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On parle d’hydrologie régénérative avec un expert !

Je lis le magazine « Les 4 saisons » depuis à peu près 35 ans (ma mère y était abonnée, j’ai commencé à lire des articles dès l’âge de 10 ou 11 ans ^^) sans jamais m’en lasser car on n’y « ressasse » pas toujours en boucle les mêmes sujets : en toute liberté, sans langue de bois et cependant avec beaucoup d’humilité, les différents experts qui se sont relayés au cours des années à l’écriture de cette revue savent enseigner les bases du jardin bio certes, mais aussi creuser profondément certains sujets, bousculer les idées reçues si besoin, tester de nouvelles techniques et outils en toute objectivité, trouver des pistes innovantes pour faire face aux nouveaux enjeux… le tout avec beaucoup de pédagogie, dans des articles à la fois précis, fouillés, très détaillés mais sans « jargon » inutilement pompeux 🙂

Militante et animée de convictions profondes sans être politisée ni même moralisatrice (les injonctions sur un ton acide et implacable, on n’en peut plus !), la ligne éditoriale des « 4 saisons » est aussi celle de Terre Vivante : le bon sens paysan, l’écologie pratique, positive, aussi optimiste que possible et efficace. Je vous assure que dans notre monde de dingues, c’est rafraîchissant 🙂

Souvent pionnière (c’est par exemple dès le n°41 des « 4 Saisons – en 1986 ! – que Jean-Paul Thorez chroniquait « Permaculture, une agriculture pérenne pour l’autosuffisance et les exploitations de toutes tailles, de Bill Mollison et David Holmgren« ), moult fois copiée mais jamais égalée, cette revue qui est à mon sens la meilleure de toutes dans le monde du jardinage « pêche » sur un point, sa trop grande modestie : pas assez présente en kiosques et dans les médias, elle n’est connue que par un bon noyau dur de jardiniers « mordus ». Quel malheur pour les autres… 😉

Le dernier hors-série des 4 saisons porte sur la question de l’eau : il est fascinant, mais une interview en particulier tellement fait écho à mon dernier article que j’ai demandé à Marie Arnould, rédactrice en chef des « 4 saisons », l’autorisation de la reproduire ici… autorisation qui m’a été accordée tout à fait gracieusement afin que vous puissiez tous en profiter.

La voici donc en entier, pour votre information mais aussi votre plus grand plaisir 🙂

S’adapter ou régénérer ?


Face aux sécheresses récurrentes, on parle beaucoup d’adapter nos plantations. Et si cette logique aggravait le phénomène ? Samuel Bonvoisin, l’un des concepteurs de l’hydrologie régénérative, nous explique comment il est possible de régénérer les cycles de l’eau. Une nouvelle perspective !

Marie Arnould – À l’école, j’ai appris le cycle de l’eau : l’eau s’évapore au-dessus des océans, ces nuages sont poussés sur les continents où ils se déversent en pluie qui alimente les rivières, lesquelles se jettent dans l’océan. La boucle est bouclée. En fait, c’est plus compliqué que cela ?
Samuel Bonvoisin – Il n’y pas que les océans qui s’évaporent. Les sols et les végétaux transpirent, et cette évapotranspiration est essentielle. On l’appelle “eau verte”. Les précipitations continentales à l’échelle mondiale représentent 110 millions de km3 d’eau. On estime que seulement un tiers provient de l’évaporation des grandes masses océaniques, soit 40 millions de km3. Les 70 millions de km3 restants, ce sont les végétaux et le sol qui transpirent, en particulier les grandes forêts comme l’Amazonie. C’est une hydrologue suédoise, Malin Falkenmark, qui a proposé ces termes d’“eau verte” et “eau bleue” à la fin des années 90, et c’est une avancée fondamentale.

