Connaissez-vous les mûres ? (Pas celles de la ronce, les vraies, celles du mûrier ;))

Plus le temps passe, plus je comprends l’importance de penser son jardin de façon aussi nourricière que possible. Car lorsqu’on a la chance d’être responsable d’un petit bout de terre, savoir la faire bien « fructifier » au sens littéral du terme est presque une sorte de noble mission vis-à-vis de la société et de la biodiversité… mais de cela, je vous en reparlerai dans un article un peu plus « politique » qui est en train de mûrir dans ma tête (politique étant un bien grand mot, il s’agira juste de quelques remarques de bon sens à propos de notre mode de vie actuel car là, on marche vraiment sur la tête !).

Pour en revenir à notre sujet, je regrette par exemple que mon jardin soit littéralement envahi par tous ces lilas qui ne fleurissent que deux semaines par an (ladite « floraison » virant d’ailleurs vite à une teinte de papier toilette recyclé dès la première pluie printanière, ce qui limite encore davantage leur intérêt). Quand on y pense, ces fichus lilas prennent une place folle, boivent comme des trous, drageonnent à qui mieux-mieux en étouffant tout le reste et ne servent au final pas à grand-chose si ce n’est sentir bon et produire de belles fleurs sur une très courte période…

Petit à petit, et tout en gardant beaucoup de fleurs mellifères et nectarifères, j’aimerais donc remplacer tous les « oisifs » de mon jardin qui se contentent d’être beaux mais totalement improductifs (à l’image de certains idiots du showbiz ^^), par des congénères plus utiles et parfois tout aussi ravissants : un pommier en fleurs par exemple, c’est époustouflant au moins comme un lilas ou un forsythia au printemps, bien plus joli en automne quand les branches ploient sous les pommes, et au final ça produit des fruits  pour tout l’hiver…

Tout cela pour introduire l’histoire -que dis-je, l’épopée ! – de mon nouveau mûrier ^^

Chez mes parents dans le sud de la France, il y avait un énorme mûrier-platane devant la maison. Tout l’été, nous nous gavions ma petite sœur et moi de ses fruits si juteux et sucrés. On s’en tâchait joyeusement les doigts et les dents, c’était un vrai bonheur. C’est aussi à l’ombre de ce mûrier que remontent nos premières gamelles à vélo, que la Fiat Panda refusait de démarrer un jour sur quatre chaque hiver, que nos playmobils établissaient leurs campements de cowboys, bref, plein de souvenirs d’enfance mais je m’éloigne du sujet ;).

Du coup, en arrivant dans mon propre jardin il m’a semblé évident que le premier arbre à planter serait un mûrier. Mais devant la maison, la place idéale était déjà squattée par un catalpa (nommé très poétiquement « arbre à colombes » par l’ancienne propriétaire). Beau donc, mais non productif. On l’a déterré (il était encore jeune), offert à des amis qui en ont été ravis. Puis, alors que nous n’avions pas un rond à l’époque (mari au chômage, 4 enfants, je ne travaillais pas) on a presque vendu un rein pour acheter un mûrier platane de belle taille. Ce mûrier nous l’avons planté en grandes pompes (rien à voir avec la pointure 46 de mon mari, vous l’aurez compris), chouchouté du tonnerre, puis nous avons attendu avec impatience le printemps d’après.

Le fameux « mûrier-crétin », produisant des fruits qui se font hara-kiri chaque printemps…

Il s’est littéralement couvert de petits fruits verts… qui sont tombés sur le sol avant de mûrir. Nous avons pensé (pauvres ignares…) que cet arbre était encore jeune, qu’il produirait mieux l’année d’après. Mais après de 3 ans de ce même manège, nous nous sommes renseignés : il s’agissait d’un mûrier fruitless, c’est-à-dire programmé pour se délester de ses fruits bien avant qu’ils n’arrivent à maturité. Il paraît que maintenant tout le monde demande ça, histoire de ne pas salir sa bagnole avec les petites mûres qui tombent sur le pare-brise.

