En créant ce blog, j’avais aussi en tête de partager avec vous des « recettes de jardiniers », celles que l’on mitonne avec nos cueillettes sans passer trop de temps en cuisine, mais avec l’envie de se régaler, de façon équilibrée, et aussi sans se ruiner tant qu’on y est… 😉
Cela fait beaucoup de paramètres, certes ;), mais cette recette coche absolument toutes les cases : la Pappa al pomodoro est une recette traditionnelle et rustique de la Toscane à base de bon pain de campagne, d’ail, d’huile d’olive et de tomates. Rien d’extravagant donc (on est loin des envolées du style « Calisson de sanglier mi-cuit et sa réduction d’agastache au chocolat, sorbet ananas-roquefort au jus de truite du lac Léman » que certains chefs aiment tant sortir de leur chapeau) et cependant l’alchimie fonctionne à merveille ! Comme à chaque fois que les ingrédients sont simples et bons en fait 🙂
Mi-soupe épaisse, mi purée, la pappa al pomodoro signifie littéralement « bouillie aux tomates », mais je ne suis pas sûre que cette précision vous fasse rêver donc le mieux c’est vraiment que vous y goûtiez 😉 : ce plat est à la fois tellement économique et régalatoire que vous allez certainement l’adopter !
D’autant plus que je ne sais pas trop chez vous, mais ici, dans le Dauphiné, après avoir passé une partie de l’été à guetter amoureusement chaque tomate pour la savourer « au top de sa maturité », il nous faut maintenant faire face à un véritable débarquement de tomates mûres (limite liquides…) qui déboulent dans la cuisine toutes en même temps !
On en a donc ramassé 38,7kg ce matin aux aurores avec les filles : les déshydrateurs* et le four sont en train de les métamorphoser en tomates séchées à l’huile d’olive dont nous allons nous régaler tout cet hiver… enfin, au moins jusqu’à Noël, si j’arrive à planquer suffisamment les pots ^^.
Sur ce, pour une fois je vous la fait courte 🙂 car je cours vraiment beaucoup en ce moment… mais je vous réécrirai dès la semaine prochaine pour vous parler des dernières actions de saison à mettre en oeuvre pour un potager d’hiver bien productif et aussi varié que possible.
À très vite, et d’ici là profitez bien de ces derniers jolis jours d’août !
*Ceci n’est pas un article sponsorisé, mais puisque vous allez probablement me poser la question… 🙂 : pour valoriser certaines de mes cueillettes (prunes, pêches, fraises et tomates particulièrement) j’utilise toujours le même déshydrateur depuis plusieurs années et il est aussi efficace que durable . Comme c’est un matériel de chez Warmcook, cette belle maison avec laquelle je collabore depuis 2012, vous pouvez même utiliser le code de réduction permanent « GOURMANDISES » : ça vous fera une petite « ristourne » de 10%, cumulable avec les réductions en cours quand il y en a et valable sur tout le site (en toute transparence, je préfère vous dire que je touche aussi une petite commission de ventes).









Ingrédients pour 4 personnes
Préparation : 10min
Cuisson : environ 30min
- 3 gousses d’ail
- 4 c. à soupe d’huile d’olive + un peu pour le service
- 25cl de bouillon de légumes
- 1 petit piment rouge pas trio fort, type ‘Gorria’ (ou un morceau seulement de piment rouge, selon vos goûts)
- Environ 200 à 300g de pain rassis, idéalement du bon pain semi-complet au levain (avec le pain trop complet c’est un peu moins bon)
- Environ 1kg de tomates bien mûres
- Quelques feuilles de basilic
- Sel.

Au fond d’un faitout épais, d’une sauteuse ou d’une cocotte en fonte, faire doucement dorer les gousses d’ail émincées et le piment grossièrement haché dans l’huile d’olive.
Peler les tomates (si elles sont bien mûres, inutiles de les ébouillanter), les concasser grossièrement au couteau puis les ajouter dans la cocotte. Laisser mijoter environ 20min en mélangeant de temps en temps, le temps que les sucs des tomates se concentrent bien.
Ajouter alors le pain coupé en petits morceaux, environ 25cl de bouillon de légumes (à défaut, de l’eau, ou une « tisane » rapide de céleri branche, oignon et laurier).