Comment fonctionnent ces cycles de l’eau verte ?
Il faut revenir aux capacités des végétaux. Via leurs stomates, ils évapotranspirent l’eau qu’ils pompent dans le sol. Les gens pensent que les arbres pompent l’eau, c’est vrai. Mais 98 % de cette eau pompée ressort par les feuilles ! L’atmosphère est rafraîchie, puisque les arbres peuvent faire baisser la température de 4 à 8 °C. Ensuite, là où ça devient carrément génial, c’est que c’est une bactérie qui fait pleuvoir. Pseudomonas syringae est une bactérie qui cohabite avec les végétaux, on la trouve sur les feuillages. Avec l’évapotranspiration, elle part dans l’atmosphère, et on peut la retrouver jusqu’à l’altitude où se forment les nuages, souvent 5 000 mètres. Elle agit comme un noyau de condensation biologique : 70 à 100 % des gouttes de pluie, flocons de neige ou cristaux de glace se forment autour d’elle. C’est incroyable ! Le végétal et les bactéries se sont associés pour provoquer des pluies.

Et donc les arbres créent de la pluie ?
Oui, via l’évapotranspiration. Et ces masses d’air humide voyagent, parfois très loin. En Amazonie, on parle même de “rivières volantes”, ces gigantesques flux de vapeur d’eau qui survolent la forêt. Parce qu’évidemment, les millions d’arbres rejettent de la vapeur. Contrairement à ce que l’on croit, la canopée n’est pas lisse : quand on la regarde de près, elle présente des creux et des bosses, comme des boîtes d’œufs. Aucun écosystème spontané n’est lisse, ils sont hétérogènes et c’est cette hétérogénéité qui génère des mouvements de convection, formant de petits nuages. Chassés par les vents dominants, ces nuages composent de grandes colonnes – ces fameuses “rivières volantes”. Qu’est-ce qui fait qu’un paysage est efficace pour le cycle de l’eau ? C’est cette “rugosité”. Que n’a pas un paysage lisse de type grande culture, tout plat, bien homogène.

Les « rivières volantes ». ©Noëlle Guillot-Permalab

Incroyable !
Un autre rôle du végétal par rapport à l’eau, c’est la condensation : les plantes ont la capacité de condenser l’eau, c’est-à-dire qu’elles captent l’eau gazeuse contenue dans l’air pour la faire passer à l’état liquide – elle se dépose sur les feuilles sous forme de gouttelettes, qui ruisselleront et alimenteront le sol. On estime que dans les systèmes multiétagés, avec plusieurs strates comme dans une forêt, l’activité de condensation peut permettre de recycler autant d’eau que l’ensemble des précipitations de l’année. Le lierre est une excellente plante condensatrice, elle recycle l’évapotranspiration des arbres et peut en refournir à nouveau autant que la pluie annuelle.

Avec la déforestation en Amazonie, on peut imaginer que ces “rivières volantes” sont menacées ?
Oui, mais il n’y pas qu’en Amazonie que le cycle de l’eau a été dégradé. Chez nous aussi, l’agriculture a simplifié les paysages avec le remembrement, en arrachant la moitié des haies du pays, en asséchant un million de mares, et en appauvrissant les sols. En moyenne, le taux de matière organique dans les sols agricoles est passé de 4 % à 1,5 %. Or la matière organique a une capacité extraordinaire de rétention d’eau : dans un sol argileux, elle aide à absorber l’eau ; dans un sol drainant, elle améliore la capacité de rétention. Pour donner un ordre de grandeur, 1 % de matière organique en plus sur l’ensemble des surfaces agricoles permettrait de stocker l’équivalent en eau de 6 000 mégabassines. Notre territoire a été simplifié, et les sols ne sont plus capables de retenir l’eau, on l’a vu lors des inondations de 2024, il y avait des coulées de boue même en plaine.



