (une sorte de compost d’algues et de fumiers, j’an ai souvent utilisé pour réveiller la vie d’un sol jeune et pauvre), le fumier frais (avec prudence pour ce dernier, voir plus bas) et dans d’autres produits tel le Bacteriosol (que je n’ai toutefois jamais testé), le « thé de compost », etc. Une fois le sol « ensemencé » par ces micro-organismes, il faut les nourrir pour qu’ils croissent et se multiplient, exactement comme nos probiotiques ont besoin de fibres prébiotiques pour se développer… Alors, tontes de gazon, restes de cultures, engrais verts, paillages nutritifs, etc., tout cela sera apporté plutôt en surface, ou alors juste enfoui dans les premiers cm de sol car l’oxygène est aussi nécessaire à leur bonne dégradation. En plus d’entretenir les organismes microscopiques, ces apports nourriront aussi les vers de terre et autres petites bêtes du sol qui labourent, aèrent, transforment, etc…

Comme je vous le disais plus haut, tout ceci n’est que très (très) simplifié pour aider les jardiniers un peu néophytes, mais suffisant je pense pour comprendre le principal, à savoir que pour donner vie au sol il faut :

1/ L’ensemencer avec des micro-organismes (compost, purins, Or brun, etc.) sans qui rien ne peut être « digéré ».

2/ Lui apporter de la « nourriture » : tontes de gazon, engrais verts, restes de cultures, etc. (toujours en surface et pas tout ça en même temps sur chaque parcelle, évidemment, mais en distribuant les ressources avec bon sens, en tenant compte de ce que les rangs ont déjà reçu les mois précédents).

3/ Enfin, compléter éventuellement avec un peu d’engrais organique (pour quelques cultures très gourmandes uniquement, si l’on manque de compost en saison) ou certains amendements spéciaux pour faire face à une situation particulière (le cas des choux dans une terre un peu acide par exemple).

Je vous montre tout cela en photos…

Ressource N°1, le compost : c’est la seule « nourriture » que j’enfouis dans le sol. Je le produit sur place, avec la méthode des « compost à courges » que je décris dans mon livre. Au printemps, mes deux tas de composts me fournissent environ 1/2 brouette par mètre carré de potager. Je l’épands, puis je greline… ici, une planche de culture enrichie de compost en début de printemps cette année. Il s’agit du sol de mon potager le plus récent (3 ans de culture seulement) et il me plaît déjà beaucoup :). Mais je l’ai presque nourri comme si j’engraissais une oie pour Noël ^^.
Ressource N°2 : les tontes de gazon. Nos amis les vers de terre en raffolent, mais je n’en ai jamais assez à disposition… Petite astuce : au printemps, mon mari ne tond pas la pelouse, il la laisse pousser et ne coupe que des « chemins » pour circuler d’un endroit à un autre sans risquer de marcher sur un serpent (ma hantise ^^). Puis, fin avril ou début mai, quand l’herbe fait environ 30cm de haut (et que nous avons bien profité des fleurs :)) il la coupe au fil. Je ratisse aussitôt, et répand cette manne en couche fine sur le sol encore nu (car au printemps, je ne paille jamais). Les tontes de gazon, ce sont les « bonbons » des vers de terre, ils en sont fanas 🙂
Ressource N°3 : Des rangs d’épinards en guise d’engrais verts. J’en sème beaucoup de l’automne au printemps. On en consomme, j’en donne aux poules, et au moment de libérer le rang (généralement en mai, pour céder la place aux cultures d’été) je coupe tout ce qu’il reste et je le laisse se composter sur place, à même le sol. Ces épinards ne sont pas aussi « performants » que de véritables engrains verts (quoique…) mais après nous avoir régalés ils apporteront tout de même beaucoup de nutriments au sol, et sont aussi un régal pour les vers de terre. Les épinards sont donc une sorte d’engrais vert comestible, et pour moi qui manque de place, c’est un peu une panacée 🙂
Ressource N°4 : Le compostage de surface. Sur les sols déjà bien vivants, on peut déposer les déchets végétaux de cuisine (mais chez moi ce sont plutôt les poules qui s’en occupent) ou les restes de cultures. Là, nous avons par exemple un mesclun que j’ai semé en février après avoir mélangé le reste de plusieurs sachets de graines en date limite de péremption. Nous en avons énormément récolté (sur un petit rang de 80cm de large et 4m de long, il y en avait bien trop !), mais comme il faudra bientôt installer ici des pieds de courgettes je vais faucher ce mesclun et le laisser sur le sol (ou l’enfouir sur les premiers cm), exactement comme pour les épinards. Laisser au sol des résidus de culture (feuilles de choux ou de salades, fanes de radis ou de carottes, etc.) au moment des récoltes ou d’une rotation de culture, ça ne fait peut-être pas très « clean » mais ça entretient du tonnerre la vie des auxiliaires et des micro-organismes…

