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Les 6 clés du surgreffage en couronne (pour changer complètement d’arbre sans vraiment changer d’arbre…)

On a parfois dans nos jardins quelques arbres fruitiers pas très productifs, chétifs, ou ne produisant pas de très bons fruits. Parfois il s’agit même de sujets quasiment non comestibles (pruneliers, aubépines…), mais leur vigueur nous épate et leur floraison nous réjouit. Si le terrain est grand, on peut tout à fait les laisser tels quels et replanter ailleurs de jeunes fruitiers répondant mieux à nos rêves d’autonomie alimentaire…

Mais dans les petits espaces comme chez moi, où l’on ne peut se permettre d’adopter que quelques gros arbres, autant chercher à ce que chacun produise des kilos de bons fruits…

Alors que faire ?

Car arracher un bel arbre, même non productif, cela fait toujours mal au cœur… et puis c’est toute une épopée ! Élagage, parfois pelleteuse pour enlever la souche, etc., ce n’est pas le genre de petit travail au jardin que l’on entreprend avec désinvolture, comme ça, un petit matin après le café.

Mais si je vous disais que l’on peut, avec juste un petit couteau et une heure ou deux devant soi, changer du tout au tout les productions de l’arbre tout en conservant ses racines, son tronc, donc toute sa force et sa puissance… Si je vous disais que dans les jardins où la place doit être optimisée, on peut même faire croître plusieurs variétés différentes sur le même arbre, voire faire cohabiter une variété ET sa pollinisatrice sur la même ramure, évitant ainsi de devoir planter deux sujets lorsqu’il s’agit d’arbres non auto-fertiles ?

Tout cela est possible grâce au « miracle » du sur-greffage en couronne ! 🙂

Alors rangez vos tronçonneuses, vos casques, vos chaussures de sécurité, et rendez sa pelleteuse à votre cousin terrassier ! C’est tranquillou, en manches de chemise, que je me suis occupée hier du gros paresseux tout en bas du jardin (et là on ne parle pas du voisin, mais du pommier qui produisait trois pommes tous les deux ans : on l’appelait « le pommier de l’administration » car il était imposant, enquiquinait les autres pommiers qui essayaient de bosser en leur faisant de l’ombre, demandait des soins, du fumier, de l’eau, etc. pour une productivité nullissime ^^. Couic, le pommier de l’administration ! Maintenant il a intérêt à nous faire quelque chose d’un peu plus productif et dans tous les sens du terme 😂).

Dans cet article, je vous présente quelques clés de ce concept si enthousiasmant en 6 questions réponses dont un pas à pas photo ;). N’hésitez pas à compléter avec des tutos vidéos, des livres… l’idéal étant que quelqu’un puisse vous le montrer en vrai (je n’ai absolument pas eu le temps de faire une vidéo, peut-être le ferai-je en août pour la greffe en écusson).

1/Quels arbres peut-on greffer en couronne ?

Tous ceux qui ont déjà atteint un certain âge et dont le tronc (ou les branches charpentières) mesure plusieurs centimètres de diamètre (idéalement, autour de 10). Les jeunes scions d’un an sont plutôt greffés en écusson ou à l’anglaise.

2/Quelle différence entre le greffon, le porte-greffe et la greffe ?

Le greffon est le petit morceau d’arbre tout mignon avec deux yeux (si si, deux yeux, coucou toi 😉 ) que l’on va venir « coller » sur un autre arbre plus âgé. C’est le greffon qui donnera les fruits : si on insère des greffons de prune ‘Reine Claude d’Oullins’ sur un prunier ‘Mirabelle’, les fruits seront des reines-claudes de type ‘Oullins’ et non des mirabelles (et en aucun cas un hybride entre les deux).

Le porte-greffe est l’arbre de base, celui qui va accueillir les greffons. Il communique sa force, sa résistance aux maladies, la puissance de son système racinaire, sa bonne adaptation au sol et/ou au climat. Si l’on greffe des greffons de poirier ‘Guyot’ sur poirier franc, le résultat donnera un arbre à la ramure bien plus considérable que si l’on greffait les mêmes greffons sur cognassier par exemple.