Mélanger, laisser mijoter à nouveau environ 10min le temps que le pain se délite un peu (on ne mixe pas la pappa al pomodoro).
Servir tiède, avec un dernier filet d’huile d’olive et le basilic cru émincé sur les assiettes.
(On peut même la servir le lendemain, car cette pappa est encore meilleure réchauffée !)





Bonjour chère Marie, quelle régalade en vue !
Merci pour cette recette.
Petite question : combien avez-vous planté de pieds de tomates pour avoir cette quantité ?
Bon courage pour la suite des récoltes.
Bien amicalement.
Une quarantine !
Merci en tout cas pour votre gentil message Anne-Marie 🙂
Bien amicalement aussi,
Marie
c’est impressionnant! il y a 20 ans, on croulait sous les tomates. Maintenant, on en a juste assez pour manger en saison. Impossible de savoir pourquoi! etmerci pour cette recette!
Dans quelle région habitez-vous Line? Car vous n’êtes pas la seule, apparement beaucoup d’autres personnes ont du mal avec les tomates depuis quelques temps hélas…
Bon courage !
Je suis dans le Jura, à 650m d’altitude. On a une serre depuis 5 ans. Avant on mettait tout dans le jardin, on avait des récoltes énormes. Ensuite les étés et fins de printemps ont été tellement aléatoires qu’on a mis une serre. Malgré compost+or brun, malgré l’aération, il y a toujours qqchose qui foire. Cette année, les tomates ont commencé à rougir plus tôt que d’habitude (juillet) et c’était bien prometteur. On est passés de la canicule au frais puis re canicule. On a des tomates (on est 5 et 7 à la maison) pour notre consommation courante, mais pas du tout suffisamment pour les congeler, ou faire de la sauce tomate. Une attaque fongique sous la serre, pas d’attaque fongique en pleine terre, mais pas de différence de production entre les deux.
Bonjour Marie,
Magnifiques photos de vos tomates . Et oui, chez moi aussi, elles donnent toutes en même temps. Mais comme j’ai mis des variétés plutôt petites, en variant les recettes (je rajoute la vôtre pour un de ces prochains jours ) , j’arrive à gérer. Je fais aussi des coulis que je congèle. Mais ça fait un petit moment que je m’interroge sur l’achat d’un déshydrateur. J’avais lu l’article que vous aviez fait à ce sujet. Mais ce que j’aimerais, c’est les conserver sèches, mais pas dans l’huile. Il m’arrive d’en acheter des italiennes conservées en sachet. Vous pensez que c’est possible de les conserver ainsi avec un déshydrateur maison ? Et les prunes, j’en ai tellement chaque année, vous les conservez comment une fois séchées ?
Merci pour le temps que vous consacrez chaque fois à nous répondre. Ça me touche vraiment .
Prenez soin de vous.
Oui, cela peut tout à fait se faire !
Une fois vos tomates salées et bien séchées, mettez-les tout simplement dans des bocaux hermétiques, elles s’y conserveront très bien (de même que les prunes).
Prenez bien soin de vous aussi Hélène 🙂
Marie
Coucou
Il y a 2 lignes pour l’ail…. 3 gousses puis 5 gousses?? Est-ce que l’une est mise à la place d’un autre ingrédient?
Merci pour la recette en tout cas,
Marie-Edith
Oui, c’était une coquille, je viens de corriger 🙂
Merci Edith !
Merci pour la belle recette
C’est très appétissant.
Une recette ancienne faite avec des ingrédients sains peu nombreux.
J’adore.
Je t’embrasse très fort.
Jacqueline
Merci Jacqueline, je t’embrasse aussi 🙂
coucou Marie,
Merci beaucoup pour cette recette qui a l’air bonne.
et merci pour toutes ces belles photos aussi. Ici, tout l’été j’ai pu enfin! récolter des tomates mm si plus tardivement que les autres années, elles ont été touchées par le mildiou (mais heureusement que ta recette était là, merci) et là, avec les dernières pluies, elles repartent de plus belles pour mon plus grand bonheur.
