Ce site vit grâce à vos soutiens ! – devenir soutien

Le nez dans les roses… pour se « consoler » d’une grosse tuile

Juste avant ce long week-end de Pentecôte (et pour me changer un peu les idées suite à un souci dont je vous parle plus loin), j’ai eu envie de publier un « article-flânerie » un peu léger, romantique et futile, enfin, peut-être pas si futile que cela tant le BEAU nous fait de bien à nous, êtres humains.

Mon grand regret est de ne pouvoir vous faire sentir le parfum de ces roses, mais remarquez que pour une fois, je partage avec vous cette petite frustration ^^. Ayant en effet contracté un rhume ca-ra-bi-né (joyeux mélange d’un petit virus printanier et du rhume des foins car le voisin vient juste de faucher la prairie d’un hectare qui jouxte notre maison) je ne sens rien mais alors RIEN du tout. Au petit-déjeuner, j’ai littéralement transformé mes tartines en charbon avec, non pas ma baguette magique mais mon grille-pain, et c’est le détecteur de fumée qui me l’a annoncé vu que mes narines étaient en grève.

Bref, je vous ai déjà parlé de mes roses ICI et ICI (entre autres) mais puisque je reçois encore quelques questions à ce sujet je suis sortie de bon matin, appareil photo en main, pour immortaliser les courageuses précoces qui ornent déjà mon jardin depuis plusieurs jours (les autres arrivent bientôt, toutes les roses ne sont pas aussi pressées de montrer leur jolie tête).

Les sublimes pistils de la rose à fleur simple ‘Yann Arthus Bertrand’

Ce fut un moment délicieux, mais pas aussi « parfait » que je l’espérais. Déjà parce que pour une fois mes roses ne sentaient rien ^^ , ensuite parce qu’EDF travaille sur les lignes en ce moment : nous avons donc 3 monstrueux groupes électrogènes plantés littéralement en face de la maison. Ils alimentent tout le quartier en électricité depuis lundi dernier, et nous avons l’impression qu’un semi-remorque au moteur allumé stationne perpétuellement devant le portail. On va finir par faire une intoxication au monoxyde ! ^^

Bon, ça histoire de râler un peu « pour le principe » car en vrai le soleil était délicieux, le chant des petits oiseaux matinaux au rendez-vous, et ma tête un peu vide qui sonnait d’une nuit de quasi insomnie s’est trouvée reposée de ce petit moment au milieu des roses.

Je pense que nous sous-évaluons tous le bien que la nature en général, le jardin en particulier, peut faire à notre santé physique et mentale.

Boscobel (Austin) devant le mur de ma maison

Il faut toutefois que je vous dise : il m’arrive une de ces tuile au jardin… peut-être la plus grosse depuis 20 ans (car non, la « tuile » annoncée dans le titre de cet article n’est évidemment pas le rhume de cerveau, ni les groupes électrogènes de paquebot devant le portail, encore moins les tartines brûlées, ça c’est juste la vraie vie^^).

L’an dernier un de mes poiriers est mort en quelques semaines à peine. Sur le moment j’avais suspecté un « dévorage » de racines par les rats taupiers (cela est déjà arrivé) mais au final le diagnostique s’avère beaucoup plus grave : cette maladie (car s’en est bien une) qui a fait noircir les feuilles puis mourrir mon poirier ‘Comtesse de Paris’ en quelques semaines était… le feu bactérien !

Ceux d’entre-vous qui connaissent ont déjà les cheveux dressés sur la tête n’est-ce pas?

Et ce qui devait arriver arriva ce printemps : presque tous mes poiriers, mais aussi mes 5 magnifiques plus gros pommiers si productifs (tous vieux de plus de 20 ans) sont touchés. La maladie s’est déclarée il y a quelques jours, après 2 semaines de pluie incessantes, cela a été fulgurant.