Pourtant, la France n’a jamais été aussi boisée qu’actuellement, plus de 30 % ?
Sauf que 80 % des forêts françaises n’ont pas plus de deux essences, or elles ne retiennent bien l’eau que si elles sont diverses, avec plus de trois essences ! Et on a remplacé beaucoup de feuillus par des résineux, qui évapotranspirent en moyenne deux fois moins. Cela a un impact sur le cycle de l’eau, qui a aussi été dégradé par la façon dont on a géré les rivières et l’urbanisation. Les rivières ont été rectifiées, endiguées, canalisées, et leur lit mineur creusé ; au final, leur écoulement s’est accéléré, elles n’ont plus toute ces petites crues régulières qui alimentaient en eau les nappes alluviales. Quant à l’artificialisation… Entre 2009 et 2019, on a artificialisé l’équivalent du département du Rhône ! Et évidemment, moins il y a de végétal, moins il y a d’évapotranspiration. La loi “Zéro artificialisation net” n’y change rien. Au final, ons n’a plus de paysages qui recyclent efficacement les précipitations. Quand les cycles de l’eau verte sont fonctionnels, une molécule d’eau peut être renvoyée 5 à 6 fois dans l’atmosphère.

Que faire ?
Inverser la tendance en s’appuyant sur les principes de l’hydrologie régénérative. Ceux-ci ont été élaborés par un Australien, Perceval Alfred Yeomans dans les années 70. Il avait une grande ferme d’élevage, et voyait la désertification avancer. Il a engagé une réflexion écosystémique pour inverser cette tendance, aboutissant aux mots-clés “slow, spread, sink and stock” – ralentir, répartir, infiltrer et stocker. Pour lui, il faut d’abord mettre en place des stratégies de régénération, plutôt que de chercher à s’adapter : notre énergie doit être consacrée à 80 % à étudier le climat, la topographie, le couvert forestier… et seulement à 20 % aux dispositifs d’irrigation ou aux végétaux adaptés au réchauffement climatique.

On peut réellement faire quelque chose à ce niveau ?
Oui ! Il faut “garder l’eau dans le paysage”. En affinant les principes de l’hydrologie régénérative, nous avons fait évoluer les mots-clés de Yeomans pour redonner toute sa place au végétal : “ralentir, infiltrer, stocker et évapotranspirer”. L’idée, c’est de ralentir l’eau au maximum, pour qu’elle s’infiltre dans le sol plutôt qu’elle dévale les pentes. Pas de sol à nu évidemment ! On peut stocker l’eau directement dans le paysage. Pas sous forme de mégabassine, mais dans le sol, dans les nappes souterraines, et aussi dans le végétal, qui va pouvoir évapotranspirer cette eau.  On a passé les dernières soixante-dix années à détruire ce qui permet de stocker l’eau : il est temps d’inverser cette tendance et de régénérer les cycles naturels de l’eau.

Mais ça, ce sont des politiques publiques qui peuvent le mettre en œuvre, pas le jardinier chez lui ? 
Bien sûr, l’approche territoriale est fondamentale en hydrologie régénérative, et on intervient beaucoup auprès des collectivités locales. Mais chacun peut avoir la compréhension de ce qu’il fait. En formation permaculture, il m’arrive d’entendre qu’“il faut être autonome”. Mais si tu fais un forage sur ton terrain, tu n’es pas autonome, tu es dans une logique extractiviste ! La question n’est pas seulement d’être économe ou autonome, ou de mettre une cuve sous une gouttière, mais d’alimenter le cycle de l’eau. On doit veiller à ce qu’aucune eau ne sorte de son jardin lorsqu’il pleut pendant dix jours : il faut l’arrêter et l’infiltrer. Déjà, on peut organiser le stockage en augmentant le taux de matière organique : pas de sol à nu bien sûr, des engrais verts, du compost… Ensuite, veiller à ce qu’il y ait de la photosynthèse tout le temps, avec plusieurs strates (arbustes, arbres…), des arbres qui débourrent tôt et défeuillent tard, le maximum de plantes qui poussent. Le maître-mot, c’est densifier. Toujours se poser la question “quelle est l’activité photosynthétique dans mon jardin ?”

Comment arrêter et infiltrer l’eau ?
Yeomans a inventé le “keyline design“ : s’appuyer sur la lecture topographique des courbes de niveau du terrain, pour voir où installer des baissières qui vont permettre l’infiltration de l’eau. Dans notre jardin, à l’Oasis de Serendip’, dans la Drôme, on a créé des baissières sur les courbes de niveau, qui captent le ruissellement. Et on a planté des arbres au fond, qui profitent de l’eau captée. Il y a toujours un point bas dans une parcelle, où vous pouvez installer une noue, c’est-à-dire un fossé végétalisé peu profond, en pente douce, qui va laisser l’eau s’infiltrer, ou une mare. Les haies sont également d’excellents vecteurs d’infiltration.