Merci encore pour tout
passe une douce journée
bises
Tu as vu comme un peu comme elle marche bien cette recette anti-mildiou? 🙂
Merci en tout cas pour ton retour ma chère Cendrillon, et plein de bises <3
Marie
Merci pour la recette, je vais tenter rapidement. Comme toi en début de saison on trépigne, et maintenant, on distribue à droite à gauche, pourtant on a moins de pieds que toi je pense… juste comme ça, combien de pieds de tomate dans ton jardin ?
40 !
Avec toutes sortes de variétés : 17 dans la serre, le reste en pleine terre dans le potager 🙂
Bonne après-midi à toi Raphaëlle !
Marie
Super recette simple et rapide pour consommer les très nombreuses tomates du jardin (les conserves de sauce tomate sont déjà faites et débordent du placard), je vais tenter pour le repas de ce soir, merci!
Merci Myrtille, et régale-toi bien 🙂
Miam miam… J’ai fait cette semaine ta recette (désormais incontournable chez nous l’été) de poêlée de tomates cerises au pain perdu, alors je sais d’avance que cette « pappa al pomodoro » va nous régaler. Surtout avec les tomates du jardin qui ont pris leur temps, mais qui arrivent enfin! Quel bonheur!
Simple mais efficace.
Je t’embrasse bien fort.
Merci Pat, je t’embrasse bien fort aussi !
(Régale-toi bien ^^)
Merci !
Merci beaucoup pour cette super recette .
Nous aussi avons beaucoup de tomates , ce sera super pour cet hiver .
Merci aussi pour le tuteurage des pieds , les photos nous donnent des idées , le « quadrillage » avec le bambou … En effet, nous ne trouvons plus de piquets en bois suffisamment solides et hauts pour nos tomates …
Merci pour toutes vos idées. Bien cordialement.
Par chez nous, il se fabrique encore beaucoup de piquets de châtaigniers, c’est solide et cela se conserve plusieurs années. Mais il y a aussi pas mal de bambouseraies où nous pouvons nous servir, là c’est gratuit, mais moins joli (j’aime mieux les piquets de châtaignier au jardin, c’est plus bucolique je trouve :))
Bon week-end à vous Marie-Noëlle !
Marie
Merci Marie! J’aime tellement les plats « pauvres » de la cuisine paysanne en général, et particulièrement de la cuisine toscane et aussi plus au Sud de l’Italie.
Chez nous on pratique avec joie l’utilisation du pain rassis avec des recettes de ce genre, mais comme on est en Suisse, ça peut être aussi une bonne fondue moitié-moitié, nettement moins « fin d’été » 😋
J’aime aussi la ribollita, et puis j’adore vos recettes
de A à Z
Mes tomates ont eu un peu de mal cette année, canicule, froid, puis météo clémente, finalement j’en ai eu beaucoup, mais pas celles dont je me réjouissais le plus, les Oaxacan et les Barbastro attaquées massivement par les punaises. Elles ont su choisir les meilleures….
Merci pour ce partage si gourmand et toujours vos magnifiques photos qui font rêver!
C’est moi qui vous remercie pour ce gentil message Monireh 🙂
Je suis en revanche vraiment désolée (et un peu inquiète) concernant les punaises… elles arrivent chez moi aussi, et je me demande bien comment nous allons encore devoir gérer ça au jardin bio dans les prochaines années !
Bon courage 🙂
Le pain a quasi absorbé la sauce. Mais euh !
J’ai eu la bouche en feu car mon piment était assez fort. La semoule a atténué l’effet incendiaire.
Merci Marie et bon retour chez toi.
Des bises ensoleillées.
Ah, moi je n’utilise que du « Gorria », il est parfumé mais assez doux, c’est mon piment préféré 😉
Des bises aussi Totoche !
Comme cette « pappa » fait envie ! Je me la mets sous le coude pour la réaliser dès que la saison arrive, je suis impatiente ! C’est tellement bon les tomates ! Mercie, mercie Marie !
Merci sans les « e »…. Pas assez dormi cette nuit…. Vive la ménopause…
Pas de souci 🙂, il nous arrive à tous de faire des petites fautes d’orthographe dans un moment d’inattention, moi la première 🤭
Ce n’est pas très agréable de devoir attaquer si tôt sa journée après une nuit blanche ou trop courte…, je compatis … Bon courage !🙂
Avec grand plaisir chère Lydia ! Je suis toujours très heureuse de recevoir de si gentils commentaires 🙂