Ressource N°5 : Le BRF (bois raméal fragmenté). Celui-là, ça fait des années que les jardiniers d’étripent à son sujet ^^. Moi je l’aime beaucoup, à condition qu’il soit réalisé avec des petits rameaux et épandu bien frais. C’est une source incroyable de nutriments et de vie pour le sol, et de plus un super « booster » pour les micro-organismes du règne des champignons. Contrairement au compost (et au foin, voir plus loin) je n’en mets pas chaque année sur toutes les parcelles mais juste tous les 3 ou 4 ans en fonction de ce que j’ai sous la main car dans notre jardin, ce sont uniquement les lilas et la haie qui fournissent du broyat BRF au moment de leur taille… à noter que les feuilles mortes en automne ont aussi cette faculté de plaire aux champignons du sol (et il y en aurait des choses à dire sur l’importance de chouchouter le réseau mycellaire…ça sera l’occasion d’un prochain article un de ces jours).

Ressource N°5 : Le fumier. Nous avons principalement du fumier de poule et du fumier de lapin. Celui de lapin est une merveille, je l’épands tout frais en surface et il ne brûle jamais les plants (il est mélangé avec la paille et le foin ayant servi de litière). Je n’en mets pas à tous les légumes, mais uniquement à ceux qui sont très gourmands : les tomates, les poivrons, les courges, certains choux… Le fumier de lapin épandu en couche épaisse à la surface du sol a le pouvoir de le transformer totalement et en une seule saison. Mais il faut le laisser se décomposer tranquillement à l’air libre, et ne surtout pas l’enfouir par bêchage. Le fumier de poule est quant à lui beaucoup plus « caustique » et concentré, il peut endommager et brûler. Je ne l’épands donc jamais frais au potager (même mélangé à de la paille) sauf au pied des courges et courgettes qui ne risquent vraiment rien. Tout le reste me sert à l’élaboration de mes « composts à courges », en mélange avec toutes sortes de végétaux (j’utilise donc le fumier de poule après un an de compostage). J’ai remarqué que le fumier est parfois un peu « tabou » en permaculture, certains jardiniers ne jurant que par le compost très bien décomposé. Je vous assure que pour l’avoir utilisé frais (celui de lapin surtout) depuis presque 20 ans que je jardine, je ne pourrais m’en passer tant il apporte de vie au sol. Il faut juste savoir bien le doser… cela fait partie des choses que l’on apprend qu’au cours du temps, en tâtonnant un peu 🙂
Ressource N°6 : La culture de légumineuses (principalement les fèves). Car cette famille botanique fixe l’azote de l’air pour le restituer au sol via les nodosités de leurs racines. Attention toutefois : pour en profiter, il ne faut surtout pas arracher les fèves, pois et haricots en fin de culture mais les couper, et soigneusement laisser les racines se décomposer dans le sol… d’une façon générale, on laissera toujours les racines des légumes en place, car le système racinaire participe à la vie du sol par un phénomène à la fois mécanique et biologique.
Ressource N°7 : le paillage au foin : Après avoir testé la paille (qui crée souvent une petite « faim d’azote » en cours d’été car elle est très carbonée), le BRF (pas mal, mais j’en manque pour pailler tout mon potager) et le foin, c’est ce dernier que j’ai retenu. Le foin est en effet beaucoup plus nutritif que la paille et après une saison estivale de bons et loyaux et services en guise de paillage, il termine de se composter tranquillement au cours de l’hier. Il ne me reste alors plus qu’à incorporer dans le sol ce qu’il en reste lors de mon grelinage annuel de début de printemps. Pailler au foin, cela équivaut à un bel apport de compost ! Imaginez un peu tout le transfert de fertilité qui se fait de la prairie d’à côté vers mon potager… Seul bémol, le foin est un peu plus cher que la paille. Mais dans ma campagne, je me suis arrangée pour qu’un agriculteur me livre les bottes qui ont pris la pluie, ou qui sont un peu plus anciennes. Ainsi, cela ne le prive pas car pour nourrir les animaux ce n’est pas top (mais pour le jardin ça ne fait pas grande différence).
Ressource N°8 : La lasagne ! Elle fait des merveilles… Je ne vais pas vous en reparler ici, car j’ai déjà posté une vidéo sur ma chaîne Youtube et vous êtes très nombreux à l’avoir visionnée (pour la trouver, tapez juste « Marie Chioca lasagne » :)). Je fais aussi parfois des « semi-lasagnes » comme ici, pour les cultures très gourmandes : sur cette planche par exemple, il y avait cet hiver de la mâche. Elle est montée en fleur courant avril, je l’ai fauchée (ça faisait une belle masse végétale azotée !), laissée sur le sol, puis j’ai recouvert le tout de fumier frais de lapin. Les godets de courgettes plantés là-dedans courant mai vont être comme des coqs en pâte…