La greffe est la « soudure » entre le porte-greffe et les greffons. Elle peut se faire (la nature est une telle merveille…) grâce au cambium, une fine zone concentrique ultra vivante située entre le bois (le cœur de l’arbre) et l’écorce. Car le cambium, où circule la sève, sait produire des cellules souches qui vont « consolider » la greffe et reconstruire les tissus de la même façon que notre corps sait consolider une fracture, puis créer un nouveau réseau de sève permettant d’alimenter le petit greffon avec la sève du porte-greffe (donc en profitant de son système racinaire surpuissant, puisqu’il s’agit d’un arbre adulte dans le cas de la greffe au couronne).

Quelles sont les diverses compatibilités possibles ?

Et non, vous n’allez pas greffer des abricots sur l’énorme palmier rustique que tata Josette vous a offert il y a 25 ans, ni des poires sur le sapin de Noël replanté en 1984 et qui menace la toiture du cabanon à chaque coup de vent… il faut que la greffe et le porte-greffe aient des affinités.

Sans que la liste soit exhaustive, voici quelques exemples :

L’abricotier peut être greffé sur un autre abricotier (idéalement en sol drainant) sur un prunier (en sol lourd) ou sur un pêcher (en sol drainant peu calcaire).

Le cerisier peut être greffé sur merisier en sol lourd (attention : vigueur très forte !), ou sur Sainte Lucie (en sol drainant et calcaire).

Le pêcher peut être greffé sur pêcher (en sol drainant peu calcaire), sur prunier (en sol lourd) ou sur pêcher-amandier en sol drainant et calcaire)

Le poirier peut être greffé sur poirier franc (forte vigueur), sur cognassier (sol peu calcaire, riche, mais dans tous les cas développement plus faible) ou sur aubépine.

Le pommier ne peut être greffé que sur pommier, et le prunier sur prunier.

Où prélever les greffons ?

Soit dans son propre jardin, soit chez des amis ou voisins, soit sur des « bourses » d’échanges locales ou en ligne.

On appelle aussi « greffons » les longs morceaux de branches fines, généralement taillées dans du jeune bois de un an, qui seront ensuite redécoupés en petits greffons à deux yeux (ou en écussons, selon le type de greffe) au moment de la greffe.

Quand prélever les morceaux de branches qui serviront de greffons ?

Pour la greffe en couronne c’est en hiver (entre décembre et mars), quand les bourgeons ne sont pas encore gonflés : ils doivent ensuite être conservés, soit dans du sable plein nord, soit bien emballés (afin de ne pas se dessécher) au réfrigérateur. Et ce afin de ralentir leur « démarrage ».

Pourquoi chercher à « freiner » le démarrage des greffons prélevés en hiver ?

Car pour qu’une greffe en couronne se passe bien le porte-greffe doit être en fleurs ou en jeunes feuilles, donc en pleine montée de sève, condition sine qua non pour que l’écorce se décolle bien (voir plus bas). Mais si on attend ce moment pour prélever les greffons, ils seront en fleurs ou en jeunes feuilles, donc beaucoup plus sujets à la déshydration. Voilà pourquoi on cherche à greffer des greffons avec bourgeons encore bien fermés : il faut laisser le temps que la cicatrisation se fasse entre les deux cambiums, donc que la sève re-circule, avant que le bourgeon ne gonfle vraiment puis développe ses petites pousses.

Seul le pommier permet de réaliser une greffe en couronne « improvisée » en mars-avril, car on trouve encore des greffons possible (encore en bourgeons bien fermés) sur certaines branches tandis que d’autres ont déjà démarré, assurant ainsi la montée de sève.

Quel est le matériel nécessaire pour greffer ?

-Une scie ou une élagueuse (voire une tronçonneuse, mais de toute façon on ne greffe pas les très gros segments. Si l’arbre est vieux, plutôt que de greffer le tronc on greffera la base des branches charpentières

-Un couteau à greffer de. bonnes qualité, bien affuté

-Un sécateur

-Du mastic (celui-ci est beaucoup plus agréable à utiliser que le fameux Pelt*n qu’on trouve dans toutes les jardineries, et ce n’est pas sponso ^^)

-Du ruban à  greffer, ou du lien raphia, ou de la ficelle + du papier film

Comment procéder ?