©Noëlle Guillot-Permalab

En quoi les haies sont-elles efficaces ?
En 2021, il y a eu une inondation dramatique en Belgique dans la vallée de la Vesdre. Le gouvernement wallon a missionné une équipe scientifique coordonnée par Aurore Degré, chercheuse à Gembloux Agro-Bio Tech. Elle a modélisé le bassin versant en 3D en appliquant les principes de l’hydrologie régénérative. D’après ses calculs, en restaurant le bocage, et donc les haies, on diminuerait les crues de 38 % et on améliorerait le débit à l’étiage de 10 % ! Les haies sont le facteur le plus important dans sa modélisation, devant les changements de pratiques sylvicoles (diversification forestière), ou de techniques culturales (hausse de la matière organique, couverture du sol). Avec cette stratégie, on retiendrait l’eau dans le paysage, avec des impacts positifs les années humides, mais aussi les années de sécheresse.

C’est quand même contre-intuitif de se dire qu’alors que le climat est de plus en plus sec, il faut planter des arbres qui pompent l’eau ?
Si on ne fait que s’adapter, si on ne met que des plantes adaptées au sec, qui ont besoin de moins d’eau et évapotranspirent moins, on crée de moins en moins d’eau verte. C’est un cycle vicieux. Quand on discute avec les responsables des espaces verts en ville, leur mantra, c’est “s’adapter”. Actuellement, dans les jardineries, le produit-phare, c’est le palmier. On parle de “xeriscaping”, paysagisme sec. Mais ce sont les peupliers et des saules qui feront de l’évapotranspiration, pas les palmiers ! Il faut passer d’une logique d’adaptation à une logique de régénération. Si on ne fait que de l’adaptation, on ne fait qu’aggraver le problème. Il faut continuer à mettre du feuillu dans les zones les plus humides de son environnement. La désertification n’est pas inéluctable. Il y a des exemples concrets en Inde, en Jordanie, en Australie. Je n’ai pas envie de m’adapter, c’est horrible ! Je veux faire œuvre de régénération, remettre en place les conditions propices à la vie. Ce n’est pas l’homme qui va régénérer, on va juste donner les capacités à la nature de se régénérer.

©Marie Arnould


“Serial” créateur d’associations
Ingénieur agronome, Samuel Bonvoisin a grandi sur l’exploitation de son père, dans les Hauts-de-France, une ferme en polyculture-élevage. « On m’a formé à être ingénieur. Un ingénieur, ça aime résoudre des problèmes, mais on ne m’a jamais parlé de changement climatique pendant mon cursus, c’était navrant ! » s’agace le jeune quadragénaire. Très impliqué dans l’écologie et l’éducation populaire, il s’est formé à la permaculture dès 2009 et, en 2015, a racheté une vieille ferme dans la Drôme, où il a cocréé un écolieu, l’Oasis de Sérendip’. Sur ce terrain de 11,5 ha, la volonté est de créer un verger maraîcher qui mixe la production de fruits et de légumes en agroforesterie. Impliqué dans de nombreuses associations, il a cofondé le PermaLab, un bureau d’études en agriculture et hydrologie régénératives, et l’association Pour une hydrologie régénérative, avec l’hydrologue Charlène Descollonges. Membre du CA de l’association Biovallée, qui vise à faire de la vallée de la Drôme un territoire de référence en matière de transition, il multiplie les conférences auprès des collectivités territoriales et les institutions.