J’ai aussitôt identifié le problème (dommage d’être passée à côté l’an dernier !) : fort heureusement, nous n’avons aucun verger professionnel (ni même particulier) autour de chez nous, sinon je crois que pour le bien commun je me serais sentie forcée d’arracher mes arbres et cela m’aurait serré le coeur à un point difficile à imaginer.

Car le feu bactérien est très très grave. Il touche tous les fruitiers de la famille des rosacées : pommiers, poiriers, cognassiers, nashis, néfliers, sorbiers, j’ai presque tout ça chez moi 😭, et je les AIME mes petits arbres.

Nous avons donc taillé et brûlé TOUTES les branches touchées, ce fut littéralement un travail de titan. Il a fallu sacrifier des ramures toutes chargées de petites pommes, un crève-coeur. Presque rabattre jusqu’au tronc mon vieux pommier « Reinette » qui produit les meilleures pommes du monde… j’ai l’impression un peu poignante d’être en train de préparer mes arbres pour une chimio 😔 .

Car le combat va être rude.

Au programme, pulvérisation aux huiles essentielles anti-bactériennes et propolis tous les 15 jours jusqu’à août (le feu bactérien cesse de se propager au coeur de l’été), intercalées avec des pulvérisations de petit lait et de divers purins afin de renforcer les défenses naturelles mais aussi « soigner » les feuillages qui vont être un peu malmenés par les huiles essentielles. Je vais en plus leur placer des perfs de propolis (méthode Eric Petiot). Puis, à la chute des feuilles cet automne, reprise des traitements, curage des éventuels chancres, et bouillie bordelaise sur le bois au repos (pas le choix…).

Heureusement mes arbres sont forts. Cela fait des années que je les traite bien, que je les nourris comme il faut, ils vivent dans un environnement propice, ensoleillé, très diversifié. Ils vont guérir, je le sais, et au delà de l’immense galère (moquez-vous un peu si vous voulez, mais pour moi ce fut réellement un choc) et bien je me dis que ce sera une expérience à partager avec le monde de l’arboriculture bio. Je sais déjà qu’aux USA, des tests à l’huile essentielle de thym ont été réalisés en grande ampleur sur des vergers très malades, avec de bons résultats, mais les infos sont très limitées hélas.

Vous allez me dire « Mais pourquoi tes arbres Marie, tu en prends si soin? ».

C’est ainsi. Le feu bactérien est propagé par les aubépines, or le talus qui sépare mon jardin de la route est littéralement bourré d’aubépines. Si j’avais eu l’info plus tôt, on les aurait remplacées par d’autres buissons sauvages. Et puis le poirier ancien ‘Comtesse de Paris’ devait être particulièrement sensible puisque c’est par lui que tout a commencé (il est pourtant planté en conditions idéales). J’en parlais l’an dernier avec Rémi Kulik, un permaculteur chevronné : parfois, lorsqu’on veut cultiver un jardin sans pesticides, il n’est pas si cohérent de se tourner vers des variétés trop anciennes. Car certaines sont hyper résistantes certes, mais d’autres au contraire ne sont plus du tout aptes à affronter les « nouvelles » maladies et ravageurs.

Et puis le feu bactérien se transmet via le butinage et le vent, or chez moi ça bourdonne d’insectes ET une petite brise souffle presque tous les jours (c’est d’ailleurs si agréable !). J’ai aussi remarqué des poiriers malades autour de chez moi, je n’avais pas osé le signaler à leurs propriétaires mais maintenant je vais assurément le faire.

Pour le moment, beaucoup de mes poiriers les plus précieux (‘Guyot’, ‘William’…) ne sont pas encore touchés, le jeune nashi, le jeune sorbier et le néflier non plus. Du côté des pommiers, le petit ‘Akane’ que je viens de greffer à l’anglaise, le jeune ‘Pendragon’ et le magnifique ‘Appletini’ se portent très bien mais tous les autres (Royal Gala, Braeburn, Belle de Boskoop et Reinette) sont gravement malades. Magnifiquement sains au printemps, ils ont été dévastés en seulement quelques jours. Comme brûlés. C’est vraiment un « feu » bactérien.