Ressource N°9 : Les amendements et engrais de jardinerie. On peut s’en passer totalement, mais dans mon potager cultivé de façon très intensive certains ont quand même leur intérêt. Je vous détaille ça avec la photo de cette bassine : La poudre bleutée tout en haut, c’est du basalte. Je ne l’utilise que depuis 2 ans pour améliorer, entre autres, la teneur en silice de mon sol mais aussi sa capacité à retenir l’eau. J’en mets 300g par mètre carré au début du printemps, avant le grelinage annuel des parcelles. Puis, dans le sens des aiguilles d’une montre, nous avons de l’engrais organique bio en granulés. Je n’en rajoute que dans le trou de plantation des tomates, poivrons, concombres, choux… ou après une culture très gourmande si je dois enchaîner sur une autre un peu exigeante (exemple, des cardons après une culture d’épinards), mais toujours en faisant très attention de ne pas dépasser les dosages préconisés (qui varient en fonction des marques). Les granulés blancs juste en dessous, c’est du patentkali, pour l’apport en potasse et en magnésium qui aide à la formation de fleurs, de fruits, et améliore aussi la saveur des légumes. J’en rajoute une seule fois par an, au moment de la mise en culture des parcelles au printemps, et uniquement 20g par mètre carré. C’est pour cela que mon gros sac de 20kg acheté il y a des années n’est pas encore terminé… j’ai appris entre-temps que le patentkali serait un peu controversé d’un point de vue écologique, alors je cherche une alternative pour la suite. Tout en bas, c’est de l’Or Brun, ce fameux fertilisant issu du compostage d’algues et de fumiers. Il me sert encore pour chouchouter certaines cultures un peu gourmandes ou en en difficulté passagère (faim d’azote dans une lasagne par exemple, ou jeunes plants un peu chétifs dans leurs godets). La poudre grise à gauche de l’Or Brun, c’est tout simplement de la cendre (l’hiver, nous chauffons au bois, donc nous en avons beaucoup). J’en incorpore une poignée par mètre carré de sol au printemps, et le reste va dans le « bac à poussière » (avec un peu terre de diatomée) de mes poules car c’est un anti-poux et insecticide naturel. Enfin, la dernière poudre un peu grisâtre (entre la cendre et le basalte) c’est du lithothamne, une algue marine très riche en calcium qui remonte le PH des sols. Je ne l’utilise que pour la culture des choux, à raison de 50g par mètre carré et par an en prévention de la hernie car je l’arrive jamais à respecter les 4 ans de « jachère » entre deux cultures de crucifères. Comme pour le patentkali, son usage est controversé d’un point de vue écologique car cette ressource tend à s’épuiser. Je vais donc terminer mon sac (il m’e, reste encore pour longtemps), puis chercher une alternative… Au centre, ce n’est pas un amendement de jardinerie mais du fumier composté d’un an « fait maison ». Dans l’absolue, il peut remplacer à lui seul tous les autres engrais et amendements à condition d’en avoir suffisamment pour compenser les nutriments qui « s’exportent » du sol quand on récolte les légumes…
Ressource N°10 : Celle à laquelle on n’avait pas encore pensé, mais qu’on ne va surtout pas louper quand elle se présentera ^^. C’est pour cela qu’il faut ouvrir les yeux autour de soi pour attraper au vol toute opportunité, et tenter plein de trucs : un voisin qui donne la laine de ces moutons et hop, ça nous fait un paillage de folie avec apport d’azote en prime. Une caisse entière de pommes abîmées? Directement sur le sol en automne. Le ratissage de la cour après avoir tronçonné du bois? Au potager ! (en toutefois ajoutant un peu d’azote, car le bois, c’est très carboné). Des côtes de luzerne que les chèvres du fiston ont rejetées parce qu’elles étaient trop coriaces? Au potager en guise de paillage, ou au compost. Les possibilités sont nombreuses, et je ne vous parle même pas des horizons qui s’ouvrent devant les courageux qui ont opté pour des toilettes à compost :)))…
Je vous laisse avec cette jolie photo prise ce matin, juste au moment du lever du soleil sur mon potager le plus ancien. Je ne peux pas vous restituer le chant du coucou, des coqs et de tous les mignons petits piafs matinaux, juste cette belle lumière dans les fleurs de choux… à bientôt, j’espère, pour un autre article :). Je vais essayer de ne pas vous abandonner trop longtemps cette fois ;).

