Je réalise souvent ici des petits « zooms » sur tel ou tel sujet méritant d’être mis en lumière : un légume à la fois beau et productif, un fruit original et délicieux, une fleur facile à vivre, une race de poule particulièrement rustique, un traitement naturel efficace, etc. Mais ce ne sont là que des détails de mon jardin, et il est important parfois de prendre du recul afin de reconsidérer l’ensemble. Or aujourd’hui, on va prendre vraiment beaucoup de recul, et même quitter l’échelle du jardin…
On entend beaucoup utiliser le mot « permaculture », et parfois de façon très réductrice, mal comprise, ce qui est bien dommage.
Le souci, c’est que lorsque vous demandez à un « mordu » de permaculture ce qu’est exactement la permaculture, son cerveau va buguer… non pas qu’il (ou elle) ne connaisse pas bien son sujet : c’est exactement le contraire. Plus on le connaît ce fameux sujet, plus on s’aperçoit combien il est riche, vaste, nuancé, vivant, flexible en fonction des situations, et donc impossible à « enfermer » dans quelques mots.
Voici, pour ma part, la façon dont je définirai le mieux la notion de permaculture :
Il s’agit d’un art de vivre permettant de produire de la nourriture saine en abondance sur un petit espace, tout en régénérant le monde vivant.
Et s’il fallait que ce soit plus court encore je dirais :
Produire sainement en régénérant le système plutôt qu’en s’adaptant à son déclin.
Vous allez comprendre 🙂
Chaque mot a son importance.
=> « Art de Vivre » plutôt que « méthode » :

Car la méthode est quelque chose d’un peu figé, contrairement à l’art de vivre. On peut pratiquer quelques principes de permaculture dans son potager uniquement, ce qui est déjà très bien. Ou l’embrasser entièrement, vivre et penser en permaculteur ou permacultrice dans chacun de ses choix. Cela n’a rien de révolutionnaire en soi. C’est plutôt un retour aux sources, à ce monde paysan ancestral pétri de bon sens, pas celui prôné depuis les années 50, non, celui en vigueur depuis le néolithique (au moins), totalement lié aux forces de la nature avec lesquelles l’être humain vit en grande affinité malgré les difficultés.
Pour ma part, voici un résumé des quelques concepts de permaculture (certains décrits par les « pionniers » tels Bill Mollison, David Holmgren, Pierre Rabhi, pour ne citer qu’eux…) qui me parlent vraiment, que ce soit au jardin ou dans ma vie de tous les jours :
–La sobriété heureuse. « Ce n’est pas « avoir » ni même « faire » qui rend heureux, mais « être ».
–Chercher à produire en abondance : la permaculture ne doit pas être juste poétique, politiquement correcte et toute pétrie d’idéalisme un peu perché. Mais très pragmatique : « On ne travaille pas le ventre vide ».
–Respecter et même « savourer » avec délice le cycle des saisons.
–Envisager chaque « déchet » comme une ressource potentielle.
-Observer la nature pour en tirer des leçons.
-Considérer son jardin comme une potentielle micro-ferme, ou du moins comme un petit système intensif, vertueux et résilient où « chaque élément remplit plusieurs fonctions et chaque fonction est assurée par plusieurs éléments ». Mais aussi où chaque élément est placé en relation avec les autres (exemple : la haie vive composée de plusieurs espèces différentes produit des petits fruits, mais aussi des fleurs pour les butineurs, de l’ombrage, un effet de lisière, un abri pour la faune auxiliaire, des feuillages pour nourrir les poules quand l’herbe est sèche, une protection contre le vent, un moyen de produire de « l’eau verte » -voir plus loin-, de la biomasse qui servira à fertiliser le sol du potager ou le pied des jeunes fruitiers. Etc.)
-Maximiser les « effets de lisière », véritable interface entre deux milieux où la vie abonde particulièrement. La nature a horreur des monocultures et plantations trop « lisses », qui sont le commencement du processus de désertification.
-Raisonner en « kilomètre alimentaire » plus qu’en idéalisme trop dogmatique : bien sûr qu’on rêve tous d’un écosystème si parfait qu’il n’y aurait plus besoin d’intervenir, mais avant d’y arriver (si on y arrive un jour…) mieux vaut par exemple utiliser 3 fois du Ferramol dans l’année et manger ses propres salades que de devoir les acheter 10km plus loin, en prenant sa bagnole, à un maraîcher… qui de toute façon utilise lui aussi du Ferramol (dans le meilleur des cas !).
-Toujours chercher à obtenir le plus grand effet avec un minimum d’intervention (exemple : pailler au foin = moins d’arrosages, moins de mauvaises herbes, une fertilisation aussi efficace que plusieurs brouettes de compost, un moyen d’éviter certaines maladies telluriques, etc.)
– Observer de près pour interagir rapidement… ou pas ! Car parfois la nature peut se débrouiller sans nous. Mais pas toujours. Seule l’expérience et une certaine forme de sagesse nous diront quand donner un coup de pouce.
– Faire d’un éventuel problème une chouette solution inattendue : « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde ».
– Apprendre de ses erreurs, elles nourrissent l’expérience mieux que les meilleurs livres.
-Bien réfléchir le zonage de son jardin (le fameux design en permaculture) et le faire évoluer sans cesse : « La vision ne consiste pas à voir les choses comme elles sont, mais comme elles seront ».
-Accepter d’utiliser de l’énergie (y compris fossile ou électrique) si le résultat permet d’en économiser davantage (penser, par exemple, qu’utiliser un broyeur pour réaliser du BRF au kilomètre zéro permet d’économiser l’achat d’un certain nombre de sacs de terreau, de paillages ou d’engrais bio fabriqués à 800km et packagés en sacs plastique. Certes, on peut aussi passer 22H à découper stoïquement ses tailles de lilas en minuscules morceaux au sécateur, avec tendinite à la clé et impossibilité de jardiner pour 8 semaines… je préfère le broyeur ^^).