Voici un pas à pas photo réalisé hier rien que pour vous 🙂

1/ Scier la charpentière -ou directement le tronc, s’il fait moins de 10cm- de façon à obtenir une belle coupe bien « propre ». (On peut aussi utiliser une tronçonneuse ou une élagueuse, mais les coupes à la scie sont souvent plus nettes).

2/On peut alors très bien voir les cercles concentriques du bois, et l’écorce autour : la partie, verte sur certains arbres, dorée sur d’autres, qui sert de transition entre le bois est l’écorce s’appelle « cambium » : tel le cordon ombilical chez l’être humain, cette partie sait produire des cellules souches. Tout le principe de la greffe en couronne consiste donc à mettre en contact le cambium de l’arbre avec celui du greffon, afin que de nouvelles cellules se créent, se soudent, et qu’un nouveau réseau de sève se forme, alimentant le greffon dont les bourgeons vont alors se développer à vitesse folle (puisque qu’il profite du puissant système racinaire de l’arbre adulte).

3/Choisir un bon greffoir, de qualité : plus il coupe bien, et moins vous risquez de vous faire mal (et cela vaut aussi pour le bricolage, la cuisine… avec un outil affuté les gestes sont précis : c’est lorsqu’on doit forcer comme un bourrin que les choses dérapent, et parfois au sens propre du terme ^^). Celui-ci m’a été conseillé par l’arboriculteur chez qui j’ai appris à greffer.

4/Identifier deux beaux yeux (2 bourgeons) sur la branche de greffons, puis couper d’un geste net afin de former un biseau d’environ 2cm (attention à ne pas orienter le couteau vers votre ventre ou votre poitrine, attention aussi à l’éventuelle personne en train de vous aider ou de vous regarder : un couteau à greffer se manie avec des gestes sûrs, vifs mais prudents, l’arboriculteur qui m’a formée insistait beaucoup là-dessus).

Si le biseau n’est pas bien droit, ou pas assez long, ou pas assez fin, redonnez des petits coups de couteau à greffer pour rétablir la situation mais attention, sans non plus trop vous approcher du bourgeon inférieur. Si, à force de retailler, celui-ci touche la coupe, choisissez un autre morceau de branchages et recommencez.

5/À l’aide d’un sécateur, recouper le greffon au-dessus des deux bourgeons

6/ À l’aide du couteau greffoir, fendre l’écorce.

7/ À l’aide de la spatule du couteau-greffoir, décoller délicatement un seul côté de l’écorce.

8/ Enlever une fine lamelle d’écorce sur le greffon, afin de mettre à jour le cambium du côté où le greffon va toucher le morceau d’écorce non soulevé.

9/Voici un greffon prêt à être utilisé (il ne faut surtout pas le laisser sécher, mais plutôt l’insérer aussitôt) :

10/ Enfoncer le greffon dans la fente (ou peut s’aider de la spatule pour re-soulever l’écorce et glisser plus facilement le greffon dans la fente), de façon à mettre fermement en contact le cambium mis à nu du greffon avec le cambium de la partie non soulevée de l’écorce.

11/ Le premier bourgeon doit se situer à quelques mm au-dessus de la coupe, et non DANS la fente.

12/Mastiquer soigneusement pour éviter la déshydratation.

13/…Plaie de taille, fente, tout doit être bien recouvert en « débordant » un peu sur les côtés mais SANS engluer les bourgeons 😉

14/ Utiliser du ruban à greffer photo-dégradable, de la ficelle ou du raphia pour lier fermement le tout.

15/ À noter que le ruban à greffer sert à la fois de lien ET de protection contre la déshydratation : si l’on utilise de la ficelle, envelopper ensuite le tout de film alimentaire (sans emballer les bourgeons…)

16/ Ne surtout pas oublier de mettre une pointe de mastic sur le bout des greffons.

17/ Renouveler l’opération avec autant de branches charpentières que l’on souhaite (ici, mon pommier ‘Belle de Boskoop’ qui ne produisait que 3 pommes tous les deux ans -et ce n’est pas une boutade- : je l’ai surgreffé avec de la pomme ‘Akane’, ‘Jolibois’, ‘Chantecler’, et trois reinettes différentes mais dont j’ai oublié le détail (je suis fan des reinettes !), en plaçant une variété par branche charpentière. Je vais me retrouver avec le pommier le plus loufoque (et le plus réjouissant ;)) du jardin !