Et cela leur arrive juste quand je venais enfin de les débarrasser, depuis 2 ans, de la moniliose, de l’oïdium et de la tavelure qui les enquiquinaient depuis si longtemps. La roche tarpéienne est décidément bien proche du Capitole…

Maintenant voilà mes arbres chéris affublés d’une coupe de cheveux para-commando, et nous allons nous battre côte à côte pendant des mois, moi un pulvérisateur de 15l sur les épaules, eux avec leurs grandes racines capables d’aller chercher loin, dans ce sol fertile, les ressources intérieures dont ils auront besoin pour affronter une maladie à mortalité élevée, mais dont les chances de survie augmentent beaucoup si on agit bien.

Moi qui avait clamé haut et fort ce printemps que j’en avais « ma claque » de me balader avec un pulvérisateur sur le dos, je vais être servie ^^. Je vous tiendrai au courant bien honnêtement et sans rien vous cacher de la vérité, comme je l’ai toujours fait.

Et en attendant, entre deux pulvés je préfère faire l’autruche en plantant mon visage, non pas dans le sable mais dans mes roses, mes magnifiques roses qui ne reçoivent aucun traitement (jamais !), et me comblent depuis des années.

Allez, ça va aller…

On lit parfois que les rosiers David Austin ne vivent pas très longtemps, mais dans la pratique je constate exactement le contraire : ‘Teasing Georgia’ est toujours aussi beau depuis 20 ans, sans le moindre entretien.

Et non, pour répondre à votre question je ne posterai pas aujourd’hui de photos du feu bactérien parce que je n’ai pas franchement le coeur à ça. Un peu plus tard peut-être, quand mes arbres iront mieux…

Profitez de codes de réduction exclusifs chez les partenaires de ce blog !

Toc ! Toc !
Voilà les news…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Bah comme si tu n’avais rien à faire ! Zut alors pour tes arbres fruitiers. On comprend mieux pourquoi le bio est cher: cela demande tellement d’investissement(s) et de surveillance !
    Merci pour cet article et pour tes belles roses. Les miennes aussi m’enchantent et ravissent les visiteurs.
    À bientôt Marie.

  2. Bonjour Marie
    J’ai eu ce problème il y a quelques années sur des kiwis. Je n’ai pas pu les sauver
    Mais avec tes « 2 brouettes  » ils vont s’en sortir.
    En attendant ces roses j’adore celle de David Austin.
    Amicalement
    Christine

  3. Binsoir
    Merci pour ces écrits et ces infos accompagnés de vos merveilleuses photos … grande fan devant l’éternel … admirative voire envieuse … j’ose le dire ici bas 🙏🏼🌸
    Gratitude pour vos partages ici ou sur Insta … Veroveha Insta

  4. Bonjour, pourriez-vous mettre quelques photos des premiers symptômes du feu bactérien ?

  5. comme je vous comprends nous avons un jardin et nous aimons nos fleurs nos arbres
    se promener dans son jardin est un bonheur sans pareil
    il m’arrive de parler à mes fleurs voilà
    c’est bête mais c’est comme ça bon courage
    sd

  6. Bon courage Marie. J’espère que vous gagnerez ce combat !
    Je suis bien d’accord avec vous, contempler la nature peut apaiser les corps et les coeurs.
    Merci pour ces belles photos de vos magnifiques rosiers 😍♥️♥️
    Bon Week-end à vous ! ✨

  7. Oooooh, je suis franchement désolée pour toi Marie quand je vois le soin que tu apportes à ton magnifique jardin!
    Je vois déjà à quel point je suis contrariée quand je vois les grosses pattes de mon labrador piétiner les parterres, ce doit être un véritable crève coeur pour toi de voir la maladie s’attaquer à des arbres que tu soignes depuis 15/20 ans avec amour, je ne peux que compatir +++

  8. Oh Marie, je suis désolée pour vous. Oui c’est une très grosse tuile mais on sent dans vos paroles que vous avez des ressources et que vous avez confiance. Mais bien sûr , çà demandera beaucoup d’énergie. Bon courage à vous.