-Chercher à régénérer plutôt qu’à forcément toujours s’adapter : dans un monde où tout le monde n’a que le mot « résilience » à la bouche (un bien joli mot, mais qui commence à m’agacer quand je le vois utilisé à tous bouts de champ par des politiciens qui ne cherchent ni plus ni moins qu’à nous manipuler : non, nous n’avons pas à être « résilients » quand la situation est inacceptable ! Nous devons être « résistants », c’est très différent…), il faut parfois se rappeler que s’adapter est parfois une preuve d’intelligence, et d’autre fois complètement contre-productif. Tout dépend des cas : exemple parfait avec la gestion de l’eau : plus on plantera dans nos campagnes tempérées d’espèces supposées « résilientes » car issus de biotopes très secs (palmiers, cactus, etc.) pour remplacer nos espèces autochtones (peupliers, ronciers, aubépines, bouleaux, etc. lesquels produisent de « l’eau verte » par tout un écosystème de mycorhization et évapotranspiration, voir plus bas), plus on accélèrera hélas le processus de désertification ! C’est en plantant densément et intelligemment, en augmentant de quelques points les taux de matière organique de nos sols, que nous allons retenir l’eau sur nos terres, mais aussi faire tomber la pluie. Ce n’est pas « magique », c’est très scientifique et défendu par les ingénieurs agronomes les plus experts.
Résister et régénérer plutôt que de « résilier » comme de pauvres moutons résignés… c’est presque aussi difficile à prononcer que les chaussettes de l’archiduchesse ça ^^ , mais moi ça me parle ! Car relever ses manches et faire front face à un monde où tout fout le camp c’est peut-être un peu plus fatigant (et encore) que de se faire de l’autosuggestion dans son fauteuil en se répétant « tout va bieeen, je reste positiiif« , mais c’est tellement plus enthousiasmant ! Et plus utile surtout.
Et puis, on peut être positif, enthousiaste, bienveillant MAIS résistant. L’un n’empêche pas l’autre. Je me méfie beaucoup de tout ce foin autour d’un certain développement personnel qui n’a d’autre objet que de nous « aider » à mieux rentrer dans un moule douloureux qui devrait nous indigner. Mieux vaut péter ce moule qui nous fait mal, respirer un bon coup et vivre libre que de devoir survivre plié en 8 en faisant de la cohérence cardiaque et du yoga pour ne pas exploser ^^.
=>« Produire de la nourriture saine en abondance sur un petit espace » :

Et oui, car on tient bien là le grand, le seul, l’unique défi de l’agriculture moderne. Dommage que tant de cornichons ne l’aient pas encore compris… on ne nourrira pas nos enfants en continuant de transformer des terres agricoles en zones d’activités et autres centres commerciaux bétonnés, ni en encourageant des centaines d’hectares de céréales OGM cultivées en monoculture, ni en arrosant tout ce qui pousse de pesticides mortels, ni en construisant des méga-hangars de 100000 poulets.
Ce qu’il nous faut, pour faire sereinement face aux enjeux, c’est beaucoup plus de terres maraîchères, plus d’élevages fermiers (fonctionnant, idéalement en écosystème avec les maraîchers afin que la boucle soit bouclée), plus de diversité dans les céréales cultivées, avec de vraies rotations, un meilleur apport de matière organique afin que l’humus des sols agricoles augmente, etc.
Idéalement, il faudrait surtout une véritable prise de conscience collective dans ce monde où le manque d’espace cultivable devient une vraie quadrature du cercle : je vous le dis en toute simplicité, ce n’est pas pour choquer ni provoquer, mais si toutes les familles ayant l’immense chance d’accéder à un bout de terre (ou même un balcon, une toiture d’immeuble…) passaient un peu moins de temps devant Netflix, les jeux vidéos, la télé, les réseaux sociaux etc. mais un peu plus de temps à cultiver en bio toutes sortes de légumes, de fruits, de plantes aromatiques, éventuellement élever quelques poules, et bien tout le monde serait gagnant : bien sûr on ne peut forcer personne, mais la vie de ces familles serait plus belle, leur santé bien meilleure (moins besoin de salle de sport ou de « développement personnel » coûteux si on passe du temps au jardin presque tous les jours), le moral des troupes remonterait en flèche (la biodiversité aussi ;)), les enfants comprendraient mieux par eux-mêmes l’importance d’un monde plus « écoresponsable », c’est toute la société qui y gagnerait (et pas seulement en autonomie alimentaire).
Et non ce n’est pas utopique, car c’est ainsi que fonctionnait le monde jusqu’aux années 50, où chacun produisait une partie de sa nourriture, excepté dans les villes où les nombreux marchés proposaient aux citadins des fruits, légumes et produits de la ferme à la fois frais, locaux, sains, et peu chers. Que s’est-il passé pour en arriver à devoir remplir nos caddies de faux aliments, calories vides hors de prix qui détraquent nos santés ? Reste-t-il un petit espoir que la tendance s’inverse ? Peut-être, mais en pratique cela ne peut passer que par la permaculture bien comprise et appliquée de façon massive, avec une véritable volonté politique de l’encourager.
=>« Tout en régénérant le monde vivant »…

Et oui, « régénérer » plutôt que « préserver ».
Car on en est vraiment là, au stade où préserver ce qui existe encore ne suffit plus. Il faut aussi réparer des décennies d’erreurs et de carnages, ré-ensauvager, redonner de la vie et de la biodiversité partout où elles s’éteignent. Tout doit être régénéré : la biodiversité, la vie des sols, le cycle de l’eau… tout. Même l’âme et le coeur de l’être humain.
J’aime bien ce terme d’« agriculture régénérative », que je trouve assez parlant. Il me semble que ce concept visant à produire de façon professionnelle et experte tout en régénérant les écosystèmes et jouant sur la durabilité à long terme est une forme de permaculture appliquée aux exploitations bien plus vastes que nos jardins et micro-fermes de particuliers.
On y retrouve des principes tels que le compostage à grandes échelle (ou comment créer de la fertilité tout en optimisant les déchets), la diversité des cultures (rotations, polycultures, associations de végétaux sur la même parcelle, etc.), le maintien de racines vivantes dans le sol toute l’année (la fameuse et si précieuse rhizosphère), la couverture du sol en quasi permanence par des engrais verts ou de la biomasse, le travail a minima du sol, l’intégration du bétail dans l’équation de fertilité, la « culture de l’eau verte »*, etc.
Toutes ces mises en œuvre permettent d’améliorer grandement les taux de matière organique et de minéraux dans les sols, mais aussi maximisent la vie microbienne, la mégafaune, la microfaune, la mésofaune, la microflore, la présence de champignons « auxiliaires » (ceux qui mycorhizent avec les racines, puisent l’eau très profondément et empêchent la prolifération de maladies telluriques) dans nos parcelles agricoles dégradées par l’agriculture intensive, épuisées, vidées… et cependant prêtes à laisser refleurir le miracle de la vie si nous leur en donnons les moyens. Si, en tant qu’êtres humains intelligents, nous procurons aux sols agricoles qui nous nourrissent tous nos soins les plus dévoués plutôt que de les « exploiter » (c’est tout de même fou, ce terme moderne « d’exploiter » que l’on utilise pour définir le fait de cultiver ou élever !).