18/ Ici, un greffon inséré il y a 10 jours sur un autre pommier : ça débourre, c’est encourageant ;)… promis, je vous tiendrai au courant pour la suite !

Trois infos importantes 🙂

-Je tiens à rajouter que j’ai suivi au mois de mars des formations vraiment incroyables chez Pépins et Cie : l’une sur la taille, l’autre sur le soin aux fruitiers (implantation du verger, maladies, ravageurs, lutte contre le gel…) et enfin la dernière sur la greffe. C’était passionnant, et si je vous le dit c’est pour que 1/ Les personnes de notre région qui seraient intéressées ne ratent pas celles de l’année prochaine :), 2/ pour que vous puissiez tous profiter des conseils que Rudy Magne, arboriculteur professionnel bio, met gratuitement à disposition sur la partie « blog » de son site et que, 3/vous sachiez qu’il produit des arbres absolument magnifiques. Je l’ai rencontré sur un marché de Noël eco-responsable cet hiver, j’ai halluciné sur la taille des fruitiers vendus à racine nue, j’ai ramené chez moi 2 arbres de plus de 2m de haut à 20€ pièce (rapport qualité-prix de fou, surtout en bio !), et il est réputé dans toute notre région pour cela ! Il expédie aussi, mais de l’automne à mars, en racines nues : je pense que vous pouvez déjà réserver les variétés qui vous intéresseraient, toutes celles que cultive Rudy sont sélectionnées pour leur bonne résistance et sont adaptées à une culture en bio. On y trouve aussi quelques pépites : Rudy est par exemple le seul pépiniériste au monde à multiplier la prune rose ‘Helena’, qui est à la fois très belle, très précoce, très goûteuse et très productive… oui oui, j’ai réussi à lui dégoter une place dans mon jardin ^^.

-Rudy nous a conseillé le site « Triangle Outillage », à destination des pro mais qui vend aussi aux particuliers un matériel de qualité. Rien n’est sponsorisé ou rémunéré, ce ne sont que des bonnes adresses que je partage pour rendre service.

-Sur un tout autre sujet, vous avez un petit code de réduction « flash » pour Pâques, sur le Magazine « Les 4 Saisons » : le code à indiquer pour bénéficier de 15% de remise est MC26PR (valable jusqu’au 8 avril).

Sur ce, je vous souhaite une très belle fête de Pâques ! (Ne vous coupez pas avec votre greffoir ^^).

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Toc ! Toc !
Voilà les news…

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  1. Bonjour Marie,

    Alors ça, c’est un article que je refile direct à mon mari ! :). On a une série de superbes cerisiers sauvages au fond du jardin , qui produisent des cerises de la taille de leurs noyaux ^^ On avait tenté une taille en écusson qui avait échoué. Alors avec ton article, je pense qu’on va essayé celle-ci.
    Un grand merci !
    Très bon WE de Pâques.

    1. Bonjour Hélène,
      Merci pour ton message !
      Tu me diras si ça a marché ☺️
      Très bon weekend de Pâques à toi aussi !

  2. Oh merci Marie d’avoir pris le temps de nous détailler en photos ces différentes étapes. Si nous avions su, nous aurions pu récupérer des pommiers comme porte-greffes.
    Beau we Pascal, amuse toi bien dans ton jardin.
    Amicalement, Totoche

  3. C’est un article super intéressant !!! C omme toujours évidemment !
    Piouuu…. j’ai toujours rêvé de faire ça, des greffes…..mais j’ai rien à greffer….
    Quoique….? Quoique, en y repensant j’ai dans mon jardin un vieil arbre qui donne de minuscules prunes, grosses comme des cerises…. y a peut-être un espoir d’en faire qqch???
    Dis oui Marie stp, je pourrais greffer avec quoi ?

    1. Merci beaucoup pour ton message chère Annik ☺️
      Tout à fait, sur un prunier, tu peux greffer de la prune, de la pêche, ou de l’abricot.
      Passe une belle fin de journée !