Pour en savoir plus sur la vie du sol, je ne peux que vous conseiller cet ouvrage d’Olivier Puech… C’est à la fois très rigoureux, très bien expliqué et facile à lire, un régal de jardinier pour les jours pluvieux 🙂

Olivier Puech, c’est le Youtuber jardin bien connu mais aussi le créateur de Terra , dont je vous ai parlé au tout début du printemps. Moi, j’essaye de partager avec vous ce que je peux mais je manque hélas cruellement de temps pour répondre à vos questions car ce n’est pas mon métier principal. Sur Terra, vous serez soignés aux petits oignons 🙂

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63 commentaires au sujet de “10 ressources pour bichonner la vie de son sol”

  1. Coucou Marie merci pour ton article très intéressant et plein de bons conseils mon mari et moi faisons déjà certaines choses que tu décris et merci pour les photos bien explicites je suis contente que tu ailles mieux même si c’était long je t’embrasse fort Jacqueline

    Répondre
    • Je t’embrasse aussi ma chère Jacqueline 🙂
      J’espère que tu vas bien, et que tu te régales au jardin…
      Des bises,
      Marie

      Répondre
  2. Coucou Marie, heureuse de te retrouver en forme. Merci de cet article sur le sol vivant, très enrichissant pas que pour le sol mais aussi et surtout pour les jardinier, jardinière. Il y a quelque temps je t’avais demandé un conseil pour réussir le semis de persil. J’ai suivi ce conseil à la lettre et j’ai un rang de petites pousses de persil dans mon potager, c’est le bonheur. Alors un grand merci pour tout et pour le persil. Je t’embrasse. Jocelyne

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    • Bonjour,
      Je ne comprends pas bien la différence en couper et arracher … dans le conseil à propos des légumineuses. Peut-on récolter les haricots ou pas?

      Répondre
      • Bonjour Pascale, pour moi couper c’est couper au ras du sol le légume et arracher c’est enlever également la partie racinaire.