Qu’on l’appelle permaculture, agriculture régénérative, agroécologie, agroforesterie, syntropie, etc. cette agriculture respectueuse qui « produit en réparant » et compose avec les forces et les grands principes de la nature plutôt que de lutter contre est la seule et unique solution. Mais elle est valable !
*Pour résumer la « culture de l’eau verte, il s’agit de redessiner nos paysages végétaux afin de régénérer le cycle de l’eau, faire tomber la pluie en créant un relief de canopée qui transforme les « rivières vertes » (dues entre autres à l’évapotranspiration végétake) en précipitations, mieux transformer l’humidité en rosée, ralentir l’eau lors des pluies (par des haies, des plantations « en escalier » perpendiculaires aux courbes de niveau, des mares, des fossés…) afin de mieux la laisser s’infiltrer, la capter profondément par les racines et les filaments de champignons, la stocker grâce à l’humus, la retenir grâce la couverture des sols, etc.

En sachant tout cela, pourquoi cette forme d’agriculture n’est-elle pas une priorité absolue ? Pourquoi cela n’est-il pas enseigné à l’école dans le tronc commun, pas au point de remplacer le français et les maths certes mais du moins un minimum évoqué alors qu’il en va de notre survie ? Pourquoi nos agriculteurs qui font les choses bien (pas les énormes requins de l’agrobusiness, non, ceux-là sont généralement pleins aux as, roulent en 4X4 de luxe et choppent toutes les terres qui se libèrent pour toucher encore plus d’aides PAC) meurent-ils d’épuisement, de désespoir ou de faim ? Pourquoi tant de maraichers doivent-ils abandonner, la mort dans l’âme, faute de pouvoir payer correctement des employés bossant 8H par jour en plein soleil (cependant que des politiciens, dans leurs locaux climatisés, votent la loi Duplomb…). Pourquoi nos paysans sont-ils écrasés sous les dettes en travaillant 80H par semaine sous une pression MONSTRE, pourquoi tant d’entre eux doivent-ils subir le stress et l’humiliation de voir à peine survivre leur famille avec un RSA… Est-ce juste cela, est-ce équitable ?
Je me demande où va cette société où tant de gens, et même de jeunes gens dans la force de l’âge, ne rêvent que de « gagner leur vie » en visant un job d’influenceur ou un business dématérialisé sur les réseaux sociaux, portant sur des trucs totalement superflus qu’on nous vend à grands coups de marketing. Quand on aura des milliards de milliards de données informatiques stockées dans des monstrueux serveurs bouillants comme des cocottes-minute géantes, des milliards de présentations Canva vendues comme des « formations » pour apprendre parfois des trucs complètement perchés, mais qu’il n’y aura plus de bras pour cultiver la terre, et de surcroît pour la cultiver sainement, que mangera-t-on ? L’IA, qui peut nous donner l’illusion d’être tous très puissants, très rapides et très malins, ne sait pas semer, ni récolter, ni traire, ni soigner comme nos paysans… elle n’a pas de bras, l’IA.
Et surtout, pas le cœur de nos agriculteurs.
Alors, que faire à notre petit niveau ?
Déjà, ne pas déprimer ^^
Soutenir, avec nos possibilités, les paysans qui font les choses bien.
Et cultiver notre petit bout de terre… en permaculture.
Pour notre propre bonheur, pour notre santé, pour notre équilibre, pour la biodiversité, pour le bien commun de notre société toute entière…
Pour témoigner d’un modèle.
Pour témoigner de ce qu’il est encore possible de faire pour nos enfants.
Hauts les coeurs !





















Des pensées pleines de réalisme et de sagesse !
Puissent-elles percoler et s’installer dans l’esprit et la volonté des ‘responsables’ de tous poils et remplacer leurs discours et actes aussi oiseux que démagogiques !
Merci beaucoup pour votre gentil message, et très bon week-end à vous 🙂
Marie
Vos articles sont tellement forts que pour celui-ci j’en ai les larmes aux yeux. C’est vrai qu’il faut rester optimistes mais parfois c’est dur. Nous sommes en vacances en Bretagne et dans notre camping se trouve un composteur. L’idée est bonne mais nous sommes le seuls à y portez nos « déchets » de cuisine alors qu’il y a des centaines de personnes. Une hérésie ! Encore merci pour vos 2 sites et bel été à vous et votre famille
Je vous souhaite un très bel été à vous aussi chère Marie-Laure 🙂
… et merci de me lire même pendant vos vacances ;))
Marie
Quel plaisir, qqun qui a du bon sens 🙂
Je pratique ce que je peux sur mes 250 m2 de jardin dont à peine 50 de potager dans une petite ville. Et je partage complètement votre point de vue ! Bon été 🙂
Merci Sandra, un bon été à vous aussi !
Marie
Coucou Marie
Merci pour ton article très intéressant et riche en information et conseils.
Des phrases simples des explications une vision très belle du jardin.
Merci encore pour tout ce que tu fais.
Je t’embrasse très fort.
Jacqueline
Merci Jacqueline, et je te souhaite un très beau week-end de juillet 🙂
Marie
Ahh chère Marie, lire tes mots si justes, si intelligents, emplis de bon sens (et accessoirement tellement beaux et bien rédigés), au moment où le pire est là avec la loi Duplomb, c’est comme sentir un parfum magnifique au milieu d’une décharge. Nous allons dans le mur collectivement, alors qu’à titre individuel les gens ne veulent plus, en grande majorité, de ce modèle. Le Bonheur est dans la simplicité, le concret, et non dans une image façonnée de toute pièce pour des réseaux associaux, comme les appelle Aurélien Barrau. Le jardin ne triche pas, il nous met face à nous-même.
A l’heure actuelle, on valorise non plus les Paysans, mais les « exploitants agricoles ». Tout est dit, les mots ont leur importance et structurent la pensée. On aide ceux qui polluent, maltraitent, exploitent la terre. Les autres sont méprisés, considérés comme des doux rêveurs. L’utopie d’aujourd’hui c’est la réalité de demain (Victor Hugo). Je t’embrasse, avec toute mon amitié.
(Mon jardin est cette année synonyme d’abondance !!! Et comme, ô que c’est triste, j’ai beaucoup de courgettes jaunes, demain j’essaie ton beurre de courgettes !!! Les tomates mûrissent, les blettes sont superbes, bref, du bonheur, rien que du bonheur. Et mon mari est en grande forme, il y a un an il avait un pied dans la tombe, le cancer est pour le moment KO.).