Mais là j’ai une question existentielle. Pourquoi, pourquoiiiiiiiiii les gens qui ne veulent pas de mûres sur leurs pare-brises ne plantent-ils pas tout simplement une des 17843 (au moins) autres variétés d’arbres sur Terre qui ne produisent pas de fruits ?

Bref, ce crétin de mûrier est là, il trône devant la maison et s’applique soigneusement depuis 18 ans à se débarrasser de tous ses fruits chaque printemps. Ce n’est pas de sa faute. Mais je lui en veux un peu quand même ^^.

Pour aggraver la situation, mon mari (qui s’est cassé les reins à aller chercher ledit mûrier de 3m de haut, qui l’a ramené sur la galerie du toit en tremblant qu’il ne s’envole sur l’autoroute, qui a déplanté le catalpa, creusé un cratère dans la glaise sèche pour replanter le mûrier à la place, qui le taille avec amour chaque automne, etc.) m’a bien signifié que non, on ne toucherait pas à un cheveu de « son » mûrier, même pas pour tenter de le greffer (il faut dire qu’avec mes expériences de greffeuse-gaffeuse balbutiante j’ai réussi à faire presque crever un prunier qui n’avait rien demandé à personne , mais je persévère ! ^^).

Depuis, je cherche donc un autre mûrier, l’oiseau rare qui produise des fruits, hélas introuvable dans les pépinières de ma région où la netteté des pare-brises semble le souci N°1 (d’ailleurs, à quand la production d’oiseaux hybrides constipés qui ne se soulageraient plus sur les pare-brises ? Ou de moucherons transgéniques renforcés au latex qui rebondiraient sans s’écraser ?).

Et ce printemps, eurêka !!!, je l’ai trouvé dans une des seules pépinières où je n’avais jamais mis les pieds. Il n’y en avait qu’un, il s’ennuyait là depuis 3 ans, ce n’était pas un mûrier-platane mais un mûrier blanc au port « pleureur » (morus alba pendula) mais du moment qu’il s’agit d’un mûrier qui produit des fruits pour moi c’est tout ce qui compte. Je l’ai ramené avec amour, il me chatouillait la nuque de ses petites feuilles et m’agrippait la main quand je passais les vitesses tant il était content de venir avec moi. Il a mis de la terre plein le coffre, fait pipi sur le tapis de la voiture, et j’étais presque aussi heureuse que le jour où j’ai ramené une brebis sur la banquette arrière (Bouclette, qui d’ailleurs se porte très bien en pension chez nos voisins au milieu des autres moutons, pour ceux qui me demandent régulièrement de ses nouvelles :))…

Mon amour de bébé mûrier, tout petit, tout timide entre le noyer et le cerisier, mais déjà couvert de bons fruits… Vous le voyez ou il faut que je vous l’entoure en rouge? ^^

Evidemment, il n’y avait plus une seule place libre de tout le jardin. Mon mari s’est presque enchaîné à « son » mûrier pour qu’on n’y touche pas. On a refait 8 fois le tour du propriétaire en envisageant toutes les possibilités, même les plus folles. Deux pommiers un peu « paresseux » ont tremblé devant nos regards critiques mais ont finalement été épargnés (que ça leur serve de leçon, parce que moi, je dis ça, je dis rien, mais j’aimerais bien aussi planter deux asiminiers un de ces jours…). Finalement, le mûrier de mes rêves a été planté à 2m du noyer sauvage, ce qui est vraiment l’endroit le plus imbécile que l’on puisse imaginer sauf que… ce noyer ne restera dans notre jardin : ses noix ne sont pas terribles, il va devenir démesuré, notre terrain est trop petit, et de surcroît le fiston chevrier a un hectare de bons noyers plantés sur sa ferme à 2km de chez nous ce qui règle définitivement la question de l’approvisionnement en noix.

Cet automne, nous couperons donc le noyer et notre mûrier pourra s’épanouir à son aise. Il a été planté juste contre la clôture du verger-parcours de nos poules, afin de pouvoir partager un peu la production (elles raffolent des mûres, les cocottes !).