        Répondre
      • Bonjour Pascale,
        Lise a totalement raison et a donné la différence entre couper et arracher.
        Merci à elle

        Répondre
      • Bien sûr que l’on peut récolter ! Ce qu’il faut, c’est juste laisser les racines en terre, car ce sont elles qui contiennent l’azote capturée dans l’air par les légumineuses. Si on les arrache, on arrache aussi les petits « réservoirs » d’azote contenus dans les nodosités. Voilà pourquoi mieux vaut couper au ras du sol plutôt qu’arracher…
        Bonne soirée à vous Pascale,
        Marie

        Répondre
    • Ah, tant mieux ! 🙂
      Il va d’ailleurs falloir que je pense à semer le mien, car le rang de l’an dernier vient de monter en fleurs… c’est joli, mais du coup les tiges deviennent trop coriaces !
      Plein de bises Jocelyne,
      Marie

      Répondre
  3. Très heureux de vous savoir de nouveau en pleine forme.
    Merci pour tous ces bons conseils.
    Bien cordialement

    Répondre
    • C’est moi qui vous remercie (avec hélas bien du retard !) pour votre gentil message Alain…
      Bonne soirée à vous,
      Marie

      Répondre
  4. Bonjour Marie, tu sais maintenant que tu as développé des défenses immunitaires de folie. J’ai eu la covid en février. Mon médecin m’a bourré de vitD, de zinc et de vitC, et j’ai pu reprendre le dessus. Merci pour cet article fondamental…Je cultive sur un sol argilo-calcaire et je fais tout mon possible pour l’aider à s’enrichir, mais ce n’est pas facile. D’ailleurs, la poudre de basalte est vraiment utile! sinon, il y a un truc qui me chiffonne et j’aimerais bien comprendre: l’an dernier, forte d’un gros tas d’herbe tondue venant de mon jardin, j’ai paillé mes cultures avec cet or vert que tous les jardiniers que je connais recherchent…Mais j’ai du passer le reste de la saison à arracher d’énormes touffes de trucs qui n’étaient pas les bienvenus du tout dans mes cultures…Alors comment faites-vous? Quel est le secret pour que ca marche? Merci beaucoup et belle saison à toi. Sophie

    Répondre
    • Bonjour Sophie, Marie et Adeline, la raison est toute simple, l’épaisseur d’herbes est insuffisante, il faut au moins 30 cm de paillage et recharger régulièrement. Le manque de lumière empêche les graines des adventices de germer…Bon succès à vous trois!

      Répondre
      • Merci beaucoup pour cette réponse Marianne, que je me permets juste de nuancer un chouïa ;
        Ce que vous dites et tout à fait vrai concernant le paillage au foin, qui doit être suffisamment épais pour que les graines de graminées ne puissent germer. Par contre, il me semble que Sophie parlait de tontes de gazon : or, 30cm de tontes de gazon cela fermenterait vite en formant une « croûte » imperméable à l’air. Le gazon, c’est seulement en couches fines qu’il faut l’épandre au potager (d’ailleurs, la température peut monter à 60°C dans une couche épaisse de tontes de gazon, et aucune plante ne survivrait à ça ;)).
        Bien amicalement,
        Marie

        Répondre
    • Je n’ai pas de secret particulier car cela ne m’est jamais arrivé, en tout cas pas de façon aussi dérangeante.
      Je pense que tu as dû récupérer des tontes de graminées montées en graines… Pauvre Sophie !
      Bonne soirée à toi,
      Marie

      Répondre
  5. Merci, votre livre est devenu ma bible du jardin et cet article est génial ! J’ai testé le foin l’an dernier et je confirme, excellent 🙂

    Répondre
  6. Bonsoir Marie,

    Tellement contente de savoir que vous allez mieux et que le potager vous a retrouvé. J’adore vos canards…
    Je vous embrasse
    Monique

    Répondre
  7. Merci de trouver la force de nous régaler avec tes articles!Ton livre est sublime et est devenu un critère d’excellence: quand mes filles me voient rentrer du potager, elles me demandent si, ça y est, j’ai réussi à faire aussi bien que Marie Chioca…(même si elles ne sont pas hyper en phase avec tes rangs d’épinard ou de bettes ;o) tu as minimum 3 fans en Belgique)

    Répondre
  8. Bonjour Marie merci pour cet article. Personnellement à la place du Patenkali j’utilise de la vinasse de betterave ( astuce trouvée dans le livre d’Olivier 😉) Avec tes supers légumes tu vas vite être sur pied j’en suis certaine. A bientôt Sandrine

    Répondre
  9. J’ai lu avec attention votre article. Je n’y connais pas grand chose en jardinage mais ça m’intéresse beaucoup. Par contre je connais un peu les plantes sauvages et je me disais que l’apport d’orties en paillage apporterait de la silice au sol. Ça ne coûte rien et il y en a à foison partout. Qu’en pensez vous ?