Merci pour tes mots qui me touchent tant Caroline !
Je te souhaite un très bon week-end au jardin, en compagnie du beurre de courgettes ^^
Très affectueusement,
Marie
Ma-rie-! Présidente! Ma-rie! Présidente! Ma-rie! Présidente !
Bravo Marie pour ce texte longuement pensé et expliqué : il devrait être publié dans une revue célèbre , et lu par un plus grand public qu’Instagram . J’adhère tout à fait. Mais je n’ai malheureusement pas un grand pouvoir… si ce n’est à l’échelle de mon jardin. Et encore …je suis aussi conditionnée par mon voisinage. Mais je RÉSISTE ! Et je t’embrasse.M.
Ah ben flûte Mareyne, vous m’avez piqué mon entrée en matière qui m’est venue dès que j’ai lu l’article de Marie : Ma-rie ! Présidente! …
Mais je ne vous en veux pas, on est sur la même longueur d’ondes 😉
Je ne me présente pas aux élections, c’est le souci 😉
Et crois moi, ça vaut mieux comme ça ! ^^
Je t’embrasse bien fort <3
Marie
Dommage, cet article commençait bien, mais écrire « ce même RSA qui est, parfois (pas toujours, j’en suis consciente), donné à des gens qui ne font rien de leurs journées, non pas parce qu’ils sont malades (le RSA doit servir justement aux personnes en difficulté), mais par nonchalance, par manque de courage. », c’est vraiment gratuit et se tromper d’adversaires.
Quelles sont vos sources pour affirmer cela s’il-vous-plaît ?
Chère Laetitia, je pense que vous ne m’avez pas bien comprise 🙂
Mes sources? Mais il suffit de vivre dans la vraie vie Laetitia, il y a beaucoup trop « d’arnaques au RSA », de gens qui ne veulent pas travailler quand d’autres se tuent à la tâche pour la même rémunération.
Mais j’ai bien nuancé mon propos dans cet article.
Je sais que ce n’est pas le cas de toutes les personnes au RSA. Il y en a qui ont été très courageuses, très malmenées par la vie, ou souffrent de maladies graves, et c’est très bien de pouvoir les aider avec ce minimum chaque mois ! On pourrait même les aider plus si d’autres n’en abusaient pas. C’est cela, le bien commun…
Pour donner un exemple, mon fils agriculteur travaille vraiment 80h par semaine (vous imaginez ce que c’est par rapport à un 35H? et le tout sous une pression monstre !) alors que je connais plusieurs gars (en vrai) qui ne travaillent pas du tout et restent au RSA « parce que ça saoûle de voir des gens » ou tout simplement parce qu’ils refusent de se lever pour aller au travail.
Voilà, c’est bizarre quand même non?
Enfin, pour éviter que d’autres personnes ne se froissent en interprétant mal mon propos je vais m’auto-censurer et « corriger » mon texte… je n’ai pas envie de lancer une polémique stérile.
Bon week-end à vous !
Vous avez complètement raison Marie et vos propos ont été clairs 👍🏻
Merci Valérie 🙂
Tellement d’accord avec vous ! Dans ce monde désespérant ( mais comment tous ces puissants peuvent-ils laisser massacrer ainsi la planète où vivront aussi leurs enfants ? Sont-ils assez bêtes pour penser que leur argent les mettra à l’abri dans un coin idyllique à jamais préservé ? Ils devraient regarder le superbe et terrifiant film « don’t look up » pour comprendre qu’on est tous dans le même bateau) je me dis que résister chacun à son échelle comme vous le décrivez si bien, permet de ne pas trop désespérer , en se disant que peut-être, petit îlot à côté de petit îlot…Et notre pouvoir passe aussi par notre porte-monnaie, acheter moins mais mieux, différemment, privilégier ceux qui en bavent pour que la qualité et le respect de la planète existent encore, nous avons une immense responsabilité à ce niveau.
Merci pour cet article tellement salutaire et vivifiant.
C’est moi qui vous remercie, Hélène, pour votre joli message de soutien 🙂
Je vous souhaite un bon week-end de juillet !
Marie
merci Marie tu parles pour nous toutes et tous , qui sommes inquiets pour l’avenir de nos enfants et petits enfants, il en faudrait beaucoup comme toi pour donner un coup de pied dans la fourmilière énorme de la sur -consommation et l’ignorance parfois totale de la Nature
merci aussi pour tes photos toujours jolies , mais parfois un peu trop » floues « , c’est un style de photo , devenu un peu trop courant . Excuse ma franchise .
une question sur la 1ère photo qui montre ton potager , tu as 2 serres ?
Chère Anne, j’apprécie beaucoup la franchise, sincèrement.m
Mes photos ont du bokkeh (flou artistique devant ou derrière le sujet) mais ne sont pas « floues » au sens strict du terme. Ou alors, elles le sont depuis 15 ans ^^car je n’ai rien changé à mon style entretemps, c’est toujours les mêmes optiques, mêmes grandes ouvertures… c’est tout ce que j’aime 🙂
Pour te répondre sur les serres, oui, j’en ai deux mais seule la nouvelle est opérationnelle, car la plus ancienne a un toit en tôles translucides ondulées qui ne laissent pas assez passer la lumière. Je m’en sers donc de cabane à outil, et aussi de villégiature pour poules en hiver ^^
Bon week-end 🙂
Marie
<3
Tellement, tellement merci pour ce bel article, qui en effet sort de nos jardins pour englober toute la désespérante folie du monde… Mais oui, moins de résilience, plus de résistance ! S’asseoir et pleurer n’a jamais sauvé personne 😉
Exactement 🙂
Bon week-end à vous Gisèle !
Marie
Marie chioca présidente !! 😊
Tellement vrai !! Merci pour exprimer nos pensées et nos envies avec tant de clarté et de si jolies photos !
Moi présidente, j’aurai tellement d’idées loufoques… heureusement que je ne me présenterai jamais ^^
Bon week-end Cécile, et merci quand-même 🙂
Marie
Chère Marie, Vous avez résumé parfaitement la situation dramatique et je suis triste de voir autour de moi le manque de résistance des consommateurs car il n’a que nous qui pouvons changer les choses !
Merci Marie pour votre article 🍀
C’est moi qui vous remercie pour ce gentil soutien Valérie 🙂
Bon week-end à vous !