  9. Je suis vraiment navrée et comprends votre désarroi…
    Courage pour le combat à mener!
    Annie.

  10. Bonjour Marie. De quelles huiles essentielles parles-tu? J’ai un abricotier qui frise au bout des branches. Et l’zn dernier, les abricots étaient couverts de pustules marron. Un champignon. Merci pour tes conseils. Anne-Marie. Je me suis inscrite au manoir cet été. Très contente

  11. Bonjour Marie,

    Oh quelle horreur ! Il y a des maladies qu’on redoute particulièrement au jardin vu leur brutalité et rapidité, et le feu bactérien en est une, j’en ai entendu parler depuis toute petite, et il me semble que la vente d’aubépines avait même été interdite à un moment, tant cette saleté de maladie faisait des ravages… J’espère vraiment que tes arbres vont s’en sortir.
    Mes fruitiers sont tout jeunes et je suis un peu parano avec eux, chaque jour je les regarde… et avant-hier paf, un jeune prunier d’ente s’est fait arracher l’écorce. C’est la première fois qu’une bestiole , lapin ? Chevreuil ? s’attaque à un de nos arbres et du coup, on ne l’avait pas protégé. J’espère qu’il s’en sortira… L’an dernier, une branche de l’abricotier s’est brusquement desséchée , je l’ai coupée et dieu merci, il se porte à merveille. Mais j’ai toujours une angoisse avec les arbres. Au potager, au moins , mes ravageuses sont clairement identifiées, ce sont les limaces qui se sont déchaînées. J’espère que ce temps chaud et sec qui est arrivé, va les calmer.
    Je te souhaite plein de courage face à ce coup dur. Je suis sûre qu’avec tout l’amour et les bons soins que tu leur portes, ils vont s’en sortir…

    1. Du coup, j’ai oublié de te remercier pour ces belles photos de roses 😇 . Regarder et respirer le parfum des miennes est toujours un enchantement, alors j’espère que tu retrouveras vite ton odorat

  12. Ohlala pov’Marie ! J’ai un verger pro et les premières années, le feu bactérien, c’était ma hantise….bon ça l’est toujours un peu mais je ne frise plus l’infarctus dès que je vois deux feuilles noires…
    Le verger est – bien sûr – en bio… très diversifié…et c’est vrai que c’est compliqué, exigeant, mais passionnant. J’ai eu le privilège de faire un stage chez Éric Petiot et j’essaie d’appliquer au mieux ses enseignements…et les tiens aussi.
    Bravo pour TOUT, vraiment tout…merci et courage 😉

  13. Oh là là, désolée pour vous 🙁
    Je viens de découvrir cette maladie en cherchant de mon côté pour un poirier malade aussi, et je soupçonne la même chose.
    Bon courage 🙄

  14. Laisser la nature suivre son cours ? Je me pose la question. Laisser le feu bactérien accomplir ses méfaits ? Je me pose la question…
    Est-ce que le feu bactérien est une erreur de la nature ?

  15. Bonjour, je compatis énormement, j’ai eu le feu bactérien dans mon jardin du midi, cotoneaster, amandier, abricotier, prunier poirier etc tout a été touché en 2 semaines, plus d’arbres fruitiers, je ne connaissais pas . Je n’ai plus replanté d’arbres fruitiers car des aubépines il y a en a plein la campagne autour.
    Je vous souhaite bon courage pour enrayer cette galère.