En savoir +
L’eau et la planète, de Daniel Zimmer, éditions Charles Léopold Mayer
Hydrater la terre, d’Ananda Fitzsimmons, éditions La Butineuse, 2021, 19 €.
Rendre l’eau à la terre, de Baptiste Morizot et Suzanne Husky, éditions Actes Sud, 2024, 28 €
Régénérer les cycles de l’eau, de Samuel Bonvoisin, Antoine Talin et François Goldin, édition Ulmer, à paraître en 2025.
“Travailler avec les plantes, les sols et l’eau pour rafraîchir le climat et réhydrater la terre”, vidéo (en anglais) de Stefan Schwarzer, géographe et permaculteur, ancien du PNUE (Programme des Nations-Unis pour l’Environnement)
Le mystère des rivières volantes d’Amazonie, documentaire d’Arte  



J’écris aussi dans « Les 4 Saisons », probablement la meilleure revue jardin depuis 1979 ! De nombreux autres experts y partagent leur savoir : jardin bio, permaculture, arboriculture, vie saine, santé naturelle, petit élevage fermier, etc

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  1. Oh la la fantastique ! Un article à diffuser un max !
    Ca me rappelle la synthropie, même si je n’ai pas adhéré vraiment. Mais des idées concrètes de ce type y sont proposées, même pour nos jardin. Avec cette notion de planter beaucoup, d’étages de culture pour créer un micro climat…
    Merci 💖

    1. Pareil ! je n’ai pas adhéré à la syntropie, je trouve cela intéressant mais ça ne me parle pas car ce n’est pas le genre de jardin dont je rêve 🙂
      Merci en tout cas pour ton gentil message Sandra !
      Marie

  2. Merci Marie pour cet article ! Effectivement depuis un moment je me dis que la nature recèle encore de grandes capacités depuis régénération que notre logique productiviste et malthusianiste depuis le 18e siècle occulte complètement. Il est temps de repositionner les choses et de reprendre goût à l’émerveillement de ce dont est capable la nature si on l’aide intelligemment. Il n’est pas interdit de s’émerveiller ni d’être intelligent… La soit disant écologie politique actuelle productiviste et industrielle est vraiment hors sujet… merci donc pour l’article avec la bibliographie à la fin…! Mon jardin « baba cool » où je taille au minimum les tomates pour leur éviter les brûlures lors des journées de chaleur excessive serait donc paradoxalement bien pour la gestion hydrique ? Il est vrai qu’il n’a pas grand-chose à voir avec les potagers de mes parents ou de mes beaux parents qui ont une autre philosophie…! 😉

    1. E oui, je ne sais pas trop comment nous allons pouvoir inverser la vapeur mais pourtant, il le faudrait !
      Merci en tout cas pour ton gentil message Eliza, et bon jardinage !
      Marie

  3. Merci Marie pour ce partage, et merci à Terre Vivante (édition si chère à mon coeur). Une autre vision des choses qui va enfin vers le bon sens et la logique. Je vais diffuser au maximum. Je t’embrasse ! (lors de mon dernier commentaire j’allais faire ton beurre de courgettes… ahhhhh une merveille, un délice, un nectar !!)

  4. Bonjour Marie,

    Merci pour ce partage.
    Toujours très enrichissants vos articles. J’adore.
    Je me suis abonnée à cette revue.

    Angélique

  5. Bsr article très intéressant et instructif…du bon sens avant tout, c’est ce qu’il manque à nos ministres de l’écologie (?)..merci Marie

    1. Oui, cela me déroute toujours ce manque de bons sens chez les politiques censées nous faire aimer l’écologie… il y a parfois de bonnes choses, et d’autres complètement décevantes. Et surtout beaucoup d’idéalisme un peu « perché » hélas, passant à côté des solutions pratiques…
      Enfin, peut-être les choses vont-elles s’améliorer un jour 🙂
      Allez, on y croit !
      Bon week-end à vous Roland,
      Marie

  6. Merci Marie pour le partage de cet article si intéressant. Ca me conforte dans l’idée que chacun à son niveau peut apporter sa pierre à cette régénération. Notre jardin était un pré à vaches il y a trois ans. Avec quand même de vieux pruniers et de magnifiques noyers et cerisiers sauvages. Dés qu’on est arrivé, on a planté des haies de multiples espèces et des arbres, que des feuillus ( à l’exception des résineux qui étaient déjà là et des sapins de Noël 🙂 ) et je compte bien continuer. C’est si beau et puissant, un arbre. Et se dire, l’espérer en tout cas, même si on ne les verra pas devenir vieux, qu’un jour , ils seront grands , et contribueront à cette régénération, et au bonheur de ceux qui les regarderont.
    Je pense aussi, car c’est exactement ce qu’il disait, à cette belle nouvelle de Jean Giono « L’homme qui plantait des arbres » …
    Bonne fin de juillet…