Un petit mot maintenant (parce que j’ai déjà été un peu longue) sur la saveur des fruits de mûrier. Elle évoque beaucoup celle des mûres de ronciers, en moins acidulé. Elles sont bonnes dès qu’elles tournent au rouge foncé, mais encore plus sucrées cueillies bien noires. Les petites « graines » sont beaucoup plus fines et délicates que chez la framboise ou la mûre, et évoquent davantage les akènes de fraises. Avec les mûres, on peut réaliser toutes sortes de tartes, sorbets, confitures, gâteaux, mais c’est en les grappillant sur l’arbre qu’on en profite le mieux. Planté en avril, ce petit mûrier nous a déjà offert un mois de cueillettes et ce n’est pas fini !

Si vous cherchez les enfants Chioca (ou leur mère), commencez par aller voir sous le mûrier… on sera en train de chouchouter notre santé parce que les mûres, il paraît que c’est bourré d’antioxydants. Comme dans la betterave crue du reste, mais bizarrement les antioxydants des mûres passent beaucoup mieux 😉

Avec les mûres, mais aussi les autres petits fruits de mon jardin (groseilles blanches, groseilles à maquereaux, cerises, merises sauvages et cassis) j’ai réalisé cette tarte il y a quelques jours… je suis désolée mais je ne peux pas vous donner la recette, c’est pour un prochain livre :). Sauf si vous protestez vraiment trop ^^
Sous la crème fouettée au miel, un coulis de mûres, de cassis, d’amélanches et de framboises du jardin…
Contre toute attente, ce printemps 2022 aura aussi été généreux en cerises (les fleurs avaient pourtant essuyé une tempête de neige incroyable en avril…).
Merveilleuses petites fraises « Mara des Bois » de mon jardin, à propos desquelles j’ai d’ailleurs rédigé un article dans le dernier numéro du magazine Veir.
Et ces cassis… je suis folle de cassis, c’est un fruit d’une saveur tellement captivante quand il est bien mûr ! Petit clin d’oeil affectueux et reconnaissant à Hélène, Magdalena, Thomas et toute leur famille, qui nous ont offert il y a quelques années plusieurs boutures déjà bien productives… on se régale :). J’ai aussi filmé mes amélanches dans ce petit reel pour Instagram, mais oublié de les photographier et c’est un peu ballot car il n’y en avait pas beaucoup et mes « oiseaux ravageurs à couettes » se sont ensuite ruées dessus. Au moins ça aura fait des heureuses 🙂

Toc ! Toc ! Voilà les news...

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38 commentaires au sujet de “Connaissez-vous les mûres ? (Pas celles de la ronce, les vraies, celles du mûrier ;))”

  1. Bizarrement peu de personnes savent que les fruits se mangent. J’en possède un sur mon lieu de vacances en Vendée ,un chouette parasol d’une trentaine d’années il faut repérer les fruits avant les merles Il est taillé chaque hiver et atteint toujours une belle envergure Le mien est solo sur sa terrasse et oui ça fait des taches partout 😅. Longue vie au mûrier chioca !

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    • Merci Catherine 🙂
      Pour l’instant il est tout petit mais déjà bien productif, ça promet pour la suite…
      Bonne soirée à toi,
      Marie

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  2. Merci pour cette présentation, étant moi même en réflexion pour ajouter des fruitiers dans mon jardin ça me donne des idées.
    Et en plus c’est joli….

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  3. Longue vie à ton mûrier pleureur Marie. Pour ce qui est de la recette je fais partie de celles qui protestent 😅😅😅😅😅. Belle soirée Nicole

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    • Ça ne m’étonne pas ^^
      Mais pas de souci, je vais essayer de la poster sans trop tarder (ce sera probablement sur Instagram).
      Des bises, et bonne soirée à toi Nicole,
      Marie

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  4. Merci Marie pour ce joli article découvert avant d’aller me coucher. Grâce à lui, je vais faire de beaux rêves. Bacci

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    • Bientôt, mais sur plutôt Instagram car je n’aurai pas le temps de faire un post sur le blog avant mon départ en vacances… 😉
      A très vite Marion 🙂
      Marie

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  5. Bonjour, merci pour cet article. J’ai un amelanchier au jardin et n’ai découvert que cette année que les baies sont comestibles! On laissait tout aux oiseaux… par contre, je ne connais pas de recette pour les cuisiner… donc votre recette serait un plaisir à la maison.