    Répondre
    • J’en utilise aussi ! Mais l’ortie apporte beaucoup d’azote en plus de la silice, et cela ne convient pas à tous les légumes, seulement aux légumes feuilles… du moins, c’est ce qu’il me semble chez moi.
      Bonne soirée à vous Cricri,
      Marie

      Répondre
  10. Merci pour cet article complet. En Guyane tu plantes un bout de bois et ça pousse, enfin presque, l’avantage d’une terre grasse, très humide et chaude.
    Des bises Marie.

    Répondre
  11. Merci Marie pour cet article bien complet et très utile.
    Comme dit plus haut, c’est vrai que ton livre est une bible : je le consulte régulièrement, soit pour une trouver une information, une recette, soit juste pour le plaisir des photos et laisser mon esprit vagabonder dans ton magnifique jardin.
    Je suis heureuse de voir que tu vas mieux, car c’est la pleine saison pour tous les jardiniers, et il vaut mieux être en forme…
    Je t’embrasse bien affectueusement.

    Répondre
    • Ça va mieux, mais je n’ai pas encore une forme olympique et que de boulot ! Je me mets une pression monstre pour tenter de rattraper le retard pris à cause de ce fichu covid mais ce n’est pas de la tarte…
      Plein de bises Pat 🙂
      Marie

      Répondre
  12. Bonjour Marie ,
    Ton article tombe à pic , je me posais plein de questions comment enrichir mieux le sol du potager et voilà que tu m’apporte des réponses précises et claires .
    Cet année je vais cultiver des variétés que je n’ai jamais essayé et vu dans ton potager , comme la courge longue de Nice et la bleue de Hongrie !
    Toujours un plaisir de te lire !
    Requinque toi bien !
    Bisous
    Iulia

    Répondre
  13. Bonjour Marie,
    Je viens d’acheter votre livre et je suis enchantée. Je vous ai découverte avec le reportage de silence ça pousse et conquise en premier lieu par vos photos (qui me donne envie de reprendre mes pastels tellement elles sont inspirantes), je ne me suis pas arrêtée à vos qualités artistiques, je suis tombée dans l’univers de MARIE CHIOCA : déjà passionnée de jardin (et surtout du potager) me voici à vous suivre assidument( je viens de tester la culture de pommes de terre sur gazon,je vais agrandir mon potager), je vous parle même pas de vos recettes, ce serait trop long.
    Ps : j’ai découvert TERRA grâce à vous aussi donc c’est sans fin…
    Merci Marie pour tout ça.
    catherine

    Répondre
    • C’est moi qui vous remercie chère Catherine pour ce si gentil message, il me fait si chaud au coeur ! 🙂
      Régalez-vous bien au jardin 😉
      Marie

      Répondre
  14. Bonjour Marie, et merci pour ce nouvel article. J’utilise bcp votre livre sur votre jardin, le lis et le relis, stabilo en main ! Je ne m’en lasse pas et il m’est vraiment utile ! Je m’appuie aussi bcp sur les photos.
    Bonne reprise après ce nouveau COVID !

    Répondre
    • Merci beaucoup chère Pascale !
      J’espère que chez vous tout le monde se porte bien 🙂
      Bien chaleureusement,
      Marie

      Répondre
  15. bonjour Marie,

    Merci pour cet article très complet et fort utile. Je vais tout bien noter.
    A l’automne dernier, suite à ton conseil avec le basalte et à des vidéos que j’ai pu voir, j’en ai mis au potager, mais aussi dans mon jardin d’ornement. J’avais déjà, avant ça, énormément de vers de terre…, mais là, il y a toute sorte de bébêtes, et même une taupe qui s’est invitée et qui se régale dans mon compost, mais pas que….Mais elle est gentille, elle me laisse mes fleurs tranquilles 🙂