Marie
Oui, je suis d’accord, la résilience, c’est un mot à la mode qui sert souvent à s’autoproclamer sauveur de soi-même en étant enfermé dans les difficultés imposées par les autres. On nous parle de résilience pour améliorer notre manière d’être, mais on nous vide la tête d’une chose très précieuse : le bon sens! Alors oui, le bon sens est une forme de résistance. Soyons debout, les yeux ouverts, avec l’esprit critique et le discernement comme armure!
C’est si bien dit, merci Line 🙂
Marie
Bravo ! Tout est dit, et magnifiquement dit !
Merci Coralie 🙂
Chère Marie
Merci et merci encore! Tout ce que tu écris est tellement vrai. Je comprends ce que tu dis pour ton fils avec ses 80 heures par semaine, j’en connais plein dans le même cas. Ce ne sont pas seulement les heures de travailles, c’est l’inquiétude pour l’avenir, la pression non stop. Et ce monde fou, continue à pointer le doigt sur l’agriculture française et préfère de faire venir la nourriture de l’autre bout de la planète.
Oui, il faut résister et continuer de produire dans nos jardins, avec du bon sens paysan, pour nos enfants et petits enfants.
Merci pour les magnifiques photos , qui font un bien fou.
Merci Marie, pour ton travail merveilleux.
Je suis très touchée, merci de tout coeur Ruth <3
Aaaah ton article m’a fait tellement de bien. Comme Marie-Laure Vasseur, j’en ai les larmes aux yeux!
Je reste aussi persuadée qu’à notre petite échelle , nous pouvons faire beaucoup . En tout cas je dis toujours que pour ne pas sombrer dans la dépression, le découragement , la résignation face à ce monde complètement fou, la solution c’est l’action. Faire sa part…
Mais j’avoue que parfois, je suis désarmée devant les réflexions de certaines personnes : récemment, alors que je faisais remarquer que nettoyer une tombe à l’eau de javel n’était pas top, je me suis vue répondre » Oh vous les écolos, vous faites ch..r ! » voilà voilà . Que veux tu répondre à ça … En plus, je ne me suis même pas sentie concernée par le terme « écolo » qui ne me correspond pas. D’ailleurs, quel terme me correspond ? je suis juste quelqu’un qui essaie de faire de son mieux en cultivant mon petit potager, en chérissant tous les jours la chance que j’ai d’avoir cette possibilité, et en essayant de transmettre tout ça à mes petits enfants.
Aujourd’hui , quand on me gonfle sur mes façons de faire, je réponds : Il y a trois méthodes : la bonne, la mauvais et la mienne…
Je t’embrasse bien affectueusement, et encore merci pour ce merveilleux article.
Je raffole de ta philosophie » Il y a trois méthodes : la bonne, la mauvais et la mienne… »
Je vais te la piquer je sens ^^
Plein de bises ma chère Pat <3
Marie
Oui Marie tu as tout a fait raison. J’ai repris en février un lopin de terre dans une association de jardin , laisser par un papy. Malheureusement,il était cultivé avec l’engrais de synthèse. Depuis, je lui redonne vie avec des remorques de fumier, de vieux foins que je récupère par ci par là.et tous les matins a 7 h jusqu’à 10 h je suis au jardin. Et je suis assez satisfaite de mon potager qui pousse bien malgré les chaleurs (sud ouest) et nous avons la chance d’avoir des puits dans chaque jardin. Mais je dose l’arrosage quand meme. Mais, il y a une trentaine de jardin. Et malheureusement, les jardiniers ont du mal à respecter la nature. En tuant les taupes par exemple. Dans mon lopin, il y en a mais pas de dégâts apparent. Enfin. Voilà un peu, l’histoire de mon espace qui, j’espère va devenir un vrai jardin vivant.
Surtout que les taupes ne font pas de dégâts aux légumes, contrairement aux campagnols et aux mulots…
Bon week-end au jardin chère Christine, et régale toi bien avec tes récoltes 🙂
Marie
Merci Marie pour ce formidable texte qui pourrait presque être un bout de programme politique 😉 Je quitte bientôt la région parisienne avec ma famille pour Lyon avec cet énorme questionnement sur la vie que nous voulons mener, et ce que nous allons transmettre à nos enfants (3 et 6 ans). Quelle que soit l’issue de notre questionnement, on se réjouit dès maintenant de nous rapprocher de nos familles, de la campagne et de la terre. J’espère que nous pourrons, un jour, faire fructifier notre jardin.
Je te souhaite aussi de tout coeur chère Cécile 🙂
Bon courage pour le déménagement !
Marie
Bravo pour ce coup de gueule qui a le mérite d’être très clair ! Enfin, parce que parfois certains commentaires (par exemple accabler « les écologistes », cela ne sert à rien et sert le monde que nous essayons de changer) auraient pu nous faire douter… Merci Marie je partage à 99%. Comme votre livre (le gros, « Mon jardin en permaculture ») est un peu mon livre de référence, je suis totalement rassurée… Ceci dit, la permaculture est beaucoup, beaucoup plus vaste qu’une façon de cultiver, mais comme le disait Pierre Rahbi, « cultiver son potager est déjà un acte de résistance ». Je vous souhaite un très bel été malgré les chaleurs « anormales ». Claire
Chère Claire,
J’ai dû relire ce message plusieurs fois pour être certaine de l’avoir bien compris… « j’accable » les écologistes? Moi?
Les bras m’en tombent ^^
Comme quoi, les mots peuvent parfois engendrer des malentendus 🙂
Me permettre certaines réserves sur les choix parfois si déroutants des partis étiquetés écologistes fait partie d’une certaine liberté d’expression qui me tient à coeur, mais jamais je n’ai « accablé » les écologistes… même si, c’est vrai, je ne me reconnais pas toujours dans les choix et le discours des partis écologistes.
Par certains côtés je le suis encore plus qu’eux (écologiste) mais très différemment. Et le fait que je sois difficilement « classable » politiquement (mon parti politique idéal n’existe pas ^^) ne fait pas non plus de moi une ennemie acharnée, juste une personne ayant un regard différent 🙂
Merci en tout cas pour ce gentil message, et bon été à vous Claire !
Marie
Merci !!! Et il me semble important de tirer un maximum de profit de ce qui est produit chez soi : quelles sont les parties de la plante (par exemple) qui peuvent être utilisées et pour en faire quoi. Toujours se poser la question pour chaque ressource que nous avons : exemple du cassissier dont les feuilles peuvent être utilisées en tisane, du tilleul dont les feuilles peuvent être mangées… on double, ou triple le rendement de la plante, du terrain…
C’est bien vrai !