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    • Moi aussi, j’ai découvert ça ce début d’été! Marie, s’il te plaît une petite recette! J’ai mis les dernières dans une confiture car elles avaient déjà un peu sécher.

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    • En fait, l’amélanche peut se cuisiner exactement comme les myrtilles : en confiture, en tartes, en gâteau, en sorbet, en muffins… c’est toujours un régal 🙂
      Bonne soirée Nadine,
      Marie

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  6. Bonjour Marie,
    Hélas je crois qu’il n’est pas besoin de créer des moucherons transgéniques pour qu’ils ne s’écrasent plus sur les voitures, il n’y en a déjà tellement plus sur nos parebrises 🙁
    Je connais le mûrier platane, mais c’est seulement il n’y a pas si longtemps que je sais que les fruits sont comestibles ; les mûres de mon enfance sont plutôt celles de la ronce, avec lesquelles ma mémé faisait de délicieuses gelées 🙂
    Bises
    Steph

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    • Celles de la ronce sont délicieuses aussi, mais elles arrivent plus tard en saison alors entre temps on patiente avec celles de l’arbre 😉
      Des bises Steph 🙂
      Marie

      Répondre
  7. Bonjour Marie,
    Quel bonheur de te lire !! Comme toi, l’idée du jardin nourricier fait son chemin. Je nous reconnais assez dans tes anecdotes. Monsieur Bidule serait prêt parfois aussi à s’enchaîner à certains de nos arbres décoratifs lorsque je commence à aborder le sujet 😄. Il n’était pas très chaud (carrément sceptique oui !) Face à ma nouvelle tentative de potager mais est le premier à se réjouir de voir que cette année il produit enfin. Heureusement, sa moitié (moi !) a de la suite dans les idées, s’y accroche comme une moule sur son rocher 😂. Merci Marie pour ce que tu m’apporte avec tes témoignages en toute simplicité mais tellement pleins d’amour et de tendresse pour les tiens

    Répondre
    • C’est moi qui te remercie Ghislaine pour ton si gentil message, je suis vraiment très touchée 🙂
      Je te souhaite un bel été au jardin,
      Marie

      Répondre
  8. Bonjour Marie
    Merci pour ce bel article ! Avec le lias je fais un sirop de lilas.
    Facile et délicieux avec des glaces, fromage blanc, etc.
    A bientôt

    Répondre
    • Oui, c’est vrai, il y a le sirop 🙂
      Mais j’aime encore mieux les fruits que l’on peut croquer directement sur l’arbre, sans trop passer de temps en cuisine 😉
      Bonne soirée à vous Cath,
      Marie

      Répondre
  9. Bonjour Marie,

    Mon mari rêverait d’avoir un mûrier à fruit dans le jardin qui lui rappelle à lui aussi ses souvenirs d’enfance. Nous ne l’avons pas fait car nous pensions que ça ne supporte pas le froid. Nous vivons en zone montagnarde à 500m d’altitude. Est-ce que nous nous sommes trompés ? La variété que vous avez choisi est-elle compatible ? Mon péché mignon à moi ce sont les nectarines. Il me semble que vous en avez également planté un. En êtes vous satisfaite?
    Merci pour ces articles bourrés d’humour, de gourmandise et de belles photos.