    1. J’ai aussi lu ce petit bouquin il y a longtemps ! Giono était le tout premier permaculteur 😉
      Bon week-end à vous Hélène,
      Marie

  7. Comme c’est intéressant, merci Marie. J’étais abonnée mais finalement je ne le lisais plus assez, ça donne envie de s’y remettre

  8. Merci beaucoup MARIE pour le partage de cet article passionnant ; on voit bien qu’au niveau de l’aménagement du territoire n’importe quoi a été fait depuis fort longtemps, en tout cas je pense depuis le « remembrement » et n’importe quoi continue d’être fait dans les communes.
    Je vais m’abonner à cette revue.
    Merci encore pour cette découverte

  9. Wahou merci pour le partage de cet article passionnant. Je vais me procurer de ce pas ce numéro et en profiter pour découvrir cette revue

  10. Merci de diffuser cet article et de faire connaître terre vivante et ses pratiques écologistes! Autour de moi, de plus en plus de personne me parlent de Marie Chioca, ça me remplit d’espoir! Tu es virale, Marie ( mon clavier avait écrit vitale, c’est vrai aussi😂)
    J’avais adoré cet article et j’ai été émerveillée d’apprendre l’existence de cette petite bactérie qui fait tomber la pluie là où il y a la végétation. Donc, plantons, plantons, plantons !

    1. Oui, moi non plus je ne connaissais même pas l’existence de cette bactérie avant de lire cet article… c’est passionnant 🙂
      Bon week-end Sandrine,
      Marie

  11. Bonjour Marie, jamais je ne mets de commentaire, mais je tenais à vous remercier sur votre initiative de relais d’article, très intéressant, en espérant qu’il touche le maximum d’agriculteurs et qu’une bonne prise de conscience se mette en place.
    Pour ma part, sur nos 1200 M2, je me dis que je n’ai plus de place et tous les ans je remets quand même un arbre, fruitier de préférence, qui évapotranspire bien 😅. Et je vais aller m’abonner à la revue.
    Merci pour tous vos articles, toujours très inspirants. Bel été ☀️

    1. Ça évapotranspire bien chez moi aussi, mais la prochaine fois que je voudrais encore un arbre je dirai à mon époux que c’est pour la pluie ^^
      Bel été à vous aussi Corinne 🙂
      Marie

  12. Merci Marie pour vos belles publications, dans ce monde très pessimiste, vous êtes un petit rayon de soleil et d’espoir en l’avenir avec vos valeurs saines et pratiques.
    Votre dernière publication sur la gestion de l’eau et la regénérescence des sols m’a fait penser à la magnifique nouvelle de Jean Giono : L’homme qui plantait des arbres, que j’ai relue dernièrement avec une émotion immense.
    Merci encore pour tous vos partages
    Amitiés d’Auvergne
    Marie Gaspard

    1. Merci chère Marie pour ce si gentil message 🙂
      Je vous souhaite un bel été en Auvergne !
      Marie

  13. Merci, merci, merci.
    Mais pourquoi ces informations ne sont-elles pas données par les journalistes aux heures de grande écoute ?! Que font nos élus politiques, y compris les écologistes?
    Nous manquons de bon sens et de sagesse…
    Et donc des solutions existent.
    Encore des articles comme celui-ci.
    Belle journée.