Et parfois, la « fane » offre des récoltes encore plus abondantes que la partie traditionnellement consommée, chez le radis par exemple 🙂
Bon week-end Isa Bel !
Marie
Merci Marie pour ce magnifique article! Je me sens renforcée, s’il en était besoin, dans mes choix de jardinage…et de vie! J’espère moi aussi que cette façon de préserver la terre, notre Terre, sera un jour entendue, comprise par tous…et transmise à nos enfants.
Bravo pour vos photos, vos mots, votre implication ❤️
Avec grand plaisir Sophie, et merci pour votre si gentil soutien 🙂
Je vous souhaite un doux week-end <3
Marie
Bravo Marie
A diffuser à l’Elysée, à l’Assemblée Nationale, au Sénat, dans tous les ministères, dans toutes les écoles, collèges, lycées, etc … de France et de partout, dans le monde entier.
Il faut Agir et surtout Ré-Agir dans ce sens de donner de la Vie partout où il y a le moindre cm2 de terre. Protéger et chouchouter notre Terre Mère, la Pachamama comme l’appellent les tribus qui la vénèrent
Je suis de tout coeur avec vous
Et le plus triste, c’est que ces politiciens ont eu la perfidie de faire croire qu’ils avaient fait ça « pour les agriculteurs » !
Pauvres agriculteurs qui seront en première ligne pour mourir des pires cancers parce qu’on leur ment sur la dangerosité de tous ces produits… c’est vraiment horrible.
Bon week-end à vous Marilyn (malgré tout :))
Marie
Merci Marie encore et toujours pour vos articles truffés d’idées pleines de bon sens, faciles à mettre en œuvre et ce retour à une société où le vivre ensemble et le respect du vivant seraient au cœur des préoccupations.
Bel été à toute votre famille autour de délicieux repas 🧘♂️🍀🌸☀️🍒💕
Merci, je vous souhaite un très bel été à vous aussi 🙂
Marie
Merci Marie, pour l »humour, le bon sens, la beauté des images et le souffle de vie! ça fait du bien. Ces réflexions sur la permaculture me conviennent tout à fait et je les fais suivre plus loin.
Bonne continuation!
Catherine
Merci Catherine, et bonne continuation à vous aussi !
Marie
Chère Marie, merci pour ce bel article ! Vivant en ville et en appartement, je vais au marché, mais me pose des questions : comment savoir si le maraîcher local est bien ? est-ce qu’au final il utilise aussi plein de pesticides ? (les légumes sont bons, non calibrés, de saison… mais est-ce suffisant ? le seul vendeur bio est un primeur vendant du bio pas du tout local et hors de prix…)
En attendant d’avoir un jour un jardin, j’ai des fleurs qui attirent plein d’insectes tous les jours, des tomates cerises, des aromatiques et des piments de Cayenne dont je ne sais absolument pas quoi faire ^^ je voulais acheter des piments Gorria mais il n’y en avait plus et j’ai pris les Cayenne en pensant que de toute façon cela ne fonctionnerait pas… oups, le plein soleil leur plait bcp 😉
Oups, le piment de Cayenne ça « déménage » par rapport au Gorria ^^
N’en mettez surtout pas trop dans vos plats 😉
Pour ce qui est des maraîchers, difficile de savoir comment ils travaillent, mais lorsqu’on n’a pas de potager il vaut mieux malgré tout des légumes locaux et très frais (même non bio) que des légumes « bio » sous blister vendus au supermarché et importés de l’autre bout du monde. Enfin il me semble 🙂
Je vus souhaite un bel été Caroline !
Marie
Mais c’est tout à fait ça… Je m’entends penser de la même façon et pester contre nos dirigeants qui n’ont l’air de rien comprendre à la vraie vie. Je me réjouis tous les jours de pouvoir aller dans mon jardin potager et de ramasser tous ces bons légumes bien frais, naturels et si goûteux. Même si des fois, c’est difficile de travailler la terre, planter, arroser régulièrement (heureusement j’ai 3500L de réserve d’eau de pluie) le plaisir est toujours là au moment de la récolte. Merci Marie
Oui, c’est un de ces petits bonheurs de la vie 🙂
Régalez-vous bien Martine !
Marie
Bonjour Marie,
Je vous rejoins sur ces sujets. Je fais ma part dans mon petit potager pas très productif, c’est pas tous les jours facile entre les nuées de moustiques tigres et les canicules mais je persévère en souhaitant moi aussi que cette approche se répande…
Ah, les moustiques tigres, quelle poisse… bon courage Aurélie !
Marie
Merci ! Merci pour cet article, pour nos paysans, nos vrais maraîchers, nos petits jardins… Est-ce que le Monde doit toucher le fin fond pour réagir enfin ? Je crois au colibri, je crois à la bienveillance, ne baissons pas les bras, oui, encourageons le bon, le beau, l’utile, donnons l’exemple, chacun à sa manière, sa hauteur, ses capacités, gardons l’espoir ♥
et encore bravo, bravo et mille mercis pour tes magnifiques photos, quel bonheur !!
Merci chère Sophie <3
Bonjour Marie,
Super bravo pour cet article ! Je partage complètement votre point de vue. Je viens de l’envoyer à mes six enfants aux quatre coins de France en espérant qu’il le liront et l’appliqueront …à leur (petit) niveau !
Jean, fils de paysan, ingénieur agro et modeste jardinier en permaculture
Merci Jean pour votre gentil message, et bon jardinage du coup 🙂
Marie
Bonjour Marie
Si tu savais à quel point tu es dans le vrai , si ton message pouvait être lu par un tres grand nombre.
Chez nous, nous avons les deux versions, notre petit fils 13 ans n avais jamais goûté un haricot frais , il a adoré, une boîte c est plus rapide pour les autres que des produits frais ( ils sont producteurs bio ) avec un grand respect pour notre dame terre.
Merciii d avoir pris le temps de rédiger autant de vérité.
Ghislaine
C’est moi qui te remercie pour ce si gentil message chère Ghislaine <3
Je te souhaite un bon week-end !
Marie
Merci Marie pour ces paroles oh combien raisonnables et tellement vraies ! Je rentre de vacances de Forcalquier dans les Alpes de Haute Provence et je me suis rendue compte qu’il était plus facile d’y manger « local » avec les petits marchés de producteurs et les ventes directes. En Haute Normandie, près du Havre, il faut prendre la voiture et faire des kms .C’est assez contraignant. Il y a peu de petits producteurs. C’est dommage. Merci encore pour ce bel article qui devrait être publié dans toute la presse.