  16. Chère Marie,
    Ils en ont de la chance tous ces arbres malades d’été chez toi! Tu les soignes avec tellement d’attention.
    Bon courage et surtout pleine réussite dans ce combat.
    Bien dommage que je ne puisse renifler les merveilleux parfums des roses.
    Chez nous le grille pain a fait une grosse maladie fatale, et le pain est resté congelé plutôt qu’en cendres. Ils est bien plus facile à remplacer que tes magnifiques arbres.

  17. Comme je suis triste pour toi ma chère Marie et tous ces arbres fruitiers attaqués par la maladie. J’espère de tout coeur qu’ils vont guérir, mais comme ils savent que tu t’occupes d’eux avec amours nul doute qu’avec tout cette énergie positive ils vont croître de nouveau et retrouver leur fière allure habituelle. Bon courage, ma chère Marie, l’infirmière de la nature, elle te le rend bien. Des bises et belle journée

  18. Je n’ai ni verger ni potager , à mon grand désespoir. J’habite a Nyons ,dans la Drôme,sur une ancienne propriété viticole. Ma terre est pauvre , rocailleuse et dure . J’ai essayé de planter des tomates ,j’ai acheté du terreau , du fumier composté,des piquets…..J’ai acheté des plants greffés…Un investissement d’une centaine d’euros…Pas une seule tomate …Maladies diverses et variées, soleil brûlant…ont eu raison de mes beaux projets…
    Perrette et le pot au lait … Je vais acheter mes légumes dans les fermes voisines …
    MAIS…j’ai un jardin d’ornement magnifique planté d’une centaines de rosiers ,de plantes vivaces , d’arbustes a fleurs et d’annuelles…Jardiner est aussi indispensable que respirer
    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt vos articles sur les roses .Et j’aimerais ajouter le nom de quelques rosiéristes de talent .D’abord Jean Lin Lebrun de la maison Mela Rosa ,pour la création de rosiers extraordinaires et résistants a toutes les maladies , puis Lens créateur belge très talentueux. Un rosier planté a racines nues en automne ressemble a un rosier de un an acheté ailleurs.
    Merci pour vos articles,votre humour et votre bonne humeur

  19. Bonne chance dans la lutte contre le feu bactérien.
    Et bravo pour ces rosiers magnifiques
    Cathws

  20. Bonsoir Marie ,
    le beau n’est pas futile , vous avez raison.
    La beauté , notamment la nature , les fleurs , peuvent être quelque fois une ressource pour continuer à vivre. C’est mon cas , après la mort de mon fils à 32 ans
    je me suis raccroché à la beauté et toujours encore cela m’aide à continuer à lui survivre.
    Après tant d’efforts au quotidien voir ses arbres souffrir et ne pas baisser les bras demande beaucoup de travail et de volonté.
    Je n’ai pas de jardin , juste un petit balcon que je fleurie , c’est déjà un peu de travail , mais quand je regarde et je lis sur votre blog , je suis admirative de ce que vous réalisez et je peux comprendre un peu ce que vous vivez en ce moment.
    Je partage avec vous cette phrase de René Char « Dans nos ténèbres , il n’y a pas de place pour la Beauté.
    Toute la place est pour la Beauté « 
    Merci pour ces si belles roses qui sont un véritable cadeau pour nous , alors que vous traversez une période difficile.
    Je pense à vous
    Françoise

Vous avez aimé ? Découvrez aussi :

Déjà soutien ? Se connecter afin de ne plus voir ces messages

Ce blog vous est utile ?

Son contenu est gratuit, mais son fonctionnement occasionne beaucoup de frais chaque mois, et me coûte aussi des dizaines d’heures de travail. Pour continuer à écrire et créer ici à votre intention, j’ai besoin de vos soutiens.

Mais où sont les cookies ?

Parce qu’il n’est PAS financé par la vente et l’exploitation de vos données😮, ce site ne collecte pas de cookies marketing …😇

Cela vous laisse LIBRE de le soutenir autrement si vous le pouvez.

Déjà soutien ? Se connecter afin de ne plus voir ces messages