    Répondre
    • Oui, il paraît que ça ne gèle pas. J’espère que je ne serai pas déçue car ici il fait parfois -15 l’hiver ^^
      Bonne soirée Marion,
      Marie

      Répondre
  10. Ah, les arbres fruitiers…Entre ceux que nous avons plantés (trop près parfois les uns des autres) et ceux qui poussent spontanément (pêcher dans la cour des poules) les discussions sont toujours animées. Un abricotier est en sursis depuis deux ans, mais je pense que cette année il va être sacrifié.
    Notre noyer a été déraciné par une tempête il y a quelques années, et redressé par un voisin-ami qui est chauffeur de camion et mon mari (ils l’ont attaché avec des cordes puis remis sur pied à l’aide du camion!) , puis re-déraciné et re-redressé par le même ami. Bref: depuis, les noix sont moins abondantes et parfois tombent avant d’être consommables. Mais mon mari y tient comme à la prunelle de ses yeux…
    Quant au mûrier, j’en ai planté un le long de la cour des poules (j’avais lu qu’elles en raffolent, et du coup nous partageons) et je l’avait entouré d’un framboisier et d’un myrtillier : il ne reste plus que le mûrier, il a évincé ses voisins. En revanche, lui, il est plus qu’envahissant et il faut le tailler. Mais grâce à lui je fais ma confiture de mûres tous les ans : inestimable pour moi.
    Tu as raison quand tu dis qu’il faut privilégier le côté nouricier du jardin : Pierre Rhabi dans un de ses livres disait qu’on est pas à l’abri d’une famine, et que les grandes villes devraient avoir une ceinture de maraichers autour pour nourrir la population. Malheureusement, l’actualité lui donne cruellement raison.
    J’arrête là! je pourrais disserter pendant des heures sur le sujet !
    Bisous

    Répondre
    • Oui, ce Mr Rhabi avait beaucoup de bon sens sur tout un tas de choses, paix à son âme…
      Autour des villes, on ferait effectivement mieux de planter des légumes que des magasins de babioles superflues en direct de Chine. Mais bon, va faire comprendre ça à tous ces pauvres gens qui ne se posent pas assez de questions, et dont le summum du bonheur consiste à aller faire du shopping le samedi après-midi…
      Des bisous aussi Pat 🙂
      Marie

      Répondre
  11. J’apprends plein de choses sur ce blog! Je ne savais pas qu’il y avait des mûres comestibles (et bonnes!) qui poussent dans les arbres. Même si j’avais croisé un mûrier je n’aurais jamais osé cueillir ses fruits, parce que pour moi les mûres poussaient seulement dans les ronces.
    Je me joins aux protestataires pour la recette de cette tarte magnifique et ô combien appétissante! 😉

    Répondre
    • ^^
      Je la posterai bientôt sur Instagram, car je crois que je n’aurais pas le temps d’écrire un article de blog avant mon départ en « congés » d’ici quelques jours…
      Des bises AC 🙂
      Marie

      Répondre
  12. J’ai grandi avec des mûriers, je vivais dans une très vieille maison, une ancienne magnanerie dans la Drôme provençale. Et ça pousse même ici, par contre comme toi, celui que j’ai dans mon jardin n’a pas de fruits, mais il y en a plein tout autour, donc pas bien grave. Tu sais qu’on peut faire du café avec les graines du catalpa? Merci pour la belle tarte, ce sera pour plus tard, le Minnesota se rattrape bien mais on est quand même 2-3 semaines en retard par rapport au sud de la France 🙂

    Répondre
  13. J’ai ramassé les mûres dans ma bonne ville de Rennes. une expérience amusante, les gens s’arrêtent, s’étonnent, goutent avec appréhension. Mon mari est sympa, il porte l’échelle et grimpe tout en haut. Mais par contre les mûres chauffées perdent leur gout et j’ai jeté les deux pots de gelée que j’avais fait. Alors, murier blanc plutôt que murier noir ?
    Je rêve d’avoir des grands lilas, qui me rappellent la fin de l’école et mon enfance, mais aussi un noyer et deux asiminier. J’ai trouvé la place des amélanchiers et je vais virer les groseilliers qui ne se plaisent pas dans les terres sableuses du golfe du Morbihan pour essayer les casseilles. Merci Marie pour tes essais.