C’est moi qui te remercie Nat, je suis très touchée <3
Marie
C’est tellement vrai tout ça ! Tellement de bon sens qui semble oublier !
Auriez-vous un ouvrage à conseiller sur la permaculture en balcon ?
Merci Marie pour vos partages si beaux et si enrichissants 🩷
Ces deux-là sont bien paraîtil, mais je ne les ai pas :
https://www.fnac.com/a15207589/Valery-Tsimba-Mon-balcon-nourricier-en-permaculture-Des-recoltes-abondantes-sur-4-m2?oref=00000000-0000-0000-0000-000000000000&storecode=&Origin=SEA_GOOGLE_PLA_BOOKS&esl-k=google-ads%7Cnx%7Cc%7Cm%7Ck%7Cp%7Ct%7Cdc%7Ca20111491090%7Cg20111491090&gclsrc=aw.ds&gad_source=1&gad_campaignid=19663887777&gclid=CjwKCAjwy7HEBhBJEiwA5hQNoo88L_JjZhz-OFv6BNU32tEVd-yu_TUnymKnL0ywW8AISSDh6FnNaxoCnDUQAvD_BwE
et
https://fr.shopping.rakuten.com/offer/buy/3421375272/mon-balcon-en-permaculture-legumes-fruits-aromatiques-plantes-sauvages-comestibles-format-beau-livre.html?bbaid=16609370032&t=62195620&csp&gad_source=1&gad_campaignid=20315434938&gbraid=0AAAAADrTKD_qhVgFY2EmMVSu3DTULBiu-&gclid=CjwKCAjwy7HEBhBJEiwA5hQNoqdeIZ75nwp6AZRQ9D4vuHD7b3fk6XZEtpSi3N55Swm1usndDB6QoBoCdy0QAvD_BwE
Bon week-end Laurence !
Marie
Merci Marie ! J’ai bien besoin de me remonter le moral quand la maigre pluie prévue pour samedi n’est même pas tombée.
Bon courage Christine <3
Merci …une fois de plus, cela fait du bien de te lire, de ne pas se sentir seule… et entre humour, bon sens, conseils et si belles photos nous apprenons tous de ce que tu nous apportes.
Je t’embrasse Marie !
Merci pour tes mots doux Anne, ça me touche beaucoup <3
merci pour cet article, pour toutes ces belle photos et merci pour le superbe livre de recettes des legumes du jardin. j’avais acheté du parmesan avant d’aller le commander….
je viens de semer du chou Kale découvert grace à vos articles. il sera cuisiner grace à vos recettes.
belles vacances.
^^
Alors, si le stock de parmesan est au taquet tout va bien 😉
Merci pour ce gentil message, et bon week-end !
Bonjour Marie
Merci d’avoir, une fois de plus, poser les mots justes. 🙏
C’est moi qui vous remercie pour ce gentil message 🙂
Merci Marie
Avec plaisir Caroline <3
Votre article est tellement vrai, tellement enthousiasmant (et toujours si bien écrit, ce qui ne gâche rien) ! j y adhère complètement.
Et hop, je retourne au jardin!
Merci Liliane, et bon week-end à vous !
Très bel article, merci beaucoup!
Merci Bénédicte 🙂
coucou Marie,
JE ne sais si tu as pu lire mon commentaire, mais au sujet de la cohérence cardiaque voici ce qu’elle apporte 🙂
Cohérence cardiaque : l’art de respirer pour réharmoniser le vivant
On entend souvent parler de “cohérence cardiaque” comme d’un simple outil anti-stress.
Mais c’est beaucoup plus que ça.
C’est une clé d’entrée dans le système nerveux autonome, un levier profond de régulation, de guérison et de conscience.
Respiration et système nerveux : un lien direct
Chaque inspiration stimule naturellement le système sympathique.
Chaque expiration stimule le parasympathique.
➡️ Quand vous inspirez, votre rythme cardiaque accélère.
➡️ Quand vous expirez, il ralentit.
Ce phénomène s’appelle l’arhythmie sinusale respiratoire, et c’est un signe de vitalité !
Le cœur et la respiration dialoguent en temps réel.
Cohérence cardiaque : un jeu rythmique entre cœur et souffle
La cohérence cardiaque, c’est synchroniser volontairement votre respiration pour entraîner votre système nerveux à retrouver son rythme naturel.
La méthode la plus connue : 5 secondes d’inspiration – 5 secondes d’expiration, pendant 5 minutes, 3 fois par jour.
Mais au-delà de cette structure “officielle”, on peut aller beaucoup plus loin si l’on comprend le mécanisme vivant qui est à l’œuvre.
Jouer avec le souffle selon ses besoins
Parce que l’inspir stimule le sympathique et l’expir le parasympathique, vous pouvez moduler votre respiration selon vos objectifs :
Besoin d’énergie, de focus, d’élan ?
→ Allongez l’inspiration.
Par exemple : 6 sec inspir / 3 sec expir
Besoin de calme, de recentrage, d’apaisement ?
→ Allongez l’expiration.
Par exemple : 4 sec inspir / 6 sec expir
Besoin d’équilibre, de recentrage global ?
→ Inspi = Expi
5/5 ou 6/6 : c’est la cohérence cardiaque classique.
Cela devient alors un outil de régulation volontaire de votre état interne, en temps réel.
Et surtout : sans rien à avaler, sans rien à acheter, sans artifice.
Une pratique d’hygiène vitale
Quand vous pratiquez la cohérence cardiaque :
Vous baissez le taux de cortisol (hormone du stress)
Vous stabilisez la tension artérielle
Vous régulez le rythme cardiaque
Vous équilibrez les neurotransmetteurs
Vous améliorez le sommeil, la digestion, l’immunité
Vous calmez le mental, vous vous ancrez dans le corps
Et surtout : vous offrez un signal de sécurité à tout votre organisme.
→ Et la sécurité, c’est la condition de la régénération.
et au sujet du souffle/ de la respiration qui fait partie intégrante de la santé, voici tout ce qu’elle nous apporte 😉
La respiration : notre source principale d’énergie
On pense souvent que notre énergie vient de ce que l’on mange…
Mais avant de parler d’alimentation, il faut parler de respiration.
Sans oxygène, aucun nutriment ne peut être utilisé.
La respiration est la base du métabolisme, le carburant premier de la vie cellulaire.
L’oxygène, activateur de la vie
Chaque cellule de notre corps — muscles, foie, cerveau, peau — a besoin d’oxygène pour produire de l’énergie.