  4. Vraiment très intéressant : cela me donne envie d’essayer l’an prochain …
    Merci de cette transmission

  5. Merci Marie j’ai adoré cet article que je vais encore relire pour bien tout comprendre, et je tenterai sur mes merisiers.
    Très joyeuses Pâques à toi et tes petits, bonne chasse aux œufs 🥰🥰🥰🐣🐣

    1. Merci beaucoup chère Moderni ! J’espère que tu as aussi passé une belle fête de Pâques ☺️

  6. Merci Marie pour cet article super clair et pratique sur le surgreffage en couronne !

    Il est vraiment intéressant pour moi, car je pense souvent à greffer mes arbres fruitiers (pommiers en particulier dans mon verger), mais j’ai toujours eu peur de la technicité. Là, tu proposes une méthode impeccable, étape par étape, qui me donne enfin confiance pour mes premières greffes dès le début de l’année prochaine.
    J’ai déjà acheté tout le matériel pour mes greffes, mais je voulais savoir quel mastic tu utilises ? (celui en photo qui a l’air top, bien mieux que le Pelton !) Merci d’avance pour le tuyau !
    Aussi, mon souci pour le greffage : j’ai des pommiers en cordon double sur deux étages, et sur l’un d’eux il me manque une branche. J’ai jamais osé greffer pour un nouveau départ de branche. Est-ce possible de greffer directement sur le tronc sans rien couper ? Des conseils pour un débutant comme moi ? Merci !
    Un grand merci, ça va booster mon jardin productif ! 😊

    1. Bonjour Éric,
      Merci beaucoup pour ton message !
      Pour le mastic, j’ai ajouté le lien à l’article, il s’agit du « Lac Balsam » qu’on trouve chez Triangle Outillage.
      Sinon, quant à ta question sur la greffe, je ne sais pas trop, n’étant pas suffisamment experte en greffe… Mais peut-être pourrais-tu te renseigner pour une greffe en coulée ?
      Belle fin journée à toi !

  7. Merci Marie pour cet article qui nous donne tendance à croire que le greffage est à notre portée, alors que j’étais persuadée du contraire. Et je n’avais jamais entendu parler du surgreffage.

  8. Bonjour Marie,
    Très bonne explication et photographie (comme toujours).bravo pour ce post , car le greffage n’est pas évident à réaliser merci d’avoir rappeler les bons gestes quand on utilise le greffoir pour ne pas se couper !
    Joyeux lundi de Pâques

  9. Bonjour,
    Merci pour votre article et pour les photos qui rendent le tout très clair et précis !
    Je me demandais si le fait de tailler une branche d’une dizaine de centimètres de diamètre en pleine période de montée de sève n’était pas un peu risqué pour l’arbre porte-greffe ?

    1. Bonjour Laura,
      Merci pour votre gentil message !
      C’est vrai que cela peut surprendre, pourtant c’est vraiment ainsi qu’il faut procéder !
      ( Mais c’est vrai que si on voulait greffer maintenant, cela commencerait à être un peu trop tard, dangereux pour l’arbre justement).
      Je vous souhaite une belle fin de journée ☺️

  10. Bonjour Marie !
    Merci pour ce partage de connaissances gratuit, si précis et précieux !
    Je me demandais : auriez-vous des conseils pour réussir à jardiner « efficacement » avec plusieurs enfants en bas âge « dans les pattes » ? Je trouve très difficile de les impliquer tout en gardant patience et tête froide devant les bandes parfois piétinées, les graines gâchées, l’arrosage brouillon et dispendieux, la terre remuée comme par de vrais rats taupiers et j’en passe 😅 bref si vous avez pratiqué le potager entourée de tout-petits je suis preneuse de tout conseil (je ne doute pas qu’il faille commencer par revoir ses ambitions et ses rêves un peu trop parfaits 😏) !
    Je vous souhaite un doux et joli printemps à vous et votre famille 🙏🏻
    Anne

    1. Bonjour chère Anne ☺️
      J’ai en effet souvent jardiné avec mes touts-petits, des souvenirs inoubliables…
      En fait, il me semble qu’en ne les forçant pas et en leur montrant à quel point la nature est un peu comme un être vivant à protéger, ils ont rapidement appris à la respecter ☺️
      Il y a bien eu quelques erreurs bien sûr, mais ô combien touchantes ! (je pense spécialement à ma petite fille qui s’évertue à récupérer tous les verres de terre qu’elle trouve pour leur faire des « maisons » dans la terre <3)
      Je vous souhaite de même, à vous et à votre famille, un beau printemps ensoleillé !

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