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    • Chez moi c’est un mûrier blanc, mais je n’ai pas eu à me poser la question ^^
      J’ai aussi planté un casseille mais pour l’instant il ne produit pas. L’an prochain peut-être.
      Bonne soirée Isabelle,
      Marie

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  14. Bonjour Marie, il y a, dans le petit village des Pyrénées catalanes ou je passe mes vacances, une auberge installée dans une vieille ferme dont les champs alentours sont remplis de ces muriers platanes. Une cousine âgée nous a raconté que petite, elle et tous les enfants du coin d’ailleurs, élevait des vers à soie, et les feuilles de ce murier constituent la nourriture principale du ver à soie. c’est pour cette raison que cet arbre si répandu autrefois, est tombé quasiment dans l’oubli: on ne tisse plus la soie en France désormais. Ce jour là, mes enfants avaient obtenu du restaurateur le droit de se gaver de ces fruits délicieux. Mais depuis, pas fou, il en fait des desserts qu’il propose à la carte!

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    • Tu vas rire mais moi aussi j’ai élevé des vers à soie… à l’école, quand j’étais petite ^^
      La maîtresse en avait adopté pour nous montrer l’évolution avec le petit cocon et tout et tout, parce qu’il y avait plein de mûriers dans la cour de l’école pour nourrir les petites bêtes. Et le week-end, les enfants qui avaient un mûrier chez eux (dont moi) emportaient à tour de rôle la boîte des vers à soie pour les nourrir, c’était génial ^^
      Bonne soirée à toi Sophie,
      Marie

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  15. Merci Marie ! Vive Marie ! Vivent et prolifèrent les mûriers ! Dans le genre, j’ai un pied de mûroise. Ce n’est pas arbustif et ça fait de longues tiges sans épines, mais le fruit…hum…. le fruit bien mûr, juste avant d’être TROP mûr, quel délice ! Je le recommande ! A palisser sur une clôture, par exemple ! Et les longues tiges donnent plusieurs années.

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  16. Coucou Marie je ne lis ton article que maintenant mais j’ai adoré oh là là qu’il est beau ton petit murier qui va devenir grand
    on a aussi un mûrier platane mais c’est vrai ça ne donne pas de fruits et cette année on est gâté en fruits si tout se passe bien on a des figues (j’adore les figues) on a eu quelques framboises (il est jeune) il y a des poires pommes pêches on a eu des groseilles et des groseilles à maquereaux, on s’est régalé. quelles belles tartes appétissantes la famille Chioca a fait hum…… merci merci pour tout ce que tu fais je me répète mais je suis sincère à chaque fois j’aodre tes articles sur la cuisine le jardin ton humour (tu es ma bulle d’oxygène, ma bulle de lérèreté, et tu m’apprends tellement de choses Bref je t’adore autant que tes articles.
    Je t’embrasse fort
    Jacqueline

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  17. Comment ne pas rêver devant ce jardin gourmand. Et ces gâteaux… Je me demande souvent, maintenant que j’essaie de faire en sorte de passer un maximum à l’IG bas et me régale à chaque fois ainsi, comment faire pour remplacer ce qui serait riche en cholestérol dans tous ces beaux gâteaux ? Alors que malheureusement, je suis désormais obligés de faire très attention. Mais Tous les dimanches, petite entorse à mon régime, je réalise vos délicieux Pancakes trouvés dans un de vos livres. Merci … pour tous ces moments délicieux et ce si beau jardin.

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  18. Un régal assurément.
    Je regrette de ne pas avoir acheté de terrain autour de chez mes parents à l’époque, il y a un lotissement mais maintenant j’aurais pu planter un verger par exemple.
    Nous avons de gentils voisins, c’est le principal.
    Merci Marie, je me gave de cerises acerola du jardin en Guyane pour la vitamine C.
    Des bises

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  19. Bonjour,
    Nous avons planté deux muriers il y a une vingtaine d années.
    Les deux ne produisent pas de fruits, les « chatons » tombent au printemps!
    On avait demandé à avoir des muriers fructifères, ce n est pas le cas mais ce sont des muriers qui ont des plus grandes feuilles et on profite de leur ombre tout l été…On s y retrouve malgré tout

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