Ce processus s’appelle la respiration cellulaire : dans nos mitochondries, les nutriments (glucose, acides gras) ne peuvent produire de l’ATP (l’énergie cellulaire) qu’en présence d’oxygène.
→ Sans oxygène, pas d’énergie.
→ Sans respiration, pas de transformation.
→ Sans transformation, pas de régénération.
C’est pour cela que le souffle est plus vital que les calories.
Vous pouvez jeûner 30 jours.
Mais vous ne pouvez pas vous priver d’oxygène plus de 3 minutes.
Une fonction régulatrice globale
La respiration consciente agit sur tous les systèmes du corps :
Système nerveux : une respiration lente et ample active le parasympathique (repos, digestion, réparation), et diminue le sympathique (stress, tension, fuite).
Système respiratoire : elle améliore la capacité pulmonaire, nettoie les voies aériennes, prévient l’acidose.
Système cardiovasculaire : elle ralentit le rythme cardiaque, abaisse la tension, améliore la circulation.
Système digestif : elle masse les organes internes, favorise le péristaltisme, relâche les tensions viscérales.
Système d’élimination : elle aide à l’élimination du CO₂, mais aussi de déchets acides volatils comme les corps cétoniques, l’ammoniac, l’acide sulfurique, souvent négligés mais évacués… par les poumons.
Respirer profondément, c’est détoxifier activement.
Une action directe sur le terrain
Lorsque la respiration est ample et fonctionnelle :
L’oxygénation cellulaire augmente
Le pH sanguin se stabilise
Les fonctions cérébrales s’éclaircissent
Le niveau de cortisol diminue
Le terrain devient plus alcalin, plus résilient, plus vivant
Mais quand elle est courte, superficielle, stressée :
Le corps s’acidifie
Le CO₂ s’accumule
Le système nerveux bascule dans l’alerte
L’énergie devient chaotique
La fatigue devient chronique
Une respiration altérée = un terrain fragilisé
Stress, sédentarité, pollution, vêtements serrés, alimentation lourde…
→ Tout cela entraîne une respiration courte, haute, rapide, souvent buccale.
Conséquences :
accumulation de déchets acides,
surcharge du foie et des reins,
tensions nerveuses et musculaires,
brouillard mental,
perte de vitalité.
Le souffle se fait superficiel, saccadé.
Or, quand le souffle est court, la vie est à bout de souffle.
Respirer, c’est régénérer
À l’inverse, une respiration ample, profonde, consciente permet :
une meilleure oxygénation cellulaire,
une activation de la digestion et de l’élimination,
un massage naturel des organes,
une régulation du système nerveux autonome (plus de parasympathique = plus de régénération),
une baisse du cortisol (hormone du stress),
un retour à un état d’harmonie et de réparation.
En d’autres termes : bien respirer, c’est se soigner.
Le souffle est un outil de détox
Chaque expiration profonde élimine du CO₂ et des acides volatils, comme les corps cétoniques ou l’acide sulfurique.
➡️ La respiration est l’un des 5 grands émonctoires, au même titre que les reins, le foie, la peau ou les intestins.
Et contrairement aux autres, vous pouvez l’activer consciemment, à tout moment.
voilà! tu n’es pas obligée de le publier, mais je ne voulais pas te déranger encore par mail. donc je passe par là.
J’espère que tu passes de bonnes vacances et que tu te détends et te repose sur tous le splans.
belle fin de journée
bises
C’est formidable Cendrillon, bien sûr que je publie ton commentaire, il est passionnant et précieux !
Merci beaucoup <3
Ho merci Marie pour ce plaidoyer tellement vrai et fort ! il me va droit aux trippes car je le vis au quotidien, et j’observe, je rencontre, je partage et bien sûr essayer d’agir le plus possible et de plus en plus souvent et en subtilités…
Qu’est ce que c’est bien que tu aies réussi à parler de tous ces sujets qui nous préoccupent même s’il y en a tellement d’autres, c’est quelque chose que je voulait essayer de faire, écrire toutes mes observations, tout ce qui me travaille et me souci par rapport à notre planète et ce qui nous entoure …Mais aussi faire ressortir le positif car il ne faut pas baisser les bras, nous pouvons faire de belles choses déjà à notre niveau, encourager, soutenir les actions positives que l’on voit autour de nous, et il y en a beaucoup finalement !
Aussi, apprendre aux personnes qui ne les voient pas à les voir, accompagner au changement de regard !
Mille merci Marie de nous rappeler tout cela, nous avons tellement besoin de partager nos observations et nos réflexions, pour se sentir moins seul(e)
Muriel
C’est moi qui te remercie pour ton gentil message chère Murielle 🙂
Je te souhaite un bel été !
Marie
Cet article me motive pour me lancer dans un mini-potager de ville dans la cour de mon immeuble !
Au lieu d’espérer le faire un jour dans MON jardin, je n’ai qu’à m’y mettre dès à présent, ça ne peut que m’aider à me faire la main. Merci pour vos textes toujours si bien écrits.
Avec plaisir chère Clémentine 🙂
Bon après-midi !
Marie
Quel bonheur de te lire!Merci,j’ai l’impression d’avoir pris un coup de jeune et me sens moins seule dans mes pensées.Alors avec toi je dis haut les coeurs!!!! Geneviève.
Merci chère Geneviève, je suis très touchée… oui, « haut les coeurs » 🙂
Je t’embrasse,
Marie
Merci Marie pour vos belles publications, dans ce monde très pessimiste, vous êtes un petit rayon de soleil et d’espoir en l’avenir avec vos valeurs saines et pratiques.
Votre dernière publication sur la gestion de l’eau et la regénérescence des sols m’a fait penser à la magnifique nouvelle de Jean Giono : L’homme qui plantait des arbres, que j’ai relue dernièrement avec une émotion immense.
Merci encore pour tous vos partages
Amitiés d’Auvergne
Marie Gaspard
Marie,
Les politiques devraient vous lire plus souvent! Un joli discours que je soutiens à ma petite échelle !
Mon travail me prend beaucoup de temps et d’énergie mais retrouver notre petit jardin, semer, entretenir, observer….me permet de retrouver de l’énergie positive.
Vous m’avez inspirée il y a plusieurs années de cela maintenant, je suis heureuse aujourd’hui de contribuer à un effort qui devrait être collectif pour permettre à notre belle vieille Terre de rester belle et en bonne santé….
Merci pour ces partages.
Sylvie
C’est moi qui vous remercie pour votre si gentil message Sylvie 🙂
Magnifique article, merci 🙏
C’est moi qui vous remercie pour ce gentil message chère Charlotte 🙂