    1. Merci Sandrine 🙂
      Oui, des solutions existent, il ne faudrait pas qu’elles soient étouffées pour que quelques-uns seulement augmentent leurs indécents profits financiers… ce serait si triste.
      Bon week-end à vous,
      Marie

  14. coucou Marie,

    Merci pour cet article super intéressant!
    comme quoi on peut aider la nature, la vie autour de nous à se régénérer comme nous pouvons le faire aussi avec la vie qu’il y a en nous 🙂

    Je confirme que peuplier et bouleau apporte de la fraicheur et de l’humidité en été. sur mon terrain, j’ai 2 grands peupliers et un bouleau en plus de mes arbres fruitiers, ma haie, rosiers, petits fruits…et quand nous avons une forte canicule il y a deux ans, franchement, nous ne l’avons pas ressenti sur notre terrain grâce à nos beaux arbres.
    et encore maintenant, qd nous sommes dans la maison ou bien dans le jardin, bien souvent, je me mets une petite veste surtout le matin. et dès que nous passons côté rue, de l’autre côté de la maison, et bien là, je vois qu’il fait chaud au final :))
    comme quoi les arbres apportent la fraicheur et l’humidité.

    merci encore marie d’avoir relayé cet article et toutes ces belles photos. viennent elles de toi? elles sont très belles.

    belle journée

    bises

    1. Les peupliers et bouleaux sont spécialement cités dans ce hors-série sur l’eau justement 🙂
      Et puis ce sont de si jolis arbres…
      Bon week-end chère Cendrillon !
      Marie

  15. Merci Marie à vous et à Terre Vivante pour le partage de cet article très intéressant et merci pour l’offre d’abonnement au magazine. Je n’étais plus abonnée mais je viens de me réabonner. Avec le changement climatique on a parfois envie de baisser les bras tellement les résultats (en jardinage) sont parfois décevants pour beaucoup d’espérance et d’efforts (surtout quand on avance en âge et qu’on a l’impression de perdre ses repaires…) mais un site comme le vôtre redonne espoir. Votre jardin est tellement merveilleux ; il permet de rêver…
    Le plus rageant c’est qu’on a les solutions, ou en tout cas des pistes, pour améliorer ce qui est détérioré sur notre belle planète mais aucune volonté politique. Il n’y a qu’à voir la loi Duplomb (qui j’espère aura du plomb dans l’aile !!!).
    Bonne continuation et réussite dans vos entreprises.
    Amicalement, Isabelle

    1. Oh oui, quelle tragédie cette loi Duplomb… et quand je vois des agriculteurs la défendre, FNSEA en tête (quels barjots !) les bras m’en tombent ! Combien faudra-t-il encore que de familles rurales soient décimées par des cancers ou des troubles hormonaux dramatiques?
      C’est incompréhensible.
      Bien amicalement aussi,
      Marie

  16. Article passionnant ! comme d’habitude ! Je vais essayer de me procurer ce hors série . Je suis abonnée au magazine « les 4 saisons  » mais sans les hors séries. Mon abonnement se termine bientôt et je vais sans doute prendre l’abonnement avec HS . Ce magazine est une mine d’or ! Une petite anecdote : Il y a deux ou trois ans, une de mes poules était pas très en forme, elle dormait debout (comme si elle avait fait la bringue toute la nuit) … elle mangeait normalement mais vraiment elle était un peu amorphe. Une visite chez le véto n’a rien donné . Parallèlement, j’avais mon abonnement aux 4 saisons qui arrivait à son terme, et, sachant que je garde tous mes magazines (que je consulte régulièrement) je me disais que j’allais peut-être arrêter, car ça prend pas mal de place. Et là, je reçois le dernier numéro dans lequel je lis un article sur les poux rouges : pour savoir s’il y a des poux rouges, il suffit d’accrocher sur un perchoir dans le poulailler une bande de tissu blanc (coupée dans un vieux drap en ce qui me concerne) et regarder le matin , car ils s’y réfugient . Bingo !! j’ai donc nettoyé à fond le poulailler, saupoudré mes poules de poudre insecticide, usé de la terre de Diatomée, et tout est rentré dans l’ordre. Inutile de dire que j’ai reconduit mon abonnement, me disant qu’un magazine aussi précieux, je lui trouverai toujours de la place 😉
    Je te fais des grosses bises.

    1. Merci pour ce si chouette témoignage chère Pat, ça me touche vraiment !
      De grosses bises à toi aussi 🙂
      Marie

  17. Merci Marie. Je ne connaissais absolument pas l’hydrologie régénérative. C’est très intéressant !!!

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