    Bon, repose toi quand même un peu et reprends des forces.

    bonne fin de semaine

    bises

    Répondre
    • Plein de bises à toi aussi Cendrillon 🙂
      (J’espère que ta taupe fait toujours preuve d’autant de civisme ^^).
      Marie

      Répondre
  16. Bonjour et bon rétablissement.
    Merci encore pour tout vos partages
    qui sont une aide précieuse pour les
    jardiniers. Pouvez vous svp m’indiquer
    où vous trouvez les amendements de
    Patentkali et le Lithotamne. Le basalte
    je trouve chez Kokopelli. Merci d’avance
    pour votre réponse.

    Répondre
    • J’aime beaucoup le site « Comptoir des jardins », qui propose des gros formats à un prix accessible. C’est plus économique ainsi, en gros sacs, qu’en petits paquets achetés en jardinerie 😉
      Bonne soirée à vous Chabbi,
      Marie

      Répondre
  17. super intéressant, merci beaucoup; j’ai aussi le livre, c’est une mine. Moi, ce sont les allergies qui me retiennent à l’intérieur en ce moment…

    Répondre
    • Moi aussi, en ce moment j’éternue comme un éléphant (notre maison est entourée de 3 champs, et les agriculteurs sont juste en train de faire les foins ^^).
      Bon courage Line,
      Marie

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  18. Bonjour Marie, contente de te voir que tu peux enfin revenir à ton jardin !
    Je « rêve » régulièrement dans ton livre de jardin sur les photos et les recettes.
    J’ai fait expérimenter à mon aide de jardin l’an passé « le compost à courges » qui me semblait si pratique à mettre en oeuvre : rassembler tous les déchets de nettoyage des carrés en fin d’hiver, une poignée de terreau et 2_3 graines de diverses courges … tadam ! ça a levé du tonnerre et rès vite, j’étais ravie de voir les petites pousses si pimpantes (et prometteuses pour les recettes). Hélas, elles ont été dévorées tout aussi vite, des petites limaces minuscules, genre de petites perles gris clair, elles seraient cachées – semble-t-il – dans les feuilles mortes ? S’il y a une astuce pour repousser les coupables, je suis preneuse !
    En attendant, bon rétablissement Marie.

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    • Coucou Mizuna,
      L’an dernier (à peu près à la même période) j’ai posté un article sur les limaces : tu devrais le retrouver assez facilement dans l’onglet « articles » du blog.
      Bon courage contre les baveuses 🙂
      Marie

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  19. Bonjour Marie,
    Toujours super intéressants vos articles, instructifs mais en même temps je m’aperçois que je suis nulle,archi nulle dans le jardinage et que j’ai beaucoup de choses à apprendre.
    Je voulais vois dire aussi que je reçois en double les articles sur la permaculture et rien sur vos récettes de l’auteur blog .pouvez vous voir pourquoi,ce serai gentil .Merci pour tout.Vous avez eu la Clovis et moi les effets secondaires de la 2 ème injection (très grande fatigue,10 kg en moins )et tout ça depuis 9 mois.mais il paraît que ca va aller mieux.je verrai bien encore merci.bon courage.

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    • Hélas, oui, j’ai un gros souci avec la newsletter des blogs, je vous avoue que c’est très décourageant pour moi qui paye ce service très cher pour un résultat si décevant…
      j’en dirais un petit mot sur le blog un de ces jours.
      En attendant, je suis vraiment désolée que vous soyez importunée par deux newsletters. J’espère que tout va renter vite dans l’ordre…
      Bonne soirée à vous Sylvie (et bon rétablissement :))
      Marie

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  20. Bonjour Marie, j’ai laissé un mail pour une demande du sou des écoles de Vinay. Bien à vous et comme dit plus haut, nous sommes ravis de vous retrouver en forme ! Belle journée

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  21. Bonjour Marie, je suis tombée depuis 15 jours sur une vidéo et depuis, je ne cesse de regarder ce que vous publiez.
    J’adore ses vidéos si bien filmées qui apaisent énormément .
    Vous me faites un peu rêver.
    Je vous souhaite une belle journée

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  22. Chère Marie,
    J’ai découvert votre formidable livre sur votre jardin en permaculture il y a peu. Je m’y plonge un peu tous les jours avec grand plaisir, comme on va au jardin admirer les fleurs et contempler la pousse des salades… Malheureusement je crois qu’une erreur s’y est glissée à la page 117. Vous décrivez le gros ver blanc de Hanneton comme l’auteur des ravages dans vos salades d’été mais si j’en crois la photo que vous présentez et ma propre expérience, il ne s’agit pas de ce ver. Il s’agit de l’Hépiale du houblon, une petite chenille très active et très mobile quand on l’extrait de la motte alors qu’elle est prise en flagrant délit. Peut-être que les vers de Hanneton sont aussi coupables mais ces petites Hépiales le sont assurément…
    Merci infiniment pour la douceur, la beauté et la générosité que vous savez cultiver et partager au plus grand nombre.

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    • Bonjour Olivier,
      C’est intéressant !
      Comment différenciez-vous l’hépiale du vers de hanneton?
      Car je suis presque sûre qu’il s’agissait bien d’un ver de hanneton. Les hépiales sont plus minces, plus mobiles, et ont des petites pattes tout le long du corps, contrairement aux larves de hanneton qui sont très dodues et ont juste 6 grosses pattes dorées en haut du corps.
      Mais je ne suis pas une pro non plus, et si je me trompe je veux bien apprendre 😉
      Bonne après-midi à vous Olivier,
      Marie

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      • Bonjour Marie,
        Vous avez raison ! Je suis allé trop vite en observant la photographie dans votre livre, j’étais tellement déçu de découvrir mes salades flancher les unes après les autres et de retrouver au pied, cette petite hépiale toute agitée. Eh puis, je pensais que les larves de hanneton étaient toujours plus rondes, plus grosses, plus « dodues ». Je suis sincèrement désolé d’avoir mis en cause votre travail et je vous prie de bien vouloir m’excuser.
        J’ai découvert votre jardin, votre pratique de la permaculture et votre livre grâce à la vidéo du « Potager d’Olivier ». Vraiment, c’est une réjouissance de découvrir votre jardin à travers les magnifiques ambiances que rendent si bien vos photos. Et en écoutant vos explications dans les vidéos, tout comme en vous lisant, j’ai redécouvert l’envie de cultiver mon tout petit potager. Merci, vraiment merci de nous raconter avec autant de simplicité, de légèreté, de sourire et de paix votre façon de jardiner. Vous déculpabilisez, vous donnez envie d’expérimenter sans se prendre la tête, en suivant des principes simples, naturels, peut-être si évidents parfois qu’on les ignore trop souvent, surtout le principal : « nourrir le sol ». Votre livre et les vidéos (Youtube et France 3) m’ont tellement parlé et mis en appétit que j’ai commencé à regarder du côté de la cuisine… Et que j’ai commandé un de vos livres de recettes.
        Toutes mes excuses et encore merci.
        Bonne journée à vous, Marie.

        Olivier

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        • Je suis tellement touchée de votre gentil message Olivier !
          Il n’y a vraiment aucun souci pour cette larve, entre jardiniers on se pose souvent des questions, c’est bien normal 🙂

          Régalez-vous bien au jardin cet été !
          Marie

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  23. Bonjour Marie.
    Cette année mon mari et moi commençons notre jardin en perla culture et avons acheté et suivi tous vos conseils. Merci de nous transmettre votre savoir faire ainsi que vos magnifiques photos et recettes.
    Nous espérons récolter de beaux légumes c est la seconde année de culture tout comme vous j adore avoir les mains dans la terre.
    Pouvez vous me donner un conseil pour la culture des choux ils sont mangés par les limaces ….
    A bientôt pour vos conseils.

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    • Au printemps dernier, j’avais posté sur ce blog un article sur les limaces… vous y trouverez quelques conseils pour vos choux 🙂
      Bonne soirée à vous,
      Marie

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  24. Bonjour Marie,
    Je viens d acquerir votre livre qui est très inspirant pour moi.
    Merci pour ce partage de savoir faire!
    Je